« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l'âme »


« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l'âme »


 

 

 Jésus a annoncé des persécutions pour les fidèles chrétiens :

Jésus savait que ses disciples seraient persécutés, c’est pourquoi il les compare à des brebis au milieu des loups et il leur conseille d’être prudents comme les serpents mais purs comme les colombes.

Il les prévient qu’ils seraient détestés, arrêtés, trahis, livrés aux tribunaux, emprisonnés, fouettés et même tués. En effet, le disciple n’est pas supérieur au maître (Matthieu 10 : 16-28).

 

Jésus leur conseille de se méfier des hommes et de ne pas avoir peur d’eux (Matthieu 10 : 17, 26).

Il leur faudra courageusement endurer jusqu’à la fin, « celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » (Mat 10 :22).

 

 

 

Le Christ va jusqu’à dire à ses disciples :


Matthieu 10 : 28 : « Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent pas tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne. » Darby

 

 (détruire ou faire périr / disparaître / mourir / perdre / l’âme et le corps selon les traductions)


Dans ce verset Jésus nous demande de ne pas avoir peur de nos persécuteurs. Même, si, dans le pire des cas, on nous ôtait la vie, ceux qui tuent les fidèles chrétiens ne tuent que leur corps, mais pas leur âme.

Est-ce que cela signifie que notre âme est immortelle ? Se détacherait-t-elle de notre corps si l’on nous tuait ?

 

 

 

 Dans la Géhenne

 

Le fait que les persécuteurs ne peuvent tuer l’âme signifie-t-il qu’elle est immortelle ?

Non. Si l’on lit la deuxième partie du verset, il est écrit : « craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne. » L’âme peut donc être détruite ou mourir ou disparaître ou périr dans la géhenne, selon les traductions.

Mais alors comment concilier les deux parties du verset 28 ? 

 

La géhenne désigne un lieu : La Vallée de Hinnom, rendu en grec par Géenna, une vallée profonde et étroite située au sud de Jérusalem.

La vallée de Hinnom servait de dépotoir extérieur à la ville. Des feux y brûlaient continuellement afin de réduire la quantité de déchets et éviter la propagation de maladies. Une pestilence émanait à des lieues à la ronde. On y jetait même les cadavres de criminels, jugés indignes d’un tombeau funéraire.

 

Ce lieu d’immondices est un symbole de destruction totale et définitive.

 

Lien - La Géhenne ou vallée de Hinnom

 

La géhenne désigne La Vallée de Hinnom, en grec Géenna, une vallée profonde et étroite au sud de Jérusalem. La vallée de Hinnom servait de dépotoir extérieur à la ville. Des feux y brûlaient continuellement afin de réduire la quantité de déchets.

 

 

Le corps et l'âme qui périssent dans la géhenne sont traités comme des détritus, ils n’ont droit à aucun honneur, aucun respect. Ils sont condamnés à la destruction éternelle et ne reviendront plus.

La Géhenne s’apparente à l’étang de feu et de soufre dans lequel sont jetés tous les opposants à Dieu tels que le diable, le faux prophète, la bête et tous ceux qui lui portent allégeance. Il illustre la seconde Mort, celle d’où l’on ne revient jamais.

 

 

 « craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne. »

Qui est celui qui peut tuer l’âme et le corps dans la Géhenne ?

Celui qui condamne à la Géhenne est le futur juge de la terre qui va régner au Nom de son Père, il s’agit de Jésus-Christ lui-même (et par extension de ses cohéritiers qui vont juger la terre à ses côtés).

C’est pourquoi certaines traductions comme la Bible de Jérusalem mettent une majuscule à « Celui ».

 

Il nous faut bien plus craindre le jugement divin que le jugement des hommes car il entraînera une terrible condamnation, une destruction totale sans espoir de résurrection.

A l’inverse, le chrétien qui a perdu la vie en restant fidèle jusqu’à la fin est assuré d’être ressuscité et de bénéficier des innombrables bénédictions du règne millénaire.

 

 

Yves Langevin

 

 

 

 Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps mais qui ne peuvent tuer l’âme

 

Nos persécuteurs peuvent nous prendre nos biens, notre liberté et notre vie. Cependant, ils ne peuvent prendre notre cœur, nos pensées, nos convictions, notre être profond, notre âme.

Au verset 28, l'âme désigne ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Notre personne vraie, NOUS.
Ainsi Jésus nous demande de ne pas craindre ceux qui ne peuvent tuer notre âme, c’est-à-dire 
notre personne intérieure, nos convictions, notre intégrité profonde

 

D’ailleurs, l’expression « vendre son âme au diable » s'applique à toute personne qui est prête à perdre sa dignité, ses valeurs morales ou sa liberté en échange de quelque chose (qui au moins temporairement lui paraît extrêmement désirable ou avantageux). 

 

Jésus nous encourage à ne pas craindre les hommes qui, au pire, peuvent nous ôter la vie. Il nous exhorte à craindre Dieu qui, lui, peut effacer notre nom du livre de vie de l’Agneau, nous ôter l’espérance de la vie éternelle et nous condamner à une destruction totale et définitive dans l’étang de feu symbolique.

 

Jésus nous encourage à ne pas craindre les hommes qui peuvent au pire nous ôter la vie. Il nous dit de craindre Dieu qui peut effacer notre nom du livre de vie, nous ôter l’espérance de la vie éternelle et nous condamner à une destruction définitive.

Yves Langevin

 

 

 

 Conclusion

 

Tout comme nos compagnons chrétiens des premiers siècles, les fidèles chrétiens de notre époque vont également, pendant la grande Tribulation, subir de nombreuses persécutions de la part des gouvernements soumis à la bête.

Tous ceux qui refuseront de porter allégeance à la bête, le gouvernement mondial dirigé par l’antichrist, pourraient perdre leur droits, leur emploi, leurs biens, leur santé, leur liberté et peut-être même leur vie.

 

Il nous faudra cependant endurer jusqu’à la fin et ne pas céder aux pressions, ne jamais nous soumettre à la bête à qui Satan a donné son trône car nous y perdrions notre âme et renoncerions aux promesses divines.

 

Tous ceux qui refuseront de porter allégeance à la bête, gouvernement mondial dirigé par l’antichrist, pourraient perdre leur droits, leur emploi, leurs biens, leur santé, leur liberté et peut-être leur vie. Il nous faudra endurer jusqu’à la fin !

IMGBIN - endurance

 

 

Olivier

 

Sauf indication spéciale, les versets ont été tirés de la traduction Segond 21


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Commentaires: 5
  • #1

    Olivier (jeudi, 06 octobre 2022 12:13)

    Bonjour Eldin

    Premièrement, j’attire votre attention sur la différence entre « Enfer » et « Géhenne » qui n’ont pas du tout le même sens.
    Pour cela, je vous invite à lire cet article qui résume ces différences :

    https://www.apocalypse-enfin-clair.com/croyances-et-dogmes/l-enfer/l-enfer-conclusion/

    La définition que vous avez relevée sur le sens du mot « perdre » est intéressante car elle est associée à la destruction, la ruine totale, à la mort.

    Raisonnons donc par l’absurde comme vous le faites.
    ►Quel serait le but d’infliger des supplices abominables et éternels à une personne qui n’aura pas fait le bon choix ?
    Est-ce pour votre satisfaction personnelle que vous désirez entendre les cris de souffrance absolue des personnes torturées brûlées vives dans le feu pendant que vous, qui avez fait le bon choix, vous profiterez de votre doux Paradis ?

    ►Quel genre de Dieu adorerions-nous ? Un Dieu qui accorde le LIBRE ARBITRE et qui ensuite punit celui qui ne se soumet pas à lui à être brûlé vif sans fin, en lui infligeant les pires supplices que l’on puisse imaginer, dépassant des loin les pires sadiques de l’histoire, car même les pires humains n’ont jamais fait une telle chose ?

    ►La Bible nous assure que le Tout-Puissant est un Dieu d’Amour et de Justice, et son Fils Jésus est à son image.
    Est-ce JUSTICE d’infliger une éternité de supplices, les pires tortures indescriptibles que l’on puisse imaginer, et cela SANS FIN pour punir quelqu’un de ne pas avoir choisi Jésus ??? Ou pour le punir pour quelques erreurs commises au cours de leur bien courte vue déjà si difficile ?
    Même la loi mosaïque qui infligeait vie pour vie, dent pour dent, œil pour œil… était basée sur un principe d’équivalence. Où serait l’équivalence dans cette terrible croyance des supplices éternels ?

    ►Comment pouvez-vous considérer que la mort éternelle n’est pas une sanction ? D’un côté on propose à ceux qui se soumettent à Dieu et au règne messianique de son Fils la vie éternelle dans des conditions de paix et de bonheur optimales, d’un autre côté ceux qui n’auront pas fait le choix de cette soumission subiront la destruction éternelle sans jamais profiter des innombrables bénédictions du Royaume de Dieu.
    Vous pensez que ce n’est pas une punition ?
    Lorsque les personnes vont comprendre ce qu’elles ont raté, n’y aura-t-il pas des pleurs et des grincements de dents ?

    2 Thessaloniciens 1:9 : « lesquels subiront le châtiment d'une destruction éternelle de devant la présence du Seigneur et de devant la gloire de sa force, »

    Matthieu 22:13 : « Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

  • #2

    Olivier (jeudi, 06 octobre 2022 12:14)

    Comment comprendre les paroles de Jésus concernant la fournaise ardente ?
    Matthieu 13:50 : « et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

    Il ne faut jamais oublier que Jésus parlait très souvent à l’aide de Paraboles, de métaphores, d’allégories et d’hyperboles (à ne pas lire au premier degré).
    Dans ce même chapitre 13 de Matthieu, Jésus nous explique, en effet, qu’il s’exprime en paraboles afin que seuls ceux dont le cœur est bien disposé puissent les comprendre (voir Matthieu 13 : 10-17).

    Il faut lire le contexte, l’ensemble du chapitre 13 de Matthieu où Jésus compare le monde à un champ dans lequel poussent de la mauvaise herbe et du bon blé. Le moment venu, l’ensemble aura suffisamment poussé pour qu’on puisse clairement faire la différence entre le bon blé et la mauvaise herbe, ce sera alors le moment de la moisson de la terre.

    Matthieu 13 :30 : « Laissez l'un et l'autre pousser ensemble jusqu'à la moisson et, au moment de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d'abord la mauvaise herbe et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.'»

    Le bon blé est récolté et conservé précieusement dans les greniers à blé.
    La mauvaise herbe est brûlée pour la faire disparaître.

    Les disciples demandent alors à Jésus plus d’explications sur la Parabole du bon blé et de la mauvaise herbe :

    Matthieu 13 :36-43 : « 36 Alors Jésus renvoya la foule et entra dans la maison. Ses disciples s'approchèrent de lui en disant: «Explique-nous la parabole de la mauvaise herbe dans le champ.» 37 Il [leur] répondit: «Celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme; 38 le champ, c'est le monde; la bonne semence, ce sont les enfants du royaume; la mauvaise herbe, ce sont les enfants du mal; 39 l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable; la moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges. 40 Tout comme on arrache la mauvaise herbe et la jette au feu, on fera de même à la fin du monde: 41 le Fils de l'homme enverra ses anges; ils arracheront de son royaume tous les pièges et ceux qui commettent le mal, 42 et ils les jetteront dans la fournaise de feu où il y aura des pleurs et des grincements de dents. 43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles [pour entendre] entende. »

    Il est écrit : « Tout comme on arrache la mauvaise herbe et la jette au feu ».

    Que se passe-t-il lorsqu’on jette de la mauvaise herbe au feu ?
    Il lui fait combien de secondes pour être consumée et disparaitre à tout jamais ?
    On peut dire, n’est-ce pas que sa disparition est quasi-instantanée et il n’en reste que des cendres.

  • #3

    Olivier (jeudi, 06 octobre 2022 12:15)

    ►Cette parabole n’est pas sans nous rappeler celle de l’arbre qui ne porte pas de bons fruits.

    Luc 3 :9 : « (…) tout arbre qui ne porte pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. » - Semeur
    (aussi Matthieu 7 :19).

    Qu’arrive-t-il alors à l’arbre ? Il est brûlé, réduit en cendres, il n’existe plus.

    Cela rejoint une autre comparaison de Jésus et de l’apôtre Pierre : la destruction de Sodome et Gomorrhe.

    ►La fin de ce monde est comparée à la destruction de Sodome et Gomorrhe et au déluge.

    2 Pierre 2 :5,6 : « 5 Il n'a pas épargné non plus l'ancien monde, bien qu'il ait sauvé huit personnes dont Noé, ce prédicateur de la justice, lorsqu'il a fait venir le déluge sur un monde impie. 6 Par ailleurs, il a condamné [à la destruction] et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe pour les donner en exemple à ceux qui par la suite vivraient dans l'impiété,» - Segond 21

    Qu’est-il arrivé aux personnes qui sont mortes pendant le déluge ? Elles ont été emportées par l’eau, elles n’existent plus.
    Qu’est-il arrivé aux habitants des villes immorales de Sodome et Gomorrhe ? Ils ont été détruits par Dieu, réduits en cendres c’est-à-dire à néant, ils n’existent plus.
    La même chose arrivera à ceux qui pratiquent le mal lorsque Jésus interviendra, et cela est très proche.

    2 Pierre 3 :7 : « Mais les cieux et la terre de maintenant, la même parole les réserve et les garde pour le feu, en vue du jour où les hommes impies seront jugés et périront. »

    A noter que, dans la Bible, le feu est un symbole de condamnation divine, de destruction totale, de disparition définitive.

    Esaïe 30 :27 : « Le nom de Iehovah vient de loin, sa colère brûle, son feu est violent, ses lèvres sont pleines de fureur et sa langue un feu dévorant; » - Samuel Cahen

    Ézéchiel 22 :31 : « Alors j'ai déversé sur eux ma fureur; dans le feu de mon emportement, je les ai exterminés. J'ai fait retomber leur conduite sur leur tête, oracle du Seigneur Yahvé. » - Bible de Jérusalem

    Je vous exhorte vivement à revoir votre conception de Dieu et la croyance en un lieu de supplices éternels qu’il utiliserait pour torturer sans fin ceux qui ne se sont pas ralliés à lui.
    En effet, je suis convaincu que cette croyance est la pire insulte que l’on puisse faire à Dieu, n’a-t-elle pas déjà d’ailleurs éloigné de très nombreuses personnes de lui, et c’est compréhensible car elle ne correspond en rien à la notion d’un Dieu d’Amour et de Justice.

  • #4

    PLASSARD Alain (mardi, 10 janvier 2023 17:32)

    Vous êtes incohérent! Tantôt vous affirmez que l'âme n'est pas immortelle, tantôt qu'elle peut être sauvée. Prenez garde à ne pas sombrer dans le narcissisme dans lequel vous perdriez définitivement votre âme, Dieu s'opposant aux orgueilleux. Ne soyez pas nombreux à devenir docteurs, nous n'en serons jugé que plus sévèrement punis a écrit Jean.

  • #5

    Olivier (mardi, 10 janvier 2023)

    Bonsoir Alain

    Je vous invite à relire l'article avec attention. Il est écrit: "notre âme, c’est-à-dire notre personne intérieure, nos convictions, notre intégrité profonde…" - c'est cela qui peut être détruit si nous cédons au diable.
    D’ailleurs, l’expression « vendre son âme au diable » s'applique à toute personne qui est prête à perdre sa dignité, ses valeurs morales ou sa liberté en échange de quelque chose (qui au moins temporairement lui paraît extrêmement désirable ou avantageux).

    L'âme désigne ici ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Notre personne vraie, NOUS.

    Il n'existe aucune partie immatérielle qui se détacherait à notre mort et que vous pourriez associer à des esprits.
    La mort est comparée à un profond sommeil dans un lit de poussière d'où nous attendons la résurrection.

    Sachez que j'assume pleinement chacune de mes paroles et de mes enseignements. Il ne peut en être autrement lorsque l'on se permet d'enseigner la Parole divine.