Les Pères apostoliques et le Millénarisme


Les Pères apostoliques et

le Millénarisme


 

 

 Le Millénarisme et les premiers chrétiens

 

Le Millénarisme est la croyance selon laquelle Jésus-Christ règnera, avec ses fidèles cohéritiers, sur la terre pendant 1000 ans, afin d’y rétablir, après un temps d’épreuves et la venue de l’antichrist, des conditions de bonheur optimales pour les humains.

 

 

De ce fait, les Millénaristes croient en un Paradis terrestre, et non céleste, sous ce règne messianique de justice et de paix.

 

Le Millénarisme est la croyance selon laquelle Jésus-Christ règnera, avec ses fidèles cohéritiers sur la terre pendant 1000 ans, afin d’y rétablir, après un temps d’épreuves et la venue de l’antichrist, des conditions de bonheur optimales pour les humains

Esaïe 32'17- Robert C de Pixabay

 

 

Le sabbat ou septième jour est interprété comme le règne terrestre du Messie, après 6000 ans d’histoire humaine, 1000 ans étant comme un jour pour Dieu (2 Pierre 3 :8 ; Psaumes 90 :4).

 

Le chapitre 20 de lApocalypse de Jean fait une description de ce futur règne millénaire. Par ailleurs, l’apôtre Paul écrit :

2 Timothée 2 :12 : « si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui (…). »

 

Les Pères apostoliques étaient généralement millénaristes.

 

On désigne sous l'expression de Pères apostoliques, des hommes ou des écrits anonymes de la période qui a suivi immédiatement celle des apôtres.
Ces auteurs chrétiens ont vécu entre la fin du 1er siècle et la première moitié du 2ème siècle, généralement 
entre 90 et 160 ap J-C.
Ils sont dit « 
apostoliques » en raison de leur proximité avec l’enseignement qu’ils ont reçu directement des Apôtres ou de leurs disciples et dont ils se réclament avec fidélité.

Leurs écrits qui constituent les premiers témoignages des communautés chrétiennes après les écrits du Nouveau Testament sont de ce fait proches de l’enseignement des apôtres.

 

Parmi les écrits et auteurs apostoliques millénaristes, nous trouvons par exemple : La Didachè ; l’épitre de Barnabé ; Papias de Hiérapolis ; Irénée de Lyon ; Tertullien ; Justin de Naplouse.  

Papias de Hiérapolis était tenu pour la principale autorité chez les millénaristes comme Irénée, Justin, TertullienCommodien.

Nous pouvons aussi citer Hippolyte, Méthodius, Népos, évêque d’Arsinoé en Égypte, Victorin de Pettau, Lactance, les apollinaristes, Ambroise, Sulpice-Sévère, ou si l’on veut Martin, qui sont à cet égard de la vieille tradition.
Jusqu’au Ve siècle, des chrétiens fidèles à l'enseignement des apôtres soutiennent encore que la venue de l’Antichrist et la ruine de toutes les nations laisseront la place a
règne millénaire du Christ.


Irénée a déclaré à juste titre :

« Ainsi, il est certain que saint Jean a prédit clairement la première résurrection des justes, et leur règne futur sur la terre ; et ses prophéties sont entièrement concordantes avec celles des prophètes sur le même sujet. » (chap XXXVI livre 5 – Traité contre les hérésies)

Le millénarisme bien que farouchement
 combattu n’a jamais été qualifié d’hérésie, il aurait fallu pour cela éliminer d’abord l’Apocalypse du Canon.  

Selon le spécialiste Jean Delumeau, le millénarisme a perduré au sein de l’Eglise chrétienne jusqu'à Augustin d’Hippone (354-430). Celui-ci a fait reculer la croyance millénariste car il voyait en elle des perspectives d'avenir trop charnelles ou matérielles et pas assez spirituelles. Il proposa donc une lecture symbolique de l'Apocalypse et enseigna que la naissance du Christ a fait commencer les mille ans de son règne terrestre. Les instances officielles de l’Eglise catholique romaine entérinèrent cette interprétation.

 

Je vous propose de découvrir quelques témoignages apostoliques de la croyance millénariste.

 

écrits et auteurs apostoliques millénaristes: La Didachè ; l’épitre de Barnabé ; Papias de Hiérapolis ; Irénée de Lyon ; Tertullien ; Justin de Naplouse; Jusqu’au Ve siècle, les chrétiens soutiennent la venue de l'antéchrist puis du règne millénaire.

Image par Gundula Vogel de Pixabay

 

 

 La Didachè ou doctrine des 12 apôtres (entre 70 et 150)

 

La Didachè est un manuel d’enseignement qui était lu dans les églises ; les historiens situent sa rédaction entre 70 et 150.

 

Le chapitre 16 est consacré au retour du Christ.  Dans les derniers jours l’amour se changera en haine, les faux prophètes et les corrupteurs se multiplieront et le monde se retrouvera sous la domination du grand Séducteur, l’antichrist ou antéchrist.

 

L’espérance des chrétiens d’alors est le retour du Christ après un temps d’épreuves pour régner sur la terre avec ses cohéritiers (« les saints avec lui »).

Il est écrit en effet : « Le Seigneur viendra et tous les saints avec lui ». Alors le monde « verra » le Seigneur « venant sur les nuées du ciel ».
Cette croyance est en parfaite harmonie avec les paroles de Jésus, l’Apocalypse de Jean, le livre de Daniel et d’autres passages de la Bible.


16. « Veillez » sur votre vie ; ne laissez ni « s'éteindre vos lampes » ni se détendre « la ceinture de vos reins » ; mais « soyez prêts car vous ignorez l'heure où notre Seigneur viendra ». Assemblez-vous fréquemment pour rechercher ce qui intéresse vos âmes, car tout le temps de votre foi ne vous servira de rien, si au dernier moment vous n'êtes devenus parfaits. Car aux derniers jours on verra se multiplier les faux prophètes et les corrupteurs, les brebis se changer en loups et l'amour en haine. Avec les progrès de l'iniquité, les hommes se haïront, se poursuivront, se trahiront les uns les autres ; et alors paraîtra le Séducteur du monde, se donnant pour Fils de Dieu ; il fera « des signes et des prodiges », la terre sera livrée entre ses mains, et il commettra des iniquités telles qu'il n'en fut jamais commis depuis le commencement des siècles.
Alors toute créature humaine entrera dans le feu de l'épreuve : « beaucoup se scandaliseront » et périront ; « mais ceux qui auront persévéré » dans leur foi « seront sauvés » par Celui-là même qui aura été un objet de malédiction. Alors « apparaîtront les signes » de la vérité : premier signe, les cieux ouverts ; deuxième signe, le son de la trompette ; troisième signe, la résurrection des morts ; non de tous, il est vrai, mais, selon qu'il a été dit : « Le Seigneur viendra et tous les saints avec lui ». Alors le monde « verra » le Seigneur « venant sur les nuées du ciel ». »

 

Pour en savoir plus :

 

Lien - La Didachè ou doctrine des 12 apôtres

 

La Didachè et l'Eglise primitive - Emile Besson

 

 

 

 Clément de Rome (1er siècle)

 

Clément rappelle les prophéties des Psaumes et des Proverbes annonçant une terre débarrassée de l’iniquité.

L’espérance des chrétiens de l’époque était de vivre en paix sur une terre purifiée du mal et débarrassée des impies. On peut associer cette espérance au retour du Christ, ainsi que l’avait compris la Didachè, qui viendra avec tous ses saints, ses cohéritiers, après un temps de tribulation.

XIV : 4, 5 : « 4. Car il est écrit: " Les doux habiteront la terre et les innocents y seront laissés; mais les pécheurs en seront exterminés " (Pr 2, 21-22; Ps. 36, 9, 38). 5. Et encore: " J’ai vu l’impie hausser sa taille, s’élever comme un cèdre du Liban: je suis passé, voici qu’il n’était plus; je l’ai cherché et je ne l’ai pas trouvé. Garde l’innocence et observe le droit, car il y a une festivité pour l’homme pacifique " (Ps. 37, 35-37). »

 

Lien - L’épître aux Corinthiens de Clément de Rome

 

Clément rappelle les prophéties des Psaumes et des Proverbes annonçant une terre débarrassée de l’iniquité. L’espérance des chrétiens de l’époque était de vivre en paix sur une terre purifiée du mal et débarrassée des impies. Les doux habiteront la terre

1001 versets

 

 

 L’épître à Barnabé (œuvre chrétienne composée entre la fin du 1er siècle et le début du IIe siècle)


La fin approche et Jésus va prendre possession de son héritage après qu’une petite corne (l’antichrist) aura abaissé 3 autres rois. Les fidèles chrétiens seront alors maîtres de la Terre et entreront pleinement dans l’héritage du testament du Seigneur qui viendra juger les vivants et les morts.


IV : 3-5 : « 3. Le scandale de la fin s'est approché, comme dit l'Écriture par la bouche d'Énoch. Le Seigneur a réduit les temps et les jours afin que se hâtât son bien-aimé, et qu'il entrât en possession de son héritage.
4. Le prophète aussi s'exprime ainsi: " Dix royaumes se lèveront sur la terre; après eux se lèvera un petit roi la qui soumettra à la fois trois des rois.
5. Et Daniel dit encore à ce propos: " Je vis la quatrième bête féroce, puissante, et terrible plus que tous les monstres marins; il lui poussa dix cornes, d'où sortit une petite corne qui abaissa d'un coup trois des grandes cornes ". »

VI :17-19 et VII :1,2 : « C'est donc bien nous qu'il a conduits dans cette terre excellente. 17 Pourquoi donc le lait et le miel? Parce que l'enfant est nourri d'abord de miel, puis de lait. C'est pourquoi nous aussi, nourris par la foi en la promesse et par la parole, nous vivrons et serons les maîtres de la terre. 18 Le Seigneur avait prophétisé comme nous disions plus haut: " Qu'ils croissent et se multiplient et dominent sur les poissons " (Gn 1,28 ). Or, qui donc peut maintenant commander aux bêtes, aux poissons, aux oiseaux du ciel? Car il nous faut remarquer que commander, c'est avoir le pouvoir d'imposer l'ordre donné. 19 Or ceci n'est pas encore réalisé; le Seigneur nous a dit quand il en serait ainsi: lorsque nous serons entrés pleinement dans l'héritage du testament du Seigneur. »

7 1,2 : « 1 Mettez-vous donc dans l'esprit, enfants de l'allégresse, que notre excellent Seigneur nous a tout révélé d'avance afin que nous sachions à qui doivent aller toujours nos actions de grâces et nos louanges. 2 Or, si le Fils de Dieu, lui, le Seigneur, " qui doit juger les vivants et les morts " (2Tm 4,1) a souffert pour que ses meurtrissures nous donnent la vie, croyons aussi que le Fils de Dieu n'a pu souffrir qu'à cause de nous. »

 

XV : 5 : « Il se reposa le septième " veut dire : lorsque son Fils sera venu mettre une fin au temps de l'"injuste", juger les impies, métamorphoser le soleil, la lune et les étoiles, alors il se reposera le septième jour.

7 Mais remarquez-le bien, nous n'entrerons pleinement dans le repos pour le sanctifier, que lorsque nous serons nous-mêmes justifiés ; nous serons en possession de la promesse, lorsqu'il n'y aura plus d'injustice et que le Seigneur aura renouvelé toutes choses. Alors nous pourrons sanctifier le septième jour, ayant été nous-mêmes d'abord sanctifiés. »

 

Lien - L'épître de Barnabé

 

Lien – L’épître à Barnabé (les Pères apostoliques)

 

La fin approche et Jésus va prendre possession de son héritage après qu’une petite corne (l’antichrist) aura abaissé 3 autres rois. Les fidèles chrétiens seront alors maîtres de la Terre et entreront pleinement dans l’héritage du testament du Seigneur.

Le Codex Sinaiticus contient l'Épître de Barnabé
sous le titre
 ΒΑΡΝΑΒΑ ΕΠΙΣΤΟΛΗ à partir du cahier 91, folio 2r, col. 2

 

 

 

 Papias de Hiérapolis et l’espérance du règne millénaire du Christ sur la terre

Papias de Hiérapolis
 (v70-v155) a récolté des enseignements qu’il a pu entendre de vive voix de la part de chrétiens proches des apôtres.

 

Eusèbe de Césarée dans son ‘Histoire ecclésiastique’ parle de la croyance millénariste de Papias :

 

 « [11] Le même Papias ajoute d'autres éléments qui lui seraient venus, dit-il, par une tradition orale, telles que certaines paraboles étranges et certains enseignements du sauveur ainsi que d'autres récits tout à fait fabuleux. [12] II dit, notamment, qu'il y aura mille ans après la résurrection des morts, que le règne du Christ sera matériel et aura lieu sur la terre. Je pense que cette conception vient de ce qu'il a mal compris les récits des apôtres et n'a pas vu qu'ils se servaient de figures et s'exprimaient dans un langage symbolique. » - (Histoire ecclésiastique – Livre III – chap. XXXIX)

 

Papias affirme que le règne du Christ aura lieu physiquement et de manière concrète sur la terre. Ce règne durera 1000 ans après la résurrection des morts.

 

Eusèbe de Césarée (qui a vécu entre le IIIe et le IVe siècle) ne partage pas cette croyance qu’il qualifie « d’étrange et bizarre », pourtant partagée par plusieurs auteurs chrétiens du IIe siècle.
Il constate qu’un 
très grand nombre d’écrivains ecclésiastiques ont adopté les mêmes opinions que lui, comme Irénée et « d’autres qui ont pensé les mêmes choses que lui ».

 

Lien – Eusèbe de Césarée – Histoire ecclésiastique – Livre III – chap. XXXIX

 

 

Papias affirme que le règne du Christ aura lieu physiquement et de manière concrète sur la terre. Ce règne durera 1000 ans après la résurrection des morts.

Hiérapolis (en Turquie) - wikipédia



Irénée de Lyon rapporte aussi un passage de Papias :
« Il viendra des jours où naîtront des vignes, dont chacune contiendra dix mille ceps, et dans chaque cep il y aura dix mille bras, et dans chaque bras dix mille rejetons, et dans chaque rejeton dix mille grains, et chaque grain pressé donnera vingt-cinq mille muids de vin. Et, quand un des saints saisira une des grappes, une autre criera : « Je suis meilleure, prends-moi ; bénis Dieu à mon sujet. » De même, chaque grain de froment produira dix mille épis, et chaque épi donnera dix mille grains, et chaque grain dix mille livres de farine. Il en sera de même pour les arbres fruitiers, pour les graines, pour les herbes, selon leurs propriétés particulières. Et tous les animaux, usant pour nourriture des simples fruits de la terre, seront pacifiques, bienveillants les uns pour les autres, soumis et respectueux envers l’homme. »

Ce passage met en évidence une nourriture à profusion sur la terre et la paix entre les humains et les animaux.

De nombreux Pères ont lutté contre la croyance millénariste comme Origène, Denys d’Alexandrie, Eusèbe et les Pères hellénistes… Certains ont cherché à se débarrasser du livre de l’Apocalypse.

Mais 
Papias restait fidèle à la pensée primitive. Irénée l’estimait grandement, le plaçant immédiatement après les apôtres, sur le même pied que Polycarpe, parlant de lui comme d’ « un homme ancien ».
Il était tenu pour la principale autorité chez les 
millénaristes comme Irénée, Justin, Tertullien, Commodien.

 

Lien - Papias de Hiérapolis

 

 

 

 Polycarpe de Smyrne espérait pouvoir régner avec le Christ

 

Polycarpe de Smyrne (v70-v155 ou 167) est mort brûlé vif sous Marc Aurèle.


II :1 : « A lui tout est soumis, au ciel et sur terre; à lui obéit tout ce qui respire, il viendra juger les vivants et les morts (Ac 10 :42)»

Jésus viendra juger les vivants et les morts. Les Apôtres et fidèles disciples de Jésus-Christ qui sont morts ont été ressuscités et se trouvent auprès de Jésus pour régner avec lui :

IX : 2 : « et en Paul lui-même et les autres Apôtres ; 2. persuadés que tous ceux-là n’ont pas couru en vain (Ga 1.2; Ph 2.16), mais bien dans la foi et la justice, et qu’ils sont dans le lieu qui leur était dû près du Seigneur avec qui ils ont souffert. « Ils n’ont pas aimé le siècle présent » (cf. 2Ti 4.10), mais bien celui qui est mort pour nous, et que Dieu a ressuscité pour nous.»

V :2 : «il nous a promis de nous réveiller d'entre les morts, et que, si notre conduite est digne de lui, nous régnerons aussi avec lui ».

XI :2 : « ou ignorons-nous que les saints jugeront le monde, comme l'enseigne Paul ? »


Les premiers chrétiens avaient l’espoir de régner avec le Christ et, avec lui, de juger les habitants de la terre, les vivants et les morts.

 

Lien- La lettre aux Philippiens de Polycarpe de Smyrne

 

 

Selon Polycarpe de Smyrne, Jésus viendra juger les vivants et les morts. Les Apôtres et fidèles disciples de Jésus-Christ qui sont morts ont été ressuscités et se trouvent auprès de Jésus pour régner avec lui.

Polycarpe au bûcher -  Détail d'une fresque du monastère de Dionysiou au Mont Athos - wikipedia

 

 

 Justin de Naplouse (100-165)

 

Justin de Naplouse est millénariste et croit dans la seconde venue de Jésus dans la gloire ainsi que le prophétisent les Évangiles et le livre de l'Apocalypse.

 

Justin a écrit, qu’au retour du Christ, les morts seront ressuscités, les estropiés et les malades complètement guéris, tous les humains seront jugés.

« Il doit aussi revenir du ciel, au milieu de la gloire. Écoutez sur ce sujet la prophétie de Jérémie. [9] Telles sont ses paroles : « Voici que le fils de l’homme vient sur les nuées du ciel, et ses anges sont avec lui. » - Grande Apologie LI
Polycarpe au bûcher -  Détail d'une fresque du monastère de Dionysiou au Mont Athos.
« Il sera l’attente des nations. » Cette parole signifiait que dans toutes les nations on attendrait son second avènement. Or vous pouvez le voir et vous convaincre du fait : dans toutes les nations, on espère en ce crucifié de la Judée, après la mort duquel la patrie des Juifs a été conquise par vos armes et livrée entre vos mains. » - Grande Apologie XXXII

 

« Les faits passés, qu’on ne connaissait que par les prophéties, se sont réalisés. Il en sera de même des autres ; on les ignore, on n’y croit pas : ils arriveront cependant. Les prophètes ont annoncé un double avènement du Christ: l’un, qui a déjà eu lieu, comme d’un homme méprisé et passible ; l’autre qui aura lieu, ainsi qu’il est prédit, lorsqu’il viendra du ciel, dans la gloire, avec l’armée de ses anges. Alors, il ressuscitera les corps de tous les hommes qui ont existé, il revêtira les justes d’immortalité, (…). Nous vous montrerons que ces événements à venir ont été prédits. Le prophète Ézéchiel s’exprime ainsi : « La jointure se reliera à la jointure, l’os à l’os, et les chairs repousseront. Et tout genou fléchira devant le Seigneur, et toute langue le confessera. » Grande Apologie LII

« (…) nous espérons que les morts déposés en terre reprendront leurs corps, car rien n’est impossible à Dieu.» - Grande Apologie XVIII

XLV. Dieu, le père du monde, devait enlever le Christ au ciel après sa résurrection, et il doit l’y conserver jusqu’à ce qu’il ait frappé les démons ses ennemis, jusqu’à ce que soit complet le nombre des prédestinés, des bons et des saints, à cause desquels il n’a pas encore livré l’univers aux flammes. » - Grande Apologie XLV

XLVIII. Écoutez aussi comment il était prédit que notre Christ guérirait toutes les maladies et ressusciterait les morts. Voici la prophétie : « À son avènement, le boiteux sautera comme un cerf, et la langue des muets sera éloquente ; les aveugles verront, les lépreux seront guéris, et les morts se lèveront et se promèneront. » Or, qu’il ait accompli ces miracles, les actes de Ponce-Pilate vous en donnent la preuve. » - Grande Apologie XLVIII

 

Justin explique que les justes règneront avec Jésus sur la terre, pour cela ils revêtiront l’incorruptibilité et l’immortalité.

« S’ils se montrent par leurs œuvres dignes de ses desseins, nous savons qu’ils seront admis à vivre et à régner avec lui, devenus incorruptibles et impassibles. Car, nous croyons que de même qu’à l’origine il les a faits alors qu’ils n’étaient pas, de même, ceux qui l’auront mérité en choisissant les moyens de lui plaire, jouiront de l’immortalité et de sa société. » Grande Apologie X

Dans ces extraits de la grande apologie de Justin, nous comprenons que les chrétiens attendent le second avènement du Christ. Jésus doit revenir avec gloire accompagné de l’armée de ses anges pour juger la terre, les vivants et les morts.
A ses côtés, des chrétiens, fidèles jusqu’à la mort, revêtus de l’immortalité, 
règneront avec lui sur la terre.
Jésus et les membres de son gouvernement céleste ressusciteront les morts, guériront tous les malades ainsi qu’ils l’avaient montré sur terre par de nombreux miracles témoignant de ce pouvoir immense. Il n’y aura alors plus ni deuil, ni aveugles, ni boiteux, ni muets, ni lépreux, ni aucune autre maladie.

 

Lien – Les Apologies aux Romains de Justin de Naplouse -Partie 3: Le règne millénaire

 

Justin de Naplouse est millénariste et croit dans la seconde venue de Jésus dans la gloire ainsi que le prophétisent les Évangiles et le livre de l'Apocalypse. Justin a écrit, qu’au retour du Christ, les morts seront ressuscités et les malades guéris.

Les reliques de Justin de Naplouse et d'autres martyrs de l'Église primitive se trouvent dans l'autel latéral dédié à Sainte Anne et Saint Joachim à l'église des Jésuites à La Valette, Malte 1000 - wikipedia

 

 

 

 Irénée de Lyon a défendu la croyance millénariste dans un contexte gnostique

 

Les croyances gnostiques se répandent au cours des II e et IIIe  siècles au sein de l’Empire romain.

 

Pour les gnostiques, le monde matériel, la création, est mauvaise.

Le gnosticisme (du grec « gnosis »- connaissance) enseigne que les êtres humains sont des âmes divines emprisonnées dans un monde matériel créé par un dieu inférieur mauvais ou imparfait. Selon eux, il existe un vrai Dieu supérieur qui n’a rien à voir avec la matière.

Le salut de l’homme dépendrait d’une connaissance supérieure des choses divines, communiquée par révélation uniquement à des initiés, ainsi que sur un rejet de la matière, soumise aux forces du mal.

 

Cette doctrine se retrouve à l’opposé du vrai christianisme qui enseigne le salut offert à tous ceux qui manifestent leur foi en Jésus (Eph 2 :8,9 ; Jean 3 :16). Pour les vrais chrétiens, la seule source de la vérité est la Parole inspirée de Dieu, la Bible (Deut 4 :2 ; 12 :32 ; Prov 30 :6 : Ap 22 :18-19).

 

Parmi les écrits de nature gnostique on peut citer l’Evangile de vérité, l’Evangile selon Thomas, l’Evangile selon Marie, la Pistis sophia, l’Evangile de Judas, le livre des secrets de Jean, le Livre sacré du Grand esprit invisible ou encore l’Apocalypse d’Adam.

Les dernières traces des gnostiques (qui s’étaient implantés jusque dans la vallée du Rhône) remontent au Vsiècle de notre ère. Jusqu’au Moyen Âge, cette doctrine survécut toutefois à travers d’autres courants de pensée comme le manichéisme, le mandéisme, ou encore la kabbale.

 

 

Irénée de Lyon (v130-202) a combattu cette hérésie et rédigé « Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur », un écrit de la deuxième moitié du IIe siècle. On doit mentionner aussi Hippolyte de Rome, auteur de « Réfutation de toutes les hérésies ».

 

Un auteur, Gaël Giraud, déclare :

« Dans ce combat pour l’unité auquel se livre Irénée (…), la réhabilitation de la chair prend une place prépondérante, elle que toute forme de gnose, par delà la diversité de ses aspirations, conduit toujours à reléguer au rang de ce qui est à mépriser, et donc ne saurait avoir part au salut. » - Lien

 

 

Irénée de Lyon (v130-202) va défendre la croyance millénariste dans son Traité contre les hérésies – Livre 5.

Voici quelques extraits répartis sur plusieurs chapitres :

 

 « L’antéchrist sera investi de tout ce que le démon peut avoir de puissance ;

Après cela Daniel marque la durée de son règne tyrannique, pendant lequel la persécution se fera contre les saints qui offrent le pur sacrifice à Dieu, et il dit : « Au milieu d’une semaine l’oblation et le sacrifice cesseront ; et l’abomination de la désolation sera dans le temple, et persévérera jusqu’à la consommation et à la fin. Or, le milieu d’une semaine veut dire trois ans et demi. » (XXV)

 

Le monde doit durer autant de fois mille ans que Dieu a employé de jours à la création. On lit, en effet, dans la Genèse : « Ainsi furent achevés les cieux, la terre, et tout ce qu’ils renferment. Dieu accomplit son œuvre le septième jour, et il se reposa ce jour là, après avoir formé tous ses ouvrages. » Nous voyons dans ce récit comment toutes choses ont été tirées du néant, et la durée qu’elles doivent avoir. S’il est vrai que chaque jour de Dieu est comme mille années pour nous ; il est dès-lors certain qu’une durée de six mille ans représenterait six jours, et qu’ainsi le sixième mille devrait amener la fin du monde. » (XXVIII)

 

« Après donc que l’antéchrist aura désolé le monde pendant son règne de trois ans et demi, et qu’il aura placé son trône dans le temple de Jérusalem, alors viendra le Christ du haut des cieux, porté sur les nuées et environné de la gloire du Père ; il précipitera dans l’étang de feu l’antechrist avec tous ceux qui auront suivi sa bannière ; il ouvrira alors l’ère du règne éternel, du jour du repos, du septième jour, qui est celui de la sanctification, accomplissant ainsi la promesse de l’héritage faite à Abraham. » (XXX)

 

Dieu a donc promis l’héritage de la terre à Abraham et à sa postérité : or, comme ni Abraham, ni sa postérité, c’est-à-dire ceux qui sont justifiés par la foi, n’ont été mis encore en possession de l’empire de la terre ; ils en jouiront après la résurrection des justes. Car Dieu est vrai et stable dans ses promesses ; et c’est à elles que se rapportent ces paroles du Christ : « Heureux ceux qui sont doux, parce qu’ils posséderont la terre. » (chap XXXII).

 

« Un temps viendra où chaque vigne aura dix mille branches (…) Il en sera de même du froment : chaque grain de blé produira dix mille épis, chaque épis, dix mille grains, et chaque grain, dix livres de farine pure ; tous les autres fruits, grains et plantes, produiront dans la même proportion : tous les animaux seront pacifiques, ne se nourriront que d’herbages, et ne se déchireront pas les uns les autres, et ils seront entièrement soumis à l’homme.

Telles sont les choses que raconte Papias, vieillard vénérable qui avait entendu le discours de saint Jean, et qui était contemporain de saint Polycarpe ; il les a consignées dans le quatrième livre de ses œuvres, car il a écrit cinq livres. 

Le prophète Isaïe n’a-t-il pas prédit ce règne futur, lorsqu’il dit : « Sous son règne, le loup habitera avec l’agneau ; le léopard reposera auprès du chevreau ; la génisse, le lion, la brebis, se jouiront ensemble, et un petit enfant suffira pour les conduire. L’ours et le taureau prendront la même nourriture ; leurs petits dormiront ensemble ; le lion et le bœuf iront aux mêmes paturages. L’enfant à la mamelle se jouera avec l’aspic ; l’enfant nouvellement sevré portera la main dans la caverne du basilic ; ces animaux ne nuiront plus et ne tueront plus. » Dans un autre endroit, il revient sur cette prophétie : « Le loup et l’agneau se joueront ensemble ; le lion et le taureau iront aux mêmes paturages ; la poussière sera l’aliment du serpent : aucun de ces animaux, dit le Seigneur, ne nuira ni ne donnera la mort sur toute ma montagne sainte.» (XXXIII)

 

« Isaïe prophétise encore cette grande fertilité dont sera alors douée la nature pour produire des fruits bien plus grands et plus beaux que ceux qu’elle produit maintenant. » (XXXIV)

 

« ensuite lorsqu’Isaïe dit : « Et voilà que le jour du Seigneur viendra ; jour cruel, plein d’indignation, de colère et de fureur, qui fera de la terre un désert ; jour qui exterminera les impies. »

cette Jérusalem nouvelle que saint Jean a vue dans l’Apocalypse descendre sur la terre, lorsque les temps du règne des justes seront venus. « Je vis, dit-il, un grand trône blanc, et quelqu’un assis, devant la face duquel le ciel et la terre s’enfuirent, et leur place même ne se trouva plus. » Il vit aussi dans sa vision la résurrection générale et le jugement dernier (XXXV)

 

Et comme le disent nos docteurs, ceux qui alors seront trouvés dignes du séjour des cieux y seront dès lors transférés ; quant aux autres, les uns jouiront en paix des délices du paradis, tandis que les autres habiteront la Jérusalem nouvelle dans toute sa beauté. Dieu sera présent partout, et le bonheur de chacun dans cette vue de Dieu sera en raison du mérite de ses œuvres. 

Lorsque le temps du règne des justes sur la terre sera venu, l’homme juste déjà ne sera plus sujet à la mort.

Ainsi, il est certain que saint Jean a prédit clairement la première résurrection des justes, et leur règne futur sur la terre ; et ses prophéties sont entièrement concordantes avec celles des prophètes sur le même sujet.» (XXXVI)

 

Lien – Traité contre les hérésies - Livre 5 - wikisource

 

 

Irénée de Lyon a combattu le gnosticisme. Irénée de Lyon (v130-202) va défendre la croyance millénariste dans son Traité contre les hérésies. L’antéchrist sera investi de tout ce que le démon peut avoir de puissance.

Vitrail de Lucien Bégule, église Saint-Irénée, Lyon – wikipedia

 

 

 

 Tertullien (v160-v220)

 

Tertullien parle d’un royaume promis sur la terre dirigée pendant 1000 ans par la Jérusalem descendue du ciel. Il lutte contre le mépris pour la chair, création de Dieu qui ressuscitera.

 

« Car nous professons aussi qu’un royaume nous a été promis sur la terre, mais avant le ciel, mais dans un autre état, parce que venant après la résurrection, pour mille ans, dans une cité produite par l’œuvre divine, la Jérusalem descendue du ciel ; c’est elle que l’Apôtre appelle notre mère d’en haut, et quand il déclare que notre politeuma, c’est-à-dire notre droit de cité, est dans les cieux, il le rapporte évidemment à une cité céleste.»

 

- Contre Marcion, 3, 24, 3-5

 

« V. Ainsi, puisque les esprits peu éclairés pensent d'après les notions communes, et que les âmes simples et incertaines s'en laissent troubler, puisque partout le mépris pour la chair est le premier bélier que l'on fait jouer contre nous, il est nécessaire, à notre tour, de défendre la chair. Repoussons le blâme par l'éloge. »

 

« IX. Ainsi donc, pour récapituler, cette chair que Dieu forma de ses mains à son image, qu'il anima d'un souffle de vie à la ressemblance de son être, qu'il établit dans cet univers pour l'habiter, en jouir et commander à toutes ses œuvres; qu'il revêtit de ses sacrements et de sa discipline; dont il aime la pureté, dont il approuve les mortifications, dont il récompense les souffrances: cette même chair ne ressusciterait pas, après avoir tant de fois appartenu à Dieu! Non, non; loin de nous la pensée que Dieu abandonne à une destruction sans retour l'œuvre de ses mains, l'objet de son industrie, l'enveloppe du son souffle, la reine de sa création, l'héritière de sa libéralité, la prêtresse de sa religion, le soldat de sa foi, la sœur du Christ. » - Tertullien : De la résurrection de la chair

 

 

 

 Les opposants au millénarisme

 

Origène (v185-v253), probablement influencé par les philosophies grecques, croyait à la préexistence des âmes qui pouvaient ensuite, pendant leur vie terrestre et selon leurs décisions, s’approcher ou s’éloigner de Dieu. L’objectif final étant de se purifier et de s'élever à la félicité suprême par la communication intime avec Dieu. On retrouve le principe-même de la croyance en la réincarnation. 

Il soutenait également que Jésus-Christ n'est fils de Dieu que par adoption

 

Origène dénonce le chiliasme (terme grec désignant le millénarisme) comme une perversion de l´esprit et une régression vers une vision profane et matérielle de la fin des temps associée à une vie de plaisirs.

Cet argument sera repris par Augustin d’Hippone (354-430) qui sera à l’origine de la première condamnation des millénaristes.  Lien

 

 

Augustin d’Hippone (354-430) était millénariste avant de devenir évêque d’Hippone, en Afrique du Nord et de renier sa vie faite d’insouciance et de plaisirs. Puis il a combattu le Millénarisme.

 

Le raisonnement d´Augustin est le suivant : si la fin des temps doit coïncider avec le triomphe de Jésus-Christ sur Satan, du Bien sur le mal, des justes sur les impies, alors cela signifie que c´est l´Esprit qui s´impose sur la chair, le céleste sur le terrestre, la Cité de Dieu sur la cité des hommes.

Augustin est néoplatonicien, il croit à l´opposition du monde terrestre, impur et sensuel et du monde céleste et divin, pur et spirituel. Il n´est donc pas pensable que le Paradis se réalise sur terre où les deux cités sont toujours mélangées et les sens toujours tentés par les plaisirs. Il faut donc donner un sens spirituel (et métaphorique) à l´Apocalypse de saint Jean : le règne de mille ans sur la terre est celui de l’Église, de la Cité de Dieu enfouie dans celle des hommes (il écrit : « les mille ans de paix ont commencé avec Constantin ») mais qui ne sera vraiment accompli qu´au Ciel, à la fin des temps.

Augustin croit malgré tout à la fin du monde qu’il situe vers 1500 ap J-C. Le 7ème jour marquerait alors la fin des temps terrestres.

 

Lien - Claude Dubar - La fin des temps: millénarisme chrétien et temporalités

 

Augustin d’Hippone (354-430) était millénariste avant de devenir évêque d’Hippone, en Afrique du Nord et de renier sa vie faite d’insouciance et de plaisirs. Puis il a combattu le Millénarisme.

Le baptême d'Augustin par Ambroise de Milan, toile de Benozzo Gozzoli, xve siècle – wikipedia

 

 

Le concile d’Ephèse tenu en 431convoqué par l’empereur romain de Constantinople Théodose II et qui fixe le dogme de la Vierge Marie « Theotokos - Mère de Dieu » va aussi condamner le Millénarisme (peu après la publication de La Cité de Dieu et la mort d’Augustin en 430).

 

Le concile d’Ephèse condamne la conception littérale du millénium à laquelle ont pourtant adhéré plusieurs Pères de l’Eglise (Papias de Hiérapolis, Irénée de Lyon, Justin Martyr, Tertullien, Lactance…) et sans oublier l’apôtre Jean rédacteur de l’Apocalypse et notre Seigneur Jésus-Christ qui a promis de revenir !

A partir de là, l’Eglise catholiques romaine interprètera l’Apocalypse de Jean de manière purement « spirituelle », ce qui exclut la croyance en un Paradis ici-bas.

Ce concile fermera les yeux de millions de chrétiens qui resteront inconscients du retour du Christ à la fin des temps après le règne de 3 ans et demi de l’antichrist.

 

Aujourd’hui, nous approchons pourtant de l’Accomplissement prophétique de l’Apocalypse. Tout se réalisera sans faute quel que soit le pourcentage de personnes qui y croient réellement. Le calendrier divin est immuable. 

 

Le concile d’Ephèse tenu en 431convoqué par l’empereur romain de Constantinople Théodose II et qui fixe le dogme de la Vierge Marie « Theotokos - Mère de Dieu » va aussi condamner le Millénarisme (peu après La Cité de Dieu et la mort d’Augustin).

Concile d’Éphèse de 431, mosaïque de Notre-Dame de Fourvière – Philippe Alès - wikipedia

 

 

 

 Conclusion

 

Il ne fait aucun doute que les premiers chrétiens étaient millénaristes. Les Pères apostoliques qui étaient proches des apôtres et donc de la vérité divine enseignaient l’avènement du règne millénaire du Christ après une période difficile de 3 ans et demi sous la domination de l’antichrist.

 

Le millénarisme a perduré au sein de l’Eglise chrétienne jusqu’au Ve siècle. Augustin d’Hippone a fermement combattu cette espérance (354-430). Puis le concile d’Ephèse en 431 a définitivement exclu la possibilité d’un Paradis terrestre sous le règne du Messie.

 

La création faite de matière ne doit en aucun cas être méprisée car nous mépriserions également son Créateur. L’homme est fait pour vivre sur la terre.

 

Nous devons retrouver le véritable enseignement chrétien tel qu’il existait à l’époque apostolique, attachons-nous aux paroles de Jésus et de ses apôtres telles qu’elles apparaissent dans les Saintes Ecritures.

La Bible se suffit à elle-même. Elle n’a besoin d’aucun concile césaropapiste, d’aucun dogme imposé par une assemblée d’évêques ou d’hommes portant des titres honorifiques quels qu’ils soient.

 

Jésus a dit à plusieurs reprises qu’il reviendrait avec puissance avec ses saints anges ; l’apôtre Paul a écrit aux fidèles chrétiens de son époque appelés à régner avec le Christ, l’apôtre Jean a écrit que des chrétiens règneraient avec Jésus sur la terre pendant 1000 ans (Mat 16 :27 ; 24 :30 ; 25 : 31-32 ; Luc 21:27; 2 Thess 1 :7 ; Héb 2 :5 ; Dan 2 :44 ;  7 :13,14 ; 2 Tim 2 :12 ; Ap 5 :10 ; 20 :6).

A cela, nous pouvons ajouter les nombreuses déclarations des prophètes qui annoncent la venue d’un paradis terrestre et celles du prophète Daniel qui s’imbriquent parfaitement avec le livre de l’Apocalypse. La Bible forme un tout harmonieux et cohérent.

 

Attachons-nous à son enseignement. Soyons attentifs aux évènements mondiaux, ne soyons pas surpris lorsque nous verrons la mise en place d’un système dictatorial qui mettra fin aux religions et qui persécutera les fidèles chrétiens. Nous saurons alors que l’intervention de Jésus est proche….

 

Pour aller plus loin:

 

 

Lien - Le chapitre 20 de l’Apocalypse promet un règne millénaire sur la Terre

 

 

Lien – Ap 20 : 6 : Ils ont part à la première résurrection

 

Olivier

 

Sauf indication spéciale, les versets ont été tirés de la traduction Segond 21 


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