L’Enfer : Conclusion


 

 

Depuis l’Antiquité, la plupart des religions du monde enseignent l’existence d’un lieu de tourments où sont punies les âmes des personnes qui ont commis le mal durant leur vie terrestre.
Ce lieu de tourment est toujours terrible, obscur, angoissant, caractérisé par la présence de flammes, d’animaux féroces, de fosses ardentes, de marécages fétides, d’objets coupants… La souffrance atteint son paroxysme, l’agonie est extrême, la détresse est effroyable.
Cette croyance existait bien avant la rédaction de la Bible.

 


Que dit l’Ancien testament ?

Dans l’Ancien Testament, l’enfer est traduit de l'hébreu «
 shéol ». Il désigne la tombe commune à tous les morts, celle où l’on retourne à la poussière, à l’inexistence. Il peut être traduit par « séjour des morts » ou  « sépulcre ».

Le livre de l’Ecclesiaste nous dit que
 les morts ne savent rien, n’ont plus de souvenir, ne ressentent plus rien, ne font plus rien. En effet, après la mort il n’y a plus rien : l’amour, la haine, la réflexion, la connaissance, la sagesse, leurs souvenirs, leur zèle, leur savoir-faire… ont disparu.
De ce fait, il n’y a 
aucune différence entre le jute et le méchant au moment de la mort, ils ont tous les deux le même sort.

C’est pourquoi des fidèles serviteurs du passé qui souffraient comme Job ou Jacob ont demandé à aller dans le shéol ou en enfer.
La mort est comparée à un 
profond sommeil. La mort est tout simplement le contraire de la vie.

 



Que dit le Nouveau testament ?

Dans le nouveau testament, l’enfer est traduit du grec « 
Hadès ». On se souvient que le dieu Hadès était, dans la mythologie grecque, le maître des enfers avec sa femme Perséphone.

Notre Seigneur 
Jésus-Christ lui-même, le Fils de Dieu, a été 3 jours dans l’Hadès ou enfer.

Dans l’épitre de Paul aux Romains, nous pouvons lire que « 
le  salaire du péché, c’est la mort » et non des souffrances atroces et éternelles pour des erreurs commises au cours de notre bien courte vie sur terre « Car celui qui est mort, est quitte du péché. » Romains 6 :23 ; 7.

La 
parabole de l’homme riche et de Lazare est une leçon d’humilité car nous comprenons que la venue de Jésus a signifié la vie éternelle pour les humbles mais la condamnation pour les orgueilleux comme les pharisiens.

 


La Géhenne et le lac de feu ne sont pas l’enfer

Certaines traductions de la Bible confondent enfer  traduit de « 
Hadès » et Géhenne traduit de « Geena ».
La Géhenne désigne la  
Vallée de Hinnom. Ce lieu est associé à l’idolâtrie et au sacrifice d’enfants offerts aux dieux Moloch et Baal (Tophet). Cela vaut à Jérusalem la colère de Dieu qui prophétise sa destruction (587 av J-C).
La vallée de Hinnom sert ensuite de dépotoir géant extérieur à la ville où le feu est constamment alimenté de façon à brûler les immondices et éviter la propagation des maladies. Les cadavres de criminels jugés indignes d’un tombeau funéraire y sont aussi jetés. Cette vallée est également un lieu de réclusion pour lépreux et pestiférés.

La Géhenne ou vallée de Hinnom est donc associée à ce qui existe 
de plus répugnant : l'idolâtrie, l'infanticide (Tophet), le rejet, la maladie, la saleté, les immondices dont on se débarrasse et qui sont détruits par le feu. 

Quand Jésus condamne les pharisiens au jugement de la Géhenne, c’est la pire insulte qu’il peut leur faire.

La Géhenne est synonyme de 
destruction totale et définitive, de rejet, de condamnation, sans espoir de résurrection. Les individus qui périssent dans la géhenne sont condamnés à la destruction éternelle et ne reviendront pas.

Dans le livre de l’Apocalypse, on trouve une autre expression équivalente à la Géhenne : 
le lac ou étang de feu et de soufre. 

Dans la Bible, le feu est généralement associé à la destruction, à la condamnation, au jugement, à la purification. 
On trouve par exemple les expressions : « 
le feu de la fureur de Dieu »,  la venue de Dieu sera pareille à « un feu purificateur, à la lessive des blanchisseurs. »

La Bible dit que « 
les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies ». 

Ce lieu est symbolique puisque même 
la mort et la bête (une représentation symbolique des gouvernements du monde) y sont jetés.
Le lac ou étang de feu signifie 
la seconde mort, la destruction totale et définitive sans aucun espoir de retour, de résurrection. 

 



L’existence d’un lieu de tourments est incompatible avec la personnalité de Dieu

Dieu est Amour (1 Jean 4 :8) La création témoigne des qualités de notre grand Créateur de l’Univers. Nous ne pouvons en effet qu’admirer son intelligence, sa bonté, sa générosité, son Amour. 
Dieu a considéré les sacrifices d’enfants dans le feu comme la pire des abominations. De la même manière, en tant que Père des humains comment leur infligerait-il une telle agonie ?

Cela serait par ailleurs totalement contraire à la
 justice de Dieu et au principe d’équivalence qui constitue la base de la loi du talion puis celle du rachat des humains par une rançon : Jésus-Christ.

De nombreux versets de la Bible nous rassurent quant à la 
miséricorde de Dieu qui ne tient pas compte de nos erreurs, se souvenant que nous sommes bien imparfaits, mais qui pardonne largement du moment que notre cœur est sincère. 
D’ailleurs le 
sacrifice parfait de Jésus a permis de racheter les fautes et les manquements de tous les humains qui exercent la foi dans son sang rédempteur. 
Toute idée de purgatoire pour expier les fautes avant d’avoir droit au paradis est donc une insulte à la valeur du sang sacrificiel de Jésus.

La croyance en un enfer de feu ou tout autre lieu de tourments éternels a longtemps 
terrifié de nombreux chrétiens (et non chrétiens), de nos jours elle a contribué à l’éloignement de nombreuses personnes qui ne croient plus en l’existence d’un tel lieu, ou pire l’associent à un Dieu cruel. 

Soyons logiques : 
Si l’âme était réellement immortelle, elle serait sous la forme « 
esprit » et le feu n’aurait aucun impact sur elle. 
Aucune des personnes ressuscitées n’a jamais parlé d’une vie après la mort, elles semblaient plutôt émerger d’un
 profond sommeil.
Jésus lui-même a été en enfer pendant 3 jours et demi. Et plusieurs serviteurs de Dieu du passé ont désiré aller dans l’enfer tant ils souffraient.

L’étang ou le lac de feu, tout comme la Géhenne sont symboliques, la mort elle-même y est jetée ainsi que la bête personnifiant les systèmes politiques mondiaux.
D’ailleurs la Bible déclare qu’il s’agit de la seconde mort, celle d’où l’on ne revient plus jamais, celle qui ne donne pas droit à la résurrection. 

Nous pouvons donc être rassurés car un tel lieu de tourments éternels n’existe pas. Nous subissons déjà suffisamment de tourments, de souffrances, d’inquiétudes dans cette vie, et pour la plupart, nous disposons de bien peu de temps pour faire autre chose que travailler et nous occuper de notre foyer.
Nous savons que Dieu et Jésus voient tout et connaissent nos mobiles les plus profonds. Ils sont les mieux placés pour nous comprendre et pardonner nos erreurs si nous sommes sincères. 

Soyons toujours déterminés à rester fidèles et à porter allégeance au 
Royaume de Dieu qui mettra bientôt fin à la souffrance sur terre et ce de façon durable. 

Olivier