Apocalypse 17 : 6 : Elle a torturé et mis à mort de fidèles chrétiens : John Wyclif et les Lollars au 14ème siècle


 

Elle a torturé et mis à mort de fidèles chrétiens :

 

John Wyclif et les Lollars au 14ème siècle

 

 


Apocalypse 17 : 6 : « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »


 Condamnés en raison de leur sincérité

De nombreuses personnes ont courageusement défendu la vérité de l’enseignement de Dieu contenu dans les Saintes Écritures. Cela a attisé la haine des religieux supposés représenter Dieu sur terre… !

A une époque où l’Eglise est très puissante et détient un pouvoir absolu sur les populations, 
John Wyclif, docteur en théologie et enseignant à Oxford en Angleterre, aboutit à la conclusion que seule la Bible constitue la référence, l’étalon de la vérité, l’autorité suprême, la source de toute vraie connaissance dans le domaine spirituel.

Il rejette ainsi l'autorité spirituelle de l’Église et ne reconnaît pour seule source de la Révélation que les Saintes Écritures (De veritate sacrae Scripturae,1378). Par conséquent, ce n'est plus l'interprétation de l’Écriture qui doit être conforme à l'enseignement des Pères, mais l'enseignement des Pères qui doit être jugé à la lumière des Saintes Écritures.

John Wyclif rejette la 
doctrine de la transsubstantiation dans son traité sur l’eucharistie en 1380, il condamne le monachisme, le statut privilégié du clergé, le culte des images, les pèlerinages, les indulgences, les prières pour les morts
Malgré toute l’opposition dont il est victime, il déclare : « 
Ma conviction est qu'à la fin la vérité triomphera ». 

Le 
latin est la langue de l’Église, l’anglais, celle du peuple. Wyclif défend la traduction de la Bible en langue vernaculaire (langage courant). Il comprend qu’il ne doit y avoir aucune différence entre prêtres et laïcs, et que le simple paysan doit pouvoir lire lui-même la Bible. Tout homme doit avoir le libre accès aux Écritures dans sa propre langue !
De 1379 à 1382, il travaille à la traduction de la Bible.  

Wycliffe envoie de sa propre autorité ses disciples prêcher dans le royaume d’Angleterre ; ils sont appelés « Lollards ». Ceux-ci sont largement écoutés. Les femmes elles-mêmes se mettent à prêcher en faveur de la nouvelle secte. 
« 
Puisqu'ils ont fait un hérétique de Christ, il n'est pas difficile de faire passer de simples chrétiens comme tels. » 
Leur prédication contribue, dans le Sussex et le Kent, à une révolte des paysans qui, massacrant nobles et clercs, envahissent Londres en 1381. Cette révolte est durement réprimée.
On doit aux Lollards deux traductions de la Bible en anglais.
En 1382, l’archevêque Courtenay réunit un conseil qui condamne comme hérétiques et mensongères les doctrines de Wyclif. Ce dernier est alors renvoyé de l’université d’Oxford, et un décret menace d’excommunication quiconque prêcherait ou écouterait prêcher les doctrines condamnées.

Cette même année, Wyclif est victime d’une attaque qui le rend partiellement impotent. Deux ans plus tard, une deuxième attaque le laisse paralysé et aphone. Il meurt fin 1384.


 Après la mort de Wyclif, les Lollars subissent une terrible persécution

En 
1401 un décret anglais condamne les hérétiques lollards au bûcher.
En 1407, John Wycliffe est condamné pour hérésie pour avoir traduit et produit la première Bible en anglais en 1380.
Les idées de Wyclif ont un rayonnement considérable en Angleterre et hors d’Angleterre, particulièrement à Prague et dans toute l’Europe centrale, où elles inspirent 
Jan Hus.
Longtemps après sa mort, le 
concile de Constance en 1415 qui vient de faire brûler vif Jan Hus, condamne John Wyclif comme hérétique. En 1528, ses ossements sont déterrés, brûlés et jetés dans la rivière Swift.

A la mort de Wyclif, les lollards sont décidés à perpétuer son œuvre.
Le roi 
Henri IV d’Angleterre (règne 1399 -1413) qui doit son ascension à l’Église catholique agit terriblement à leur égard.
En 1401, le Parlement vote une loi qui donne aux évêques le droit légal d’arrêter les hérétiques sur de simples rumeurs et de livrer au bûcher tous ceux qui refusent de se soumettre.    

William Sawtry qui continue de soutenir qu’une fois consacré par le prêtre, le pain reste du pain et ne subit pas une transsubstantiation est brûlé vif sur la place du marché aux bestiaux de Smithfield, à Londres. 

Quand John Badby, un tailleur d’Evesham, dans le Worcestershire, est conduit au bûcher en 1410, le jeune prince Henri vient en personne le supplier de changer d’avis. À un certain moment, on enlève même les fagots qui l’entourent, mais rien ne réussit à dissuader Badby, et on finit par allumer le feu. 

Quand le prince devient roi sous le nom d’Henri V, il décide de mener la même politique que son père. Il fait arrêter l’éminent Sir John Oldcastle, baron de Cobham, en pensant que son exemple aurait un effet plus dissuasif sur les hérétiques. 
Excommunié, le baron de Cobham est capturé en novembre 1417 et conduit à Londres. Condamné à mort par le roi et l’évêque de Londres, il  est accroché au-dessus d'un feu lent et meurt en martyr le 14 décembre 1417.

En 1408, un décret interdit de traduire une partie quelconque de la Bible,  personne ne doit lire “aucun livre, pamphlet ou traité rédigé aux jours de John Wyclif ou depuis (...) que ce soit en public ou en privé, sous peine d’excommunication majeure”. Ce décret est renforcé en 1414 par une loi qui punit quiconque lit les Écritures en anglais. Les contrevenants perdent leurs terres, leur bétail, leurs biens et leur vie.
La persécution s’intensifie, envoyant 
de plus en plus de lollards au bûcher, mais cela n’entrave en rien la propagation de leur message. Même à Norfolk, celui-ci se répand comme une traînée de poudre après la mort de Spencer, l’évêque qui a organisé une croisade. 

Une mère de famille, Agnès Ashford, est amenée devant 6 évêques car on lui reproche d’avoir enseigné une partie du sermon sur la montagne. Les évêques lui ordonnent de ne pas enseigner la Bible, même à ses propres enfants. On ne sait pas quelle a été sa condamnation.


 N'oublions jamais !

Tous ces fidèles chrétiens ont montré un 
courage admirable devant la terreur, les pires tortures et les plus intolérables souffrances. La raison d'un tel acharnement des plus cruels? Leur désir de faire la volonté de Dieu en restant attaché à son enseignement originel, la Vérité enseignée dans les Saintes Écritures. Leur dévouement, leur sincérité, leur fidélité, leur intégrité ont été punis de avec la plus grande barbarie. Qui est à l'origine d'actes aussi impitoyables? Le clergé de la chrétienté qui affirme suivre les traces du Christ !! Jésus-Christ qui a enseigné l'Amour du prochain !!

Babylone la grande devra payer pour tout ce sang versé, pour toute cette souffrance qu'elle a imposée en association avec ses amants, les rois de la terre, le bras séculier et pour avoir blasphémé contre Dieu en déclarant agir en son nom !!

Olivier

 


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