Le Moksha dans le Jaïnisme


 

La réincarnation

La réincarnation est également présente dans le 
jaïnisme, autre grande religion traditionnelle de l’Inde, mais sans le système de castes.

Ses disciples pratiquent toujours le renoncement et le respect de toute créature dans l’espoir d’améliorer leur
 karma. La non-violence absolue est indispensable pour obtenir le salut. 
Le but de la vie pour les jaïns est le même que pour l'hindouisme, le bouddhisme et le sikhisme : l'adepte doit atteindre l'illumination menant à la fin des transmigrations de son âme appelée 
moksha. L'humain doit sortir du flux perpétuel de ses transmigrations : le samsara, par des choix de vie appelés vœux dont le plus important est celui de l'universelle non-violence nommée ahimsâ.


Les cinq Vœux principaux sont :

1. Ne pas exercer de violence sur les êtres vivants (
ahimsâ), ou agir toujours avec compassion.
2. Ne pas mentir, ou dire toujours la vérité.
3. Ne pas voler, ou être honnête.
4. Ne pas commettre d'impuretés sexuelles, ou être chaste.
5. Ne pas posséder de biens matériels, ou pratiquer le détachement.
Le vœu de non violence va jusqu’à interdire la viande, le poisson, les œufs, toutes les plantes qui poussent sous la terre car on pourrait faire mal aux petites créatures qui vivent sous la terre.


 2 sectes

Contrairement au bouddhisme (apparu au même moment et dans la même région), le jaïnisme n’a pas quitté l’Inde (ils sont plus de 4,2 millions). 
Au 1er siècle av J-C, le jaïnisme s’est divisé en deux sectes :

-Les 
Jvetambara, vêtus de blanc. Les moines portent un masque sur la bouche pour éviter d’avaler un insecte et mangent seulement le jour afin de n’avaler aucun moustique. 

-Les 
Digambara : vêtus d’espace, chez lesquels la femme n’a aucune chance de salut. Elle ne pourra y accéder que lorsqu’elle se sera réincarnée en homme. Les jaïns Digambara renoncent à tout désir de possession jusqu’à leurs vêtements. Il y a 14 stades à franchir, dès le 11ème stade : ils sont complètement nus. Ils se déplacent, munis de leur seul balai en plumes de paon afin d'écarter les insectes de leur chemin sans les écraser. 

La méditation et le jeûne sont aussi des pratiques jaïnes.

Le 
Siddha (terme sanskrit qui signifie « accompli, réalisé, obtenu ou parfait ») est celui qui a atteint le but suprême ou la perfection, c’est-à-dire l'éveil, le moksha. Les yogis croient qu'à ce stade, l'être est doué de pouvoirs surnaturels ou merveilleux (les Siddhi). 


Olivier