Le Pasteur d’Hermas


Le Pasteur d’Hermas


 

Le Pasteur a été écrit entre 130 et 140 par Hermas, probablement le frère de Pie, l’un des responsables de l’Eglise de Rome.
Origène avait confondu l’auteur du Pasteur avec l’Hermas dont parle Paul (Rom 16 :14).
Le texte se présente comme une série de visions et aborde la question du pardon et de la pénitence.

La première partie de l’ouvrage est consacrée au récit de 5 visions qu’aurait eu l’auteur et qui mettent en évidence la 
gravité du péché. La miséricorde de Dieu permettrait au pécheur baptisé repentant d’être pardonné une seconde et dernière fois.
A partir de la cinquième vision, un ange revêtu en berger, 
l’ange de la Pénitence, explique les allégories. Il énonce 12 préceptes moraux et illustre au moyen de 10 paraboles la béatitude promise aux vertueux.  

 

Le Pasteur a été écrit entre 130 et 140 par Hermas, probablement le frère de Pie, l’un des responsables de l’Eglise de Rome. Le Pasteur apparaît dans les visions comme l’Ange de la Pénitence.

Le Pasteur d’Hermas - wikipedia

 



Le
 Pasteur apparaît dans les visions comme l’Ange de la Pénitence.

110. « 1. Tout ce qui est écrit ci-dessus, c'est moi, le Pasteur, l'Ange de la Pénitence, qui l'ai montré et exposé pour les serviteurs de Dieu. Si donc vous croyez, si vous écoutez mes paroles, si vous marchez dans cette voie, si vous corrigez votre route, vous pourrez vivre. »

Ce texte est cité par plusieurs Pères de l’Eglise. Athanase d’Alexandrie, au IVe siècle,  le compte dans sa liste de livres ecclésiastiques et il figure aussi dans le codex sinaïticus, l’un des plus anciens manuscrits bibliques actuellement conservés.

Certains croyaient que les péchés n’étaient plus pardonnables après le baptême. Pour Hermas, il est possible d’être pardonné de ses péchés après une longue pénitence.

Ce texte est très certainement l’un des plus fastidieux qu’il m’est été donné de lire. Il diffère totalement, aussi bien par son style que par son contenu, de tous les autres textes anciens chrétiens cités dans cette partie consacrée aux Pères apostolique.



 Trinité

D’après les passages suivants, l’auteur ne semble pas être trinitaire :

26. 1. " Premier point entre tous : crois qu'il n'y a qu'un seul Dieu, celui qui a tout créé et organisé (Ep 3,9), qui a tout fait passer du néant à l'être (2 M 7,28 ; cf. Sg 1,14), qui contient tout et qui n'est pas contenu.

59. 1. " Écoute, dit-il, le Fils de Dieu n'apparaît pas sous la forme d'un esclave, mais avec grande puissance et souveraineté. - Comment, Seigneur, dis-je, je ne comprends pas. 2. - Puisque, dit-il, Dieu a planté le vignoble, c'est-à-dire qu'il a créé son peuple et l'a confié à son Fils.
3. Lui donc, après avoir purifié les péchés de son peuple, il leur a montré les sentiers de la vie (Ps 15, 11 ; Pr 16, 17) en leur donnant la loi qu'il avait reçue de son Père (Jn 10, 18 ; 12, 49 ; 14, 31 ; 15, 10). Tu vois, dit-il qu'il est le Seigneur de son peuple, puisqu'il a reçu plein pouvoir de son Père (Mt 28, 18 ; Ep 1, 20-23).

Dieu a confié son peuple à son Fils.
Le Fils de Dieu leur donne la loi qu’il avait reçue de son Père.
Le Fils reçoit les pleins pouvoirs de son Père.

Le Fils est clairement subordonné au Père.



 Christologie

Pour Hermas, c’est l’esprit saint lui-même qui s’est incarné (« Dieu a fait habiter l’esprit saint dans la chair qu’il avait choisie »).

59.1. " Écoute, dit-il, le Fils de Dieu n'apparaît pas sous la forme d'un esclave, mais avec grande puissance et souveraineté. - Comment, Seigneur, dis-je, je ne comprends pas. (…) 5. L'Esprit-Saint préexistant, qui a créé toutes choses, Dieu l'a fait habiter dans la chair qu'il avait choisie. Cette chair donc, dans laquelle l'Esprit-Saint prit demeure, servit fort bien l'Esprit, en marchant dans la voie de la sainteté et de la pureté, sans souiller l'Esprit en aucune façon. "



 Un esprit incarné ?

60.1. " Écoute maintenant, dit-il : garde ta chair pure et intacte, pour que l'esprit qui est venu habiter en elle porte témoignage en sa faveur et quelle soit justifiée. 2. Veille à ce que ne monte jamais à ton cœur l'idée que ta chair est périssable et veille à ne pas en abuser par quelque souillure. Si tu souilles ta chair, tu souilleras aussi l'Esprit-Saint ; si donc tu souilles ta chair, tu ne vivras pas."

L’auteur parle-t-il d’un esprit qui est venu habiter dans un corps humain afin d’apprendre et de s’améliorer ainsi que l’enseignent Origène et de nombreux spirites ?
Ou bien parle-t-il de l’esprit saint qui a été diffusé sur tous les chrétiens ?



 L’Eglise

Une idée plutôt originale est que l’Eglise aurait été créée avant le monde et que tout a été formé pour elle.

8 :1 : « Une révélation, frères, me fut faite quand je dormais, par un jeune homme très beau qui me dit : " La femme âgée de qui tu obtins le petit livre, qui est-elle, à ton avis ? " Moi, je dis : " La Sibylle. - Tu fais erreur, dit-il, ce n'est pas elle. - Qui donc est-ce ? dis-je. - L'Église ", dit-il. Je repartis : " Et pourquoi est-elle si âgée ? - Parce que dit-il, elle fut créée avant tout (le reste). Voilà pourquoi elle est âgée ; c'est pour elle que le monde a été formé. " »



 Adultère et divorce

29.4. Je lui dis : " Seigneur, permettez-moi de vous poser quelques questions.-Parle, dit-il. -Seigneur, dis-je, si quelqu'un a une femme qui croit au Seigneur, et qu'il découvre qu'elle est adultère, est-ce qu'il commet un péché à vivre avec elle ? 5.--Tout le temps qu'il l'ignore, dit-il, il ne commet pas de péché ; mais s'il apprend le péché de sa femme et qu'elle, au lieu de se repentir, persiste dans l'adultère, à vivre avec elle le mari partage sa faute et participe à l'adultère. 6.-Que fera donc le mari, Seigneur, dis-je, si la femme persiste dans cette passion ? --Qu'il la renvoie, dit-il, et qu'il reste seul. Mais si, après avoir renvoyé sa femme, il en épouse une autre, lui aussi alors, il commet l'adultère (Mc 10, 11 ; Mt 5, 32 ; 19, 9 ; cf. 1 Co 7, 11). 7.-Et si, Seigneur, dis-je, après avoir été renvoyée, la femme se repent et veut revenir à son mari, ne faudra-t-il pas l'accueillir ? 8.-Certes, dit-il. Si le mari ne l'accueille pas, il pèche, il se charge d'un lourd péché, car il faut accueillir celui qui a péché et qui se repent, mais non beaucoup de fois. Pour les serviteurs de Dieu, il n'y a qu'une pénitence. C'est en vue du repentir que l'homme ne doit pas se remarier. Cette attitude vaut d'ailleurs aussi bien pour la femme que pour l'homme. »

D’après ce passage, le mari qui continue de vivre avec sa femme qu’il sait être adultère partage sa faute et participe à l’adultère.
S’il renvoie sa femme et reste seul (il n’est pas parlé de divorce), il n’a pas le droit d’en épouser une autre sinon il commettrait l’adultère.
Si l’épouse infidèle revient vers le mari, il est obligé de l’accueillir sinon il pècherait. C’est dans l’espoir de ce repentir que l’homme reste seul.
Ces règles valent aussi bien pour l’homme que pour la femme.

Qu’a dit Jésus au sujet du divorce ?
Matthieu 5 :31, 32 : « 31 »Il a été dit: Que celui qui renvoie sa femme lui donne une lettre de divorce. 32 Mais moi, je vous dis: Celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère. »

Jésus a bien dit : « sauf pour cause d’infidélité ».
Cela signifie qu’en cas d’infidélité, le divorce est justifié et à aucun moment Jésus n’oblige le conjoint trahi à reprendre le conjoint infidèle.
C’est à chacun de voir ce qui lui est possible de faire, selon sa situation et ce qu’il ressent.
Enfin, la personne qui divorce parce que son conjoint a été infidèle, est libre de se remarier. Si tel n’était pas le cas, ne serait-ce pas une loi injuste ?

A la base, Jésus a énoncé ce principe pour soutenir les épouses qui étaient répudiées pour un oui, pour un non par leur mari désirant une femme plus jeune ou plus belle.
Il n’a pas énoncé cette règle pour emprisonner quelqu’un dans une vie de solitude. L’infidélité peut rompre les liens du mariage.



 La médisance

27.1. Il me dit : " Maintiens-toi dans la simplicité, l'innocence, et tu seras comme les petits enfants qui ignorent le mal destructeur de la vie des hommes. 2. Et d'abord, ne dis du mal de personne et ne prends pas de plaisir à écouter le médisant (cf. Jc 4,11) ; sinon, tu auras part, toi qui l'écoutes, au péché du médisant, si du moins tu ajoutes foi à la médisance entendue. Car en y ajoutant foi, tu seras, toi aussi, hostile à ton frère, et c'est ainsi que tu auras part au péché de médisance. 3. La médisance est mauvaise, c'est un démon agité, jamais en paix, il ne se plaît que dans les discordes. Tiens-toi donc bien loin de lui et tes rapports avec tout le monde seront toujours parfaits.

Celui qui écoute le médisant aura part au péché de médisance.

Jacques 4 :11 : « Ne dites pas du mal les uns des autres, frères et sœurs. Celui qui parle contre un frère ou qui juge son frère parle contre la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu ne la mets pas en pratique, mais tu t'en fais le juge. »



 La tristesse

De façon surprenante, l’auteur méprise la tristesse au point de dire que « la tristesse est le plus méchant de tous les esprits » et qu’elle va jusqu’à ruiner l’homme et chasser l’esprit saint qui ne supporte pas la tristesse ! Pour lui, l’homme triste fait toujours le mal.

Seul un cœur dépourvu de toute empathie peut prononcer de telles paroles ! La personne triste est certainement celle qui a le plus besoin de l’esprit saint et de toute notre considération, de notre écoute respectueuse et de notre soutien (Ps 119 :28).

La Bible ne dit-elle pas qu’il y a un temps pour rire, un temps pour pleurer ? (Eccl 3 :4).
Les émotions n’ont-elles pas été créées par Dieu pour ressentir, exprimer et vivre ?

L’apôtre Paul bien que guidé par l’esprit-saint était lui-même parfois rempli d’une grande tristesse.
Romains 9 :1,2 : « 1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens pas, ma conscience m'en rend témoignage par le Saint-Esprit: 2 j'éprouve une grande tristesse et j'ai dans le cœur un chagrin continuel. »  

40. 1. Éloigne de toi, dit-il, la tristesse, car elle est sœur du doute et de la colère. 2. - Comment, Seigneur, dis-je, est-elle leur sœur ? Il me semble que la colère est une chose, le doute, une autre chose, et la tristesse, une autre encore. - Tu n'es pas un homme intelligent, dit-il ; ne comprends-tu pas que la tristesse est le plus méchant de tous les esprits et le plus redoutable pour les serviteurs de Dieu et que plus que tous les esprits, elle ruine l'homme, chasse l'Esprit-Saint et puis le sauve (cf. 2 Co. 7, 10) ?

41.1. Écoute donc, dit-il, esprit borné, comment la tristesse chasse l'Esprit-Saint et puis sauve (2 Co 7, 10). 2. Quand un hésitant entreprend une action et qu'il échoue à cause de son hésitation, la tristesse s'insinue en lui et attriste l'Esprit-Saint et le chasse. 3. Ensuite, lorsqu'à son tour la colère s'empare d'un homme à propos de quoi que ce soit et l'aigrit, de nouveau la tristesse s'insinue dans le cœur de l'homme qui s'est laissé aller à la colère ; il s'attriste sur ce qu'il a fait et il se repent d'avoir fait le mal. 4. Donc, cette tristesse semble apporter le salut, puisque celui qui a fait le mai s'est repenti. Ces deux attitudes attristent l'esprit : le doute, parce qu'il échoue dans ce qu'il entreprend, la colère, parce qu'elle fait le mal. Tous les deux, le doute et la colère, sont affligeants pour l'Esprit-Saint. 5. Éloigne donc de toi la tristesse et n'étouffe par l'Esprit-Saint (Ep 4, 30) qui habite en toi, de peur qu'il ne prie Dieu contre toi et ne s'éloigne de toi. 6. Car l'Esprit de Dieu qui a été donné à ta chair ne supporte ni la tristesse ni le manque d'espace.

 

42.1. " Revêts-toi donc de la gaieté (Qo. 26, 4) qui plaît toujours à Dieu et qu'il accueille favorablement : fais-en tes délices. Tout homme gai fait le bien, pense le bien et méprise la tristesse. 2. L'homme triste fait toujours le mal. D'abord, il fait le mal parce qu'il attriste l'Esprit-Saint donné joyeux à l'homme ; ensuite, en attristant l'Esprit-Saint, il commet l'iniquité en ne priant pas le Seigneur et en ne lui avouant pas ses péchés. Car jamais la prière de l'homme triste n'a la force de monter à l'autel de Dieu. 3. - Pourquoi, dis-je, la prière d'un homme triste ne monte-t-elle pas à l'autel ? - Parce que, dit-il, la tristesse siège dans son cœur. Mêlée à la prière, la tristesse ne lui permet pas de monter pure à l'autel. Le vinaigre et le vin, mêlés, n'ont plus le même agrément : de même la tristesse, mêlée à l'Esprit-Saint, n'est pas capable de la même prière- 4. Purifie-toi donc de cette tristesse mauvaise et tu vivra pour Dieu, et ils vivront pour Dieu, ceux qui rejetteront loin d'eux la tristesse et se revêtiront de la seule joie. "


L’auteur cite les paroles de Paul dans son argumentation :
2 Corinthiens 7 : 8-11 : « 8 Même si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas. Et si je l'ai regretté - car je vois que cette lettre vous a momentanément attristés - 9 je me réjouis maintenant, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a amenés à changer d'attitude, car vous avez été attristés selon Dieu, si bien que vous n'avez subi aucun dommage de notre part. 10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit au salut et que l'on ne regrette jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. 11 Cette même tristesse selon Dieu, voyez quel empressement elle a produit en vous! Quelles excuses, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition! Vous avez démontré à tout point de vue que vous étiez purs dans cette affaire. »

D’après ce passage Paul ne regrette pas d’avoir attristé ses compagnons chrétiens par ses paroles car cela les a amenés à changer radicalement d’attitude (
voir Heb 12 :11).

Mais si ces reproches proviennent du monde, la tristesse qu’ils engendreraient en nous pourraient nous amener à nous conformer aux exigences du monde et donc à nous éloigner de Dieu. C’est en ce sens que la tristesse du monde produit la mort.


Jésus a averti ses disciples qu’ils seraient dans la tristesse
Jean 16 :20 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie. »

Les émotions nous définissent, elles sont des dons de Dieu permettant aux humains de vivre leur vie en étant profondément eux-mêmes et de communiquer de manière authentique.  Ainsi, la tristesse, la colère, la joie… font partie de nous et en aucun cas nous ne devons mépriser nos émotions profondes.



 Il sera difficile de renoncer aux richesses accumulées dans ce monde

50.1. Il me dit : " Vous savez que vous habitez sur une terre étrangère, vous les serviteurs de Dieu. En effet, votre cité est loin de celle-ci. Si donc vous connaissez, dit-il, votre cité, celle que vous devez habiter (un jour), pourquoi vous procurer ainsi des champs, des installations coûteuses, des édifices, des demeures inutiles ? 2. Celui qui se procure ces choses dans cette cité ne s'attend donc pas à retourner dans sa propre cité.
3. Insensé, inconstant, malheureux ! Ne comprends-tu pas que tout cela est étranger et au pouvoir d'un autre ? Car le maître de cette cité dira : " je ne veux pas que tu habites dans ma cité ; va-t'en de cette cité, puisque tu n'obéis pas à mes lois. " 4. Toi donc, qui possèdes des champs, des maisons et beaucoup d'autres biens, expulsé par lui, que feras-tu de ton champ, de ta demeure et de tout le reste que tu t'étais préparé? Car le maître de ce pays te parle justement : " Ou bien obéis à mes lois, ou bien sors de mon pays. " 5. Que feras-tu donc, toi qui suis la loi de ta propre cité ? A cause de tes champs et du reste de tes biens, renieras-tu tout à fait ta loi et marcheras-tu selon la loi de cette cité-ci ? Prends garde qu'il ne soit dangereux de renier ta loi, car si tu veux retourner dans ta cité, crains qu'on ne t'y accueille plus, pour avoir renié la loi de ta cité, et que tu en sois exclu.»
6. Veilles-y donc : puisque tu habites sur une terre étrangère, ne te réserve rien de plus que le strict nécessaire et sois prêt : ainsi, lorsqu'il plaira au maître de cette cité de t'expulser pour opposition à ses lois, tu sortiras de sa cité, tu rejoindras la tienne et tu vivras selon ta loi, sans dommage, dans la joie.



Ce texte rejoint plusieurs passages de la Bible concernant notre attachement aux biens de ce monde.
Jésus a déclaré : 
« là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » - Mat 6 :21
Paul encourage les chrétiens à mettre leur espérance en Dieu et à être surtout riche en belles œuvre afin de s’assurer de bonnes fondations pour l’avenir.  
1 Timothée 6 : 17-19 : « 17 Aux riches de ce monde, ordonne de ne pas être orgueilleux et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais dans le Dieu [vivant,] qui nous donne tout avec abondance pour que nous en jouissions. 18 Ordonne-leur de faire le bien, d'être riches en belles œuvres, de se montrer généreux, prêts à partager. 19 Ils s'assureront ainsi en guise de trésor de bonnes fondations pour l'avenir, afin de saisir la vie éternelle »

Il faudra être prêt à renoncer à nos richesses matérielles si les lois qu’on nous imposait étaient opposées à la volonté de Dieu.



 L’ange de la Pénitence

Les chrétiens n’ont pas droit à l’erreur. S’ils commettent un péché, ils n’obtiendront plus le salut. 
« Pour les serviteurs de Dieu, il n'y a qu'une pénitence. » - Hermas 4 :8.

Vision d’Hermas 6 :5 : « 5 Car le Maître l'a juré par sa gloire à propos des élus : si, après ce jour fixé, il se commet encore un péché, ils n'obtiendront plus le salut. Car, pour les justes, la pénitence a une limite, les jours de la pénitence seront révolus pour tous les saints ; mais pour les gentils, la pénitence peut se faire jusqu'au dernier jour. »

L’ange de la Pénitence triomphe du diable qu’il ne faut pas craindre

« 47. 7. Moi, l'Ange de la pénitence qui triomphe du diable, je serai avec vous. Il peut faire peur, le diable, mais cette peur manque de force. Ne le craignez donc pas et il vous fuit "

49.1. Et moi, l'Ange de la pénitence, je vous le dis - ne craignez pas le diable, car j'ai été envoyé, dit-il, pour être avec vous qui faites pénitence du fond du cœur et pour vous affermir dans la foi. (…) 2 La menace du diable, ne la craignez pas du tout : il est sans force, comme les nerfs d'un mort. »



 L’ange du châtiment

63.1. De les voir ainsi fouettées et malmenées, je me faisais du chagrin pour elles : tant elles étaient tourmentées sans aucun répit. 2. Je dis au Pasteur qui causait avec moi : " Seigneur, quel est ce berger si cruel, si sévère, qui n'a absolument pas pitié de ces brebis ? - C'est, dit-il, l'ange du châtiment, l'un des anges justes, mais préposé au châtiment. 3. Il reçoit donc ceux qui errent loin de Dieu et qui ont suivi la voie des passions et des erreurs de ce monde ; il leur inflige suivant ce que chacun mérite, des châtiments terribles et variés. 4. - Je voudrais, Seigneur, dis-je, connaître la nature de ces châtiments variés. Écoute, dit-il, les diverses épreuves et châtiments : ce sont ceux de la vie ; car ils sont châtiés, les uns par des dommages, d'autres par l'indigence, d'autres par des maladies diverses, d'autres par une insécurité totale ; d'autres sont outragés par des gens indignes et subissent bien d'autres tourments. 5. Beaucoup de gens, en effet, sans suite dans leurs intentions, entreprennent mille choses sans que rien leur réussisse et ils disent que leurs affaires ne marchent pas bien et l'idée qu'ils ont commis des turpitudes ne leur monte pas au cœur ; au contraire, ils accusent le Seigneur. 6. Quand donc ils sont accablés par toutes ces épreuves, alors ils me sont livrés en vue d'une bonne formation et ils s'affermissent dans la foi du Seigneur (Ps 51, 10) et le restant de leurs jours, ils le servent avec un cœur pur.

64.1. Je lui dis : " Seigneur, expliquez-moi encore ceci. Que recherches-tu encore ? dit-il. - Est-ce que les efféminés et les égarés, Seigneur, dis-je, sont torturés pendant un temps égal à celui qu'ils ont passé dans les voluptés et les égarements ? 4. La volupté et l'erreur durent une heure, mais une heure de torture vaut trente jours"4. Si donc on passe un jour dans les délices et l'erreur, et un jour dans les tortures, ce jour de torture équivaut à une année entière. Autant de jours on passe dans les voluptés, autant d'années on passe dans les tortures. Tu vois donc, dit-il, que la durée de la volupté et de l'erreur est très réduite, mais que celle du châtiment et de la torture est longue. "


Nous venons de trouver l’ancêtre du purgatoire !



 Conclusion

Le Pasteur d’Hermas est certainement l’un des textes les plus fastidieux et inintéressants qu’il m’ait été donné de lire.
Et je me demande dans quelle mesure ce texte a pu être lu dans les églises et ce qu’en ont réellement retiré les fidèles chrétiens de l’époque…

Seules 3 choses ont réellement retenu positivement mon attention :
L’auteur n’est 
pas trinitaire.
Il encourage à fuir la 
médisance.
Il met en garde contre l’attachement aux 
biens matériels de ce monde auxquels nous aurions du mal à renoncer s’il fallait faire un choix entre les lois des hommes et celles de Dieu.

Le reste est essentiellement centré sur
 le péché et la pénitence, la culpabilité, le châtiment… des thématiques largement exploitées par l’Eglise catholique entre autres qui a maintenu les chrétiens dans la peur du châtiment éternel ou temporaire (purgatoire).
L’ange du châtiment se charge de malmener et de tourmenter les brebis égarées.

L’auteur va jusqu’à culpabiliser ceux qui ressentent de la 
tristesse qualifiée de pire des méchancetés et prétendant que l’homme triste fait toujours le mal.

Lien - Le Pasteur d'Hermas

 


Olivier                                                                        Pour laisser un commentaire, c'est ici !

 


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