Isaac Newton étudie méthodiquement la Bible avec logique et rejette la doctrine de la Trinité


 

 

 Un grand scientifique avec un profond respect de Dieu

Isaac Newton (1643-1727) est un physicien, mathématicien, astronome, philosophe de la nature, alchimiste et théologien anglais.
La loi de la gravité est aujourd’hui la découverte la plus connue de Newton, cependant il déclare qu’il ne faut pas regarder l'univers comme une simple machine mais comme une grande horloge. 
« 
La gravité explique les mouvements des planètes, mais elle ne peut pas expliquer qui a mis les planètes en mouvement. C’est Dieu qui régit toutes les choses et qui sait tout ce qui existe ou peut exister. »

Bien qu'il soit mieux connu pour son amour de la science, 
c’est la Bible qui est le plus grand centre d'intérêt d'Isaac Newton. Au regard de sa correspondance et de ses écrits, on estime qu'il a en effet consacré plus de temps à l'étude des Écritures qu'à celle de la science. Il a par ailleurs déclaré " j'ai une croyance totale dans la Bible comme Parole de Dieu, écrite par ceux qu’il a inspirés. Je l’étudie tous les jours. "

Bien que ses découvertes scientifiques l’aient rendu célèbre, Newton reconnait humblement et modestement ses limites. En 1727, peu avant sa mort, il fait cette remarque : “
Je ne sais pas à quoi je ressemble pour les autres, mais pour moi, je me fais l’impression de n’être qu’un petit garçon qui joue sur la plage, prenant plaisir à trouver de-ci de-là un galet un peu plus lisse, ou un coquillage un peu plus beau qu’à l’ordinaire, alors que les réalités que j’ignore s’étendent devant moi comme une mer immense.
Newton considère Dieu comme la Source de toute vérité. La dévotion profonde qu’il témoigne à son Créateur lui fait passer plus de temps à chercher le vrai Dieu qu’à faire des découvertes scientifiques.

Il écrit également :
«
 Ce magnifique système du soleil, des planètes et des comètes n’a pu procéder que de la volonté et de la puissance d’un Être intelligent… Cet être régit toutes choses, et non comme une sorte d’âme du monde, mais comme un maître au-dessus de tout ; et c’est à cause de son pouvoir qu’il veut qu’on l’appelle « Seigneur Dieu », παντοκρατωρ [pantokratòr], ou « Celui qui règle tout »... Le Dieu suprême est un Être éternel, infini, parfait en tout point.»


 Ses croyances religieuses

Les croyances de Newton diffèrent significativement du credo de l'Église anglicane (
trinité, baptême des enfants, interprétation des prophéties) mais aussi des autres églises protestantes de son époque (églises luthérienne, calviniste, presbytérienne et anabaptiste). 

La pensée d'Isaac Newton se rapproche des unitariens et ariens,
 rejetant le dogme trinitaire. Selon lui, il appartient à chacun d'étudier soi-même la Bible, pour découvrir la vérité, et de ne pas s'en remettre au jugement d'autres personnes influencées par leur intérêt, leur éducation ou une autorité quelconque. Il conseille " d'interroger les Écritures toi-même, en les lisant souvent et en méditant en permanence ce que tu lis, tout en priant Dieu avec ardeur pour qu'il éclaire ton entendement ". Pour Newton, le culte chrétien demande un effort personnel.

Il n’a rien publié de son vivant probablement par crainte des persécutions de l’église anglicane.


 Newton étudie les Saintes Écritures avec logique

Newton est fermement convaincu qu’on peut éprouver la valeur des arguments par la logique. D’après lui, rien de ce que Dieu a créé n’est sans dessein ni sans raison ; donc les enseignements de la Bible devraient s’appuyer, eux aussi, 
sur la logique et sur la raison. Il déclare au sujet des écrits de l’apôtre Jean : “Je lui rends cette justice qu’il écrivait avec jugement ; et je considère donc le bon sens qui lui est propre comme la meilleure des choses.” Newton donne une autre raison pour laquelle il rejette la trinité : “L’homoousion [doctrine selon laquelle le Fils serait consubstantiel au Père] est inintelligible. Depuis le concile de Nicée on n’y a jamais rien compris. Or, ce qui ne peut se comprendre ne relève pas de la croyance.”

Cette façon de pensée rejoindra celle de 
Joseph Priestley (1733-1774), un scientifique, pédagogue, théologien… qui s’opposera aux dogmes et au mysticisme religieux pour baser tout son raisonnement sur l’analyse rationnelle de la nature et de la Bible.

Lien - Les unitariens

Newton a, de la même façon, défini une méthode d'interprétation des prophéties dans son traité sur l'Apocalypse, cette prophétie n'étant pas directement expliquée par la Bible. Il s'est pour cela basé sur les autres prophéties dont la narration est suivie d'une interprétation (Daniel, Ézéchiel, Sophonie, ...) et a cherché à
 établir des recoupements. Il pense en effet que toutes les prophéties de la Bible s'ajustent et se complètent les unes les autres, parfois là où il ne l'attend pas. Cette particularité suscite son admiration : " je ne puis que proclamer à voix haute l'admirable et plus qu'humaine sagesse qui resplendit dans la composition de cette prophétie [l'Apocalypse] et sa coïncidence exacte avec toutes les autres prophéties de l'Ancien et du Nouveau Testament ".


 Isaac Newton dévoile deux versets bibliques falsifiés soutenant la doctrine de la Trinité

Newton a consacré beaucoup de temps sur le 
thème de la Trinité. Il rédige un ouvrage intitulé « An Historical Account of Two Notable Corruptions of Scripture » (publié après sa mort en 1754) où il dévoile la falsification de deux versets des Écritures : 1Jean 5 :7 et 1Timothée 3 :16. Newton examine toutes les preuves disponibles à partir des textes anciens concernant ces deux passages bibliques.


1 Jean 5 :7 :

Dans la Version Autorisée (anglaise), utilisée par Newton, comme dans plusieurs versions françaises telles que les traductions d’Ostervald, de la « Colombe », de David Martin, d’Auguste Crampon, de Lemaistre de Sacy, le texte de I Jean 5:7 se lit ainsi.

1 Jean 5 :7 : « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un ».

Newton consulte les 
manuscrits grecs et latins anciens, et les premières versions de la Bible. Il constate que les mots “dans le ciel : le Père, la Parole, et le Saint-Esprit ; et ces trois-là sont un”, censés appuyer la doctrine de la trinité, n’existent pas dans le texte original grec des Écritures inspirées de Dieu. 

Il dévoile ensuite comment ce faux s’était glissé dans les versions en latin, en 
1515, d’abord sous forme de note marginale, puis dans le texte lui-même par le cardinal espagnol Ximénès.

Dans les notes de la Bible de Zürcher, il est écrit que ce passage a été ajouté dans le texte latin au 4ème siècle et seulement au 15ème siècle dans le texte grec. 
La Bible NIV ajoute dans ses notes que le passage “dans le ciel : le Père, la Parole, et le Saint-Esprit ; et ces trois-là sont un” n’apparaît nulle part dans les textes grecs avant le 16ème siècle. 

D’autres commentaires ajoutent que ce passage est clairement une falsification et qu’il a correctement été omis dans les Bibles modernes. 

The Goodspeed Parallel New Testament (Chicago ; 1943), de Edgar J. Goodspeed, p. 557 : " 
Ce verset n’a été trouvé en grec dans aucun manuscrit du Nouveau Testament ou autre texte antérieur au treizième siècle. On ne le rencontre dans aucun manuscrit grec de I Jean datant d’avant le quinzième siècle. Un manuscrit du quinzième siècle, en écriture cursive, et un autre du seizième siècle contiennent cette leçon. Ce sont là les seuls manuscrits grecs du Nouveau Testament qui renferment cette variante. Elle ne se rencontre dans aucun autre manuscrit grec du Nouveau Testament, chez aucun écrivain chrétien grec, ni dans aucune version orientale. Elle a pour principal appui deux manuscrits en latin ancien des VIème et VIIIème siècles et quelques manuscrits de la Vulgate latine, mais non les plus anciens."

Érasme ne la fit pas figurer dans sa première édition du Nouveau Testament en grec (1516), pas plus que dans la seconde (1519). Lorsqu’on le blâma pour cette omission, il répondit imprudemment que si quelqu’un pouvait lui montrer un manuscrit grec où figurait le passage en question, il l’insérerait dans le texte. On porta alors à son attention le Codex Montfortianus, du XVIème siècle, qui contenait ce passage. Il se sentit obligé de faire figurer la variante dans sa troisième édition (1522), et c’est cette édition que Tyndale utilisa dans sa traduction du Testament grec (1525). De Tyndale, ce verset a passé dans la version du roi Jacques. Sa véracité est universellement contestée par les hellénistes et les éditeurs du texte grec du Nouveau Testament. "

Conclusion logique de tout cela : ce verset est totalement irrecevable pour prouver la Trinité.


1 Timothée 3 :16 :

Le verset de 1 Timothée 3 :16, quant à lui, déclare : « 
Et, de l'aveu de tous, le mystère de piété est grand: Dieu a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché parmi les Gentils, cru dans le monde, et élevé dans la gloire. » dans les versions françaises d’Ostervald, David Martin, Second 21, Darby, Second nouvelle édition de Genève, la Bible annotée…

Newton démontre que le texte grec a été modifié pour introduire le mot “Dieu” dans la phrase “Dieu a été manifesté en chair”.

Ainsi, dans d’autres versions de la Bible comme Louis Second, Semeur, la Colombe, Nouvelle Bible Second, TOB, Bible de Jérusalem, Auguste Crampon, Lemaistre de Sacy, André Chouraqui, la Bible Parole de vie, la Bible en français courant… 
le mot « Dieu » n’apparaît pas :

1 Timothée 3.16 : « Assurément il est grand le mystère de la piété.
Il a été manifesté dans la chair, justifié par l’Esprit, contemplé par les anges, proclamé chez les païens, cru dans le monde, exalté dans la gloire. »


La Bible de Jérusalem, traduction catholique, ajoute même cette note en bas de page : “‘Il’, au masculin, c’est le Christ.”

La Bible en français courant déclare quant à elle : « 
16 Oui, incontestablement, il est grand le secret dévoilé dans notre foi ! 
Le Christ, apparu comme un être humain, a été révélé juste par l'Esprit Saint et contemplé par les anges. 
Annoncé parmi les nations, cru par beaucoup dans le monde, il a été élevé à la gloire céleste
. »
Il en est de même pour la traduction la Bible Parole de vie

Ce verset est absent de tous les manuscrits qui ont été rédigés avant l’ère de l’imprimerie.
On le trouve pour la première fois dans le 
codex de Monfort qui se trouve au collège de la trinité à Dublin sous la référence MS 61 et date de l’an 1500.

Lien - Liste des manuscrits

Il a fallu attendre le dix-neuvième siècle pour que les traducteurs de la Bible commencent à corriger ces versets. Et 
encore aujourd’hui, de nombreuses traductions contiennent ces versets falsifiés !

Pourquoi Newton n’a-t-il pas publié toutes ces découvertes de son vivant ? 
En 1710, son ami 
William Whiston, traducteur des œuvres de Josèphe, est expulsé de l’université de Cambridge après qu’on lui a retiré son professorat en raison de ses croyances antitrinitaires.
Un peu plus tôt en 1703, 
Thomas Emlyn est emprisonné pour les mêmes raisons. 
En 1693, 
Thomas Aikenhead, un étudiant écossais, est pendu après avoir été condamné de blasphème.
En 1655, 
John Biddle est banni et doit partir en Islande. 
Et si l’on remonte encore dans le temps, les unitaristes étaient condamnés à être brûlés vifs, comme 
Jeanne Bocher en 1550 !


 Certaines traductions de la Bible contiennent encore ces deux versets falsifiés 

Cette interpolation, que les spécialistes appellent le "comma johannique", a été 
défendue par le Vatican jusqu’en 1927, bien que plusieurs exégètes catholiques l’aient révoqué en doute dès le VIème siècle. Pourquoi ce peu d'empressement à rétablir la vérité, malgré toutes les preuves disponibles?

Et même après 1927 cette falsification demeure. Par exemple, monseigneur Knox, célèbre bibliste catholique anglais, écrivit dans une note en bas de page de sa traduction (1944) : "
Ce verset n’apparaît dans aucun bon manuscrit grec. Mais les versions latines ont pu préserver le texte exact."

La version révisée de la Bible Ostervald de 1996 ainsi que d’autres versions relativement récentes continuent de faire apparaître ce verset reconnu comme apocryphe par tous les biblistes. 

Pourquoi s’accrochent-ils ainsi à un texte falsifié ? On ne peut soutenir à la fois le mensonge et la Vérité. 

Ces traducteurs à tendance trinitaire, ne réalisent pas combien cet enseignement mensonger déshonore Dieu ni leur responsabilité devant Dieu qui demandera des comptes. Comme l’a déclaré Jésus-Christ :

Apocalypse 22 : 18-20 : « 18 Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; 19 et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. 20 Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus!… »

Deutéronome 4 :2 : « Vous n'ajouterez ni n'enlèverez rien à ce que je vous prescris; vous garderez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris. »

Deutéronome 12 :32 : « Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne; vous n'y ajouterez rien, et vous n'en retrancherez rien. »

Proverbes 30 :5, 6 : « 5 Toute parole de Dieu est pure. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent refuge en lui. 6 N'ajoute rien à ses paroles! Il te reprendrait et tu apparaîtrais comme un menteur. »

Luc 11 : 52 : « Malheur à vous, professeurs de la loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous n'êtes pas entrés vous-mêmes et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »

Apocalypse 1 : 3 : « Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui s'y trouve écrit, car le moment est proche! »

Apocalypse 22 :7 : « Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre!»


On peut aussi s’interroger sur les raisons qui ont poussé le clergé et les puissants de ce monde, depuis le concile de Nicée, à 
imposer avec autant de violence une doctrine incompréhensible qui éloigne les gens du vrai Dieu

Olivier

 


Isaac Newton lisait la Bible tous les jours. Il a compris que la Trinité n'est pas biblique.