Les antitrinitaires ou unitariens

La longue lutte pour défendre la vérité sur la nature de Dieu


 


Introduction

Le dogme de la 
Trinité affirme, depuis le premier concile de Nicée en 325 et le concile de Chalcédoine en 451, que Dieu est composé de 3 personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Ce dogme qui n’apparaît pas dans la Bible a été imposé avec force et violence à tous les chrétiens. 
Ceux qui osaient affirmer le contraire, les chrétiens 
unitariens ou antitrinitaires, finissaient brûlés vifs sur un bûcher, torturés ou emprisonnés. 

Tout au long de l’histoire, de fervents chrétiens, la plupart du temps instruits tels que des médecins, scientifiques, pédagogues, écrivains, philosophes, théologiens… se sont appliqués à rechercher la vérité religieuse 
en étudiant les Saintes Écritures avec logique et méthode.

Parmi eux, se trouvent des savants de renom comme 
Isaac Newton, le père de la gravité, William Whiston, le traducteur des écrits de Flavius Josephe et Joseph Priestley, grand scientifique qui a découvert entre autres l’oxygène.
En recherchant eux-mêmes le sens et la portée des textes bibliques, ces laïcs ont enlevé aux théologiens catholiques comme aux réformateurs protestants le monopole de l'étude et de l'interprétation de la Bible. 

Leur travail s’est souvent fait clandestinement, certains ouvrages n’ont été publiés qu’après le décès de leur auteur (Isaac Newton).

La violence des persécutions de la part des clergés catholique et protestant était telle que les défenseurs de l’unicité de Dieu ont été condamnés à disparaître pour un temps de l'Europe occidentale afin de se réfugier vers l’est, comme en 
Bohème (République Tchèque), en Pologne, en Lituanie, en Transylvanie (Roumanie) où ils ont trouvé davantage de tolérance religieuse, du moins pour un temps. 

La plupart des chrétiens unitaristes sont aussi 
anabaptistes (prônent le baptême du croyant adulte, conscient et consentant) et anticléricaux (rejettent l’existence d’un clergé prééminent et maintenant la population dans l’ignorance).  


Des églises unitariennes à partir du 15ème siècle

 Le parti mineur des Frères de Bohème anabaptistes, anti-trinitaires et anti-cléricaux. (1494-1550)
Fuyant les terribles persécutions catholiques, luthériennes et calvinistes, de nombreux unitariens, dont des 
Hussites et des Vaudois, se réfugient en Bohème (ouest de la République Tchèque). Là, ils fondent le parti mineur des Frères de Bohème .
L'un des dirigeants du parti mineur, 
Jan Kalenec, est flagellé et torturé au moyen du feu par l'Inquisition catholique en 1524 et trois autres finissent sur un bûcher. Après 1550, on n’a plus de traces du parti mineur.


La Petite Église polonaise  antitrinitaire ou unitarienne fondée par les Frères polonais en 1562 par Gonesius avec l’aide de Biandrata et Fausto Socin.
La Petite Eglise polonaise prospère, mais la liberté est de courte durée. Très vite, la situation des Frères devient de plus en plus difficile. 
Après avoir abandonné le catholicisme romain pour l'Église protestante antitrinitaire des frères polonais, 
Iwan Tyszkiewicz prêche avec zèle sa nouvelle foi ce qui lui vaut d’être arrêté et jugé pour blasphème. Refusant de se rétracter, il est condamné à mort par un tribunal polono-lituanien. 
L'exécution a eu lieu en 1611 sur la place du grand marché de Varsovie. Pour le punir d’avoir blasphémé contre Dieu, le bourreau coupe la langue de Tyszkiewicz. L'ex-catholique est ensuite 
brûlé vif pour hérésie
Le foyer principal des Frères, à Rakow, est détruit en 1638 et l'église remise aux catholiques. Vingt ans plus tard, en 1658, une Diète (assemblée politique) proscrit l'Église des Frères, donnant aux membres deux ans pour embrasser le catholicisme ou pour quitter le pays.


 L'Église unitarienne de Transylvanie (ouest de la Roumanie) fondée en 1568  par Ferenc Dávid et Biandrata. L'Église unitarienne, après une existence difficile (Contre-Réforme, Communisme), est toujours présente en Transylvanie, parmi la population hongroise, avec environ 70.000 fidèles.


Des divergences d’opinions

Tous les unitariens ou antitrinitaires rejettent avec force la doctrine de la Trinité. Dieu est 
UN SEUL, il n’est en aucun cas l’association de plusieurs composantes.

En ce qui concerne la nature de Jésus-Christ, les points de vue divergent cependant.
Certains considèrent Jésus comme le Fils unique de Dieu ayant eu une existence préhumaine et dont le sacrifice permet le rachat de l’humanité, Jésus-Christ est donc notre sauveur (Jean 3:16).
Pour d’autres, Jésus-Christ n’est qu’un homme comme les autres, sans existence préhumaine et dont le sacrifice n’apporte en rien le salut. Il serait juste un enseignant admirable d’une grande sagesse, un grand prophète, apportant la connaissance de Dieu qui mène au salut.

Nous rediscuterons de ces points ultérieurement.


De nombreux martyrs

Les persécutions à l’égard des unitariens ont été impitoyables aussi bien de la part des catholiques que des protestants.

Citons quelques noms de victimes de l’Inquisition et de l’Intolérance :

Jan Kalenec, Iwan Tyszkiewicz, Michel Servet, Hélène Weigel, Jeanne Bocher… morts brûlés vifs parce qu’ils ne croyaient pas en la Trinité.

Lien - Michel Servet

Le prochain post détaillera la vie de nombreuses personnes antitrinitaires au courage exemplaire et qui méritent tout notre respect.

Il est de notre devoir de chrétien de réaliser ce que nos frères chrétiens ont enduré sur le long chemin menant à la connaissance de Dieu. 

 


Olivier                                                                                   
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De nombreux martyrs chrétiens ont été brûlés vifs pour avoir rejeté la doctrine de la Trinité.