Qui est mon prochain ?


Qui est mon prochain ?


 

Cette question avait été posée à Jésus par un spécialiste de la Loi à Jérusalem.
Il est probable qu'elle ait été posée à Jésus dans le but de le piéger ou de le tester.

Jésus-Christ est le plus grand Enseignant qu’ait connu cette terre :
 plein d’empathie, sensible, respectueux des plus faibles, mais aussi plein de franchise et d’honnêteté, courageux devant ceux qui essayaient de le piéger ou de s’attaquer à lui.

En réponse à la question "Qui est mon prochain?", Jésus va répondre avec beaucoup de sagesse et utiliser une parabole, certainement la plus célèbre aujourd'hui: 
la parabole du bon Samaritain.
Rappelons qu’une 
parabole est un court récit accessible à tous, tiré de la vie de tous les jours, mais dont le message est très profond et peut même être très puissant.


 La parabole du bon Samaritain

Alors que Jésus est à Jérusalem, un spécialiste de la Loi l’interroge «
 Enseignant, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » Luc 10:25.
Jésus lui demande simplement «
 Qu’est-il écrit dans la Loi ? Qu’est-ce que tu y lis ? ». L’homme répond :  «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même.» - Luc 10 :27.

Lisons la suite du récit :
« 28 «Tu as bien répondu, lui dit Jésus. Fais cela et tu vivras.» 29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: «Et qui est mon prochain?» Luc 10 :28, 29.

Relevons la question posée: "
Qui est mon prochain ?"

Rappelons qu’à l’époque, les Juifs n’accordaient leur attention qu’à leurs compatriotes et évitaient tout contact avec les non-Juifs. 
Actes 10 :28 : « «Vous savez, leur dit-il, qu'il est interdit à un Juif de se lier à un étranger ou d'entrer chez lui ».

Le spécialiste de la Loi considère certainement que « son prochain » ne peut être qu’un Juif.

Comment Jésus va-t-il corriger cette façon de voir sans choquer et sans déclencher des réactions tumultueuses parmi les Juifs ?
Il va utiliser l’une des paraboles les plus puissantes de l’Histoire !

Jésus reprit la parole et dit: «
Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent en le laissant à moitié mort. » Luc 10 :30.


Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent en le laissant à moitié mort.

 

On peut supposer que l’homme qui a été attaqué est un Juif, à moins que son état ne permette de le savoir, en effet l’homme était sans doute dévêtu et couvert de blessures et de poussière …

En tout cas, le premier personnage qui vient à passer par là n’est pas n’importe qui. Il s’agit d’un 
prêtre, un homme qui est versé dans la Loi, qui est chargé de faire des sacrifices pour le pardon des fautes et qui est supposé donner l’exemple au peuple. Ce prêtre, en voyant l’homme mourant étendu au sol, évite de s’approcher et passe à distance.


 

« Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance. » Luc 10 :31

C’est alors qu’un deuxième personnage vient à passer, il s’agit cette fois d’un
 Lévite. On se rappelle que les Lévites appartiennent à la tribu qui a été mise à part pour le service au temple et pour le culte de Yahvé. Comment réagit ce dernier ?


Tout comme le prêtre, il arrive au même endroit, voit le pauvre homme agonisant et décide de poursuivre son chemin en passant à distance.

 

Luc 10 :32 : « De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance. »

C’est alors qu’un 
Samaritain, méprisé par les Juifs, a un comportement contrastant totalement avec les deux personnages précédents.


Au lieu de rendre le mépris par le mépris, le Samaritain s’arrête et, en voyant l’homme laissé pour mort, il est rempli de compassion. Il s’approche de lui, bande ses plaies en utilisant ses produits, l’huile et le vin, afin de désinfecter les plaies. 

 

Puis il utilise sa monture et le conduit dans une auberge pour mieux le soigner. 

Parabole du bon Samaritain: Puis il utilise sa monture et le conduit dans une auberge pour mieux le soigner.

 

Le Samaritain doit alors poursuivre son chemin, mais avant de partir, il paie l’aubergiste afin qu’il continue de prendre soin de l’homme et lui dit qu’il complètera ce qu’il manque en cas de besoin. 
Il a en effet l’intention de revenir et s’assurer de l’état de l’homme qu’il a sauvé.

Luc 10 : 33-35 : « 33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu'il le vit. 34 Il s'approcha et banda ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. 35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d'argent, les donna à l'aubergiste et dit: 'Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.' » 


Parabole du bon Samaritain: Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d'argent, les donna à l'aubergiste et dit: 'Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.'

 

Jésus demande alors au spécialiste de la Loi : « 36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?» Luc 10 :36.

Il lui répond :
37 «C'est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

Jésus ne s’est pas embarqué dans des débats ou des discours qui auraient certainement été inefficaces devant des préjugés enracinés depuis si longtemps.
Mais cette parabole, à la fois si simple, si réaliste, si profonde a permis de faire passer un message de manière efficace tout en touchant les cœurs sincères.

Quelle sagesse, quelle puissance de l’enseignement de Jésus !


 Quelle leçon tirer pour nous aujourd'hui?

Qui est notre prochain aujourd'hui?
Les gens de notre famille, de notre nationalité, de notre religion, de notre pays, de notre ville.... Ceux qui pensent comme nous? 

Tout comme le Samaritain a fait preuve de compassion et a fait ce qu'il fallait pour venir en aide au Juif blessé, nous ne pouvons fermer les yeux, 
nous ne pouvons détourner le regard de quelqu'un qui a besoin d'aide.

Proverbes 3 : 27 : « Si tu en as le moyen, ne refuse pas de faire du bien à celui qui est dans le besoin »

Esaïe 58 : 7 : « Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne Pas de ton semblable.»

Notre semblable, notre prochain, peut être n'importe qui.
Cette personne peut être de n'importe quelle nationalité, de n'importe quelle religion, un homme ou une femme, une personne âgée ou un jeune...

Que penser de ceux qui se détournent complètement des membres de leur famille qui ont été exclus ou excommuniés par leur mouvement religieux et refusent même de leur adresser la parole?

1 Timothée 5:8: "Si quelqu'un ne prend pas soin des siens, et en particulier des membres de sa famille proche, il a renié la foi et il est pire qu'un non-croyant."

Soyons vigilants à ne pas accabler encore plus les personnes qui se sentent rejetées ou blessées en leur refusant l'aide dont elles auraient besoin pour se reconstruire.

Devenons des
 imitateurs du Christ qui tendait la main à tous ceux qui souffraient physiquement, spirituellement, moralement, affectivement.

Olivier

 


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