Apocalypse 18 : 24 : Dieu n'oublie pas les crimes de Babylone la grande


Dieu n'oublie pas les crimes de Babylone la grande


 

 
Apocalypse 18 : 24 : «  parce que l'on a trouvé chez toi le sang des prophètes, des saints et de tous ceux qui ont été mis à mort sur la terre. »
 

Le dernier verset du chapitre 18 de l’Apocalypse se termine en rappelant que chez Babylone la grande a été trouvé le sang de tous ceux qui ont été mis à mort sur la terre.

 

Elle est responsable de tellement de morts et d’atrocités que ses crimes se sont accumulés jusqu’au ciel. Elle a versé tellement de sang qu’elle en est ivre.

 

Apocalypse 17 :6 : « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »

 

Apocalypse 18 : 5 : « En effet, ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel et Dieu s'est souvenu de ses crimes. »

 
 

 Mais pourtant, les chrétiens ne sont-ils pas supposés pardonner tout simplement ?

 

On se souvient des paroles de Jésus, le Fils de Dieu lui-même venu apporter l’espoir aux humains. Au moment d’être mis à mort, crucifié après avoir été battu, fouetté, humilié, il demande à son Père : «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.» (Luc 23 :34)

 
De qui parlait-il ?
 
Luc 23 : 32-34 : « 32 On conduisait aussi deux malfaiteurs qui devaient être mis à mort avec lui. 33 Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche.

34 [Jésus dit: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.»] Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. »

 

Tout porte à croire qu’il parlait des soldats romains qui « ne faisaient » qu’appliquer les ordres et qui étaient loin de se rendre compte que Jésus n’avait rien à voir avec les deux malfaiteurs crucifiés à ses côtés.

 

 

En effet, ceux qui sont réellement à l’origine de sa mise à mort sont les chefs religieux juifs, les pharisiens. C’est la raison pour laquelle, Pilate se lave les mains devant eux de façon à indiquer qu’il ne prend aucune part dans cette décision. Ce symbole fort attribue aux Juifs la responsabilité entière de la mise à mort de Jésus.

 
Luc 23 : 10, 11 : « 10 Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi étaient présents et accusaient violemment Jésus. 11 Alors Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris et se moqua de lui. Puis, après lui avoir mis un habit magnifique, il le renvoya à Pilate. 13 Pilate rassembla les chefs des prêtres, les magistrats et le peuple 14 et leur dit: «Vous m'avez amené cet homme sous prétexte qu'il excitait le peuple à la révolte. Or, je l'ai interrogé devant vous et je ne l'ai trouvé coupable d'aucun des actes dont vous l'accusez; 15 Hérode non plus, puisqu'il nous l'a renvoyé. Ainsi cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort. 16 Je vais donc le relâcher après l'avoir fait fouetter.»

 

17 [A chaque fête, il devait leur relâcher un prisonnier.] 18 Ils s'écrièrent tous ensemble: «Fais mourir celui-ci et relâche-nous Barabbas.» 19 Cet homme avait été mis en prison pour une émeute qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre. 20 Pilate [leur] parla de nouveau dans l'intention de relâcher Jésus, 21 mais ils criaient: «Crucifie-le, crucifie-le!» 22 Pour la troisième fois, Pilate leur dit: «Quel mal a-t-il fait? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après l'avoir fait fouetter.» 23 Cependant ils insistaient à grands cris, demandant qu'il soit crucifié, et leurs cris l'emportèrent, [avec ceux des chefs des prêtres.] 24 Pilate décida de leur accorder ce qu'ils demandaient. 25 Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour émeute et pour meurtre, et qu'ils réclamaient, et il livra Jésus à leur volonté. »

 

 

Il est clair que les coupables du meurtre de Jésus-Christ sont les Juifs.

Les Romains, ayant cédé à leur demande se chargent du « sale boulot ».

Cela nous rappelle bien la façon de faire de Babylone la grande pendant des siècles : les chefs religieux, souvent chrétiens, accusent et ce sont les autorités politiques qui appliquent la sanction (le bras séculier au service de la religion).

 

Jésus a-t-il pardonné à ces pharisiens ? Non. Jésus les avait déjà condamnés avant même sa mort.

 

Matthieu 15 :7, 8 : «  7 Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit: 8 Ce peuple [prétend s'approcher de moi et] m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. »

 

Matthieu 23 : 27, 28, 33 : « 27 »Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis qui paraissent beaux de l'extérieur et qui, à l'intérieur, sont pleins d'ossements de morts et de toutes sortes d'impuretés. 28 Vous de même, de l'extérieur, vous paraissez justes aux hommes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et d'injustice. 33 Serpents, race de vipères, comment éviterez-vous le châtiment de la géhenne? ».

 

Jésus-Christ s’est servi de la Géhenne pour représenter le pire châtiment qui puisse advenir à un humain : la destruction totale sans espoir de résurrection.

La condamnation d’humains qui font le mal et s’opposent à Dieu, en connaissance de cause, comme les pharisiens.

 

Pour plus d’information sur la Géhenne, voir : Lien - Géhenne



 Les chefs religieux juifs sont semblables à Babylone la grande 

 

Loin de l’image bonasse, enfantine et placide que renvoient généralement les différentes représentations de Jésus, le Fils de Dieu s’exprime avec beaucoup de franchise, de fermeté et d’autorité en s’adressant aux chefs religieux juifs qui occupaient pourtant une position très privilégiée dans la société de l’époque.

 

Représentation catholique  - wikipedia Commons                                                                      Représentation des Témoins de Jéhovah


Avec une 
grande sévérité Jésus a ouvertement traité les Pharisiens d’hypocrites, il les a fustigés et accusés de rechercher la gloire et le prestige ainsi que d’avoir gardé pour eux la connaissance biblique qu’ils auraient dû enseigner au peuple.

Jésus a clairement indiqué que Dieu demanderait des comptes pour le sang des prophètes et des apôtres qu’ils auront tués au lieu de les accueillir !

 

Luc 11 : 43, 52 : « 43 Malheur à vous, pharisiens, parce que vous aimez les sièges d'honneur dans les synagogues ; vous aimez qu'on vous salue respectueusement sur les places publiques.

52 Malheur à vous, enseignants de la Loi, vous vous êtes emparés de la clé de la connaissance. Non seulement vous n'entrez pas vous-mêmes, mais vous empêchez d'entrer ceux qui voudraient le faire ! », Semeur

 

Luc 11 : 47, 49, 50 : « 47 Malheur à vous, parce que vous édifiez des monuments funéraires pour les prophètes, ces prophètes que vos ancêtres ont tués !  49 C'est bien pour cela que Dieu, dans sa sagesse, a déclaré : « Je leur enverrai des prophètes et des messagers ; ils tueront les uns, ils persécuteront les autres. » 50 C'est pourquoi les gens de notre temps auront à répondre du meurtre de tous les prophètes qui ont été tués depuis le commencement du monde, »Semeur

 

Quelle ressemblance avec Babylone la grande n’est-ce pas ? En fait, on peut dire sans hésitation que ces chefs religieux juifs arrogants font intégralement partie de Babylone la grande (Apocalypse 17 : 6 ; 18 :5, 7, 24).

 

 C’est avec la même grande sévérité que Jésus-Christ a condamné Babylone la grande

 

La sévérité avec laquelle Jésus-Christ a invectivé et réprimandé les pharisiens illustre la façon dont Jésus demandera des comptes à Babylone la grande. C’est en effet lui, l’auteur du livre de l’Apocalypse et celui qui dirigera les évènements du temps de la fin qui déclare avec force et énergie :

 

Apocalypse 18 : 6, 8 : « Payez-la comme elle a payé et donnez-lui le double salaire de ses actes. Dans la coupe où elle a versé, versez-lui le double. 8  Voilà pourquoi, en un seul jour, elle verra tous les fléaux fondre sur elle : épidémie, deuil et famine. Elle-même sera consumée par le feu, car le Dieu qui a prononcé la sentence sur elle est un puissant Seigneur.»

 

Apocalypse 18 : 21 : « Alors, un ange puissant prit une pierre qui ressemblait à une grande meule et il la jeta dans la mer en disant: «C'est avec la même violence que Babylone, la grande ville, sera jetée à bas, et on ne la retrouvera plus. »

 

 

Olivier

 


Loin de l'image enfantine, bonasse et gentillette dans les représentations de Jésus, le Fils de Dieu a agi avec autorité, énergie, franchise et fermeté.

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