Apocalypse 19 : 10 : Gardons-nous de l’idolâtrie


Gardons-nous de l’idolâtrie


 

Apocalypse 19 : 10 : « Je tombai à ses pieds pour l'adorer, mais il me dit: «Garde-toi bien de le faire! Je suis ton compagnon de service et celui de tes frères et sœurs qui gardent le témoignage de Jésus. Adore Dieu, car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie.»

 

Jean vient de recevoir la vision grandiose de l’intronisation de Jésus-Christ et de son épouse spirituelle en tant que Rois de la terre et représentants du Dieu Tout-Puissant. Au moment où l’ange déclare transmettre les paroles-même de Dieu, Jean tombe à ses pieds pour l’adorer.

 

La réaction de l’ange est immédiate, il lui dit de ne surtout pas faire une telle chose, c’est seulement Dieu qui doit être adoré. En fait, l’ange chargé de communiquer les révélations des prophéties de l’Apocalypse se considère lui-même comme un compagnon de service de Jean consacré au témoignage de Jésus.

 
 

 Si nous ne pouvons adorer un ange à combien plus forte raison il serait impensable d’adorer un humain, un lieu, un objet, une relique, une représentation quelconque d’un être céleste…

 

De nombreuses reliques du Christ sont vénérées à travers le monde.

 

Une relique est un souvenir matériel d’une personne vénérée, honorée comme un saint.
Il peut s’agir d’une partie de son corps comme des ossements, un objet lui ayant appartenu comme un vêtement, une chose qu’elle a utilisée et donc sanctifiée par son contact, mais aussi les instruments de son supplice comme la croix.
Le culte des reliques repose sur le possible transfert de la sacralité du corps saint sur l’objet qu’il a touché. L'objet sacré peut à son tour transmettre son pouvoir sur le dévot qui lui rend un culte.
Le culte des reliques est une pratique retrouvée dans plusieurs religions.
Ce culte génère de vifs débats quant à l’authenticité des reliques qui se sont souvent multipliées à travers le monde, mais aussi quant au commerce et au culte superstitieux dont elles sont l'objet. - Commerce religieux
Beaucoup de reliques sont à l'origine de pèlerinages de croyants espérant ainsi approcher le sacré.

 

Quelques reliques de Jésus-Christ, comme les restes supposés de la Couronne d’épines, ne reçoivent qu'un faible nombre de pèlerins, tandis que d'autres, tels le Suaire de Turin, reçoivent des millions de pèlerins, y compris les papes Jean-Paul II et Benoît XVI.  

 

Le Suaire de Turin, reçoivent des millions de pèlerins, y compris des papes. C'est de l'idolâtrie. Nous devons rejeter l'idolâtrie liée à l'adoration de reliques, lieux, objets, personnes et même anges...

Saint Suaire de Turin

Le visage : à gauche en positif, à droite, en négatif contrasté.

 

De nombreuses autres reliques de Jésus-Christ, essentiellement des reliques de contact, sont dispersées dans plusieurs pays, attirant chaque année des millions de pélerins, chacun affirmant que la sienne est la vraie.

 

Selon la légende, le voile de Véronique a été utilisé pour essuyer la sueur du front de Jésus quand il portait la croix. Aujourd'hui, plusieurs reliques prétendent être le voile de Véronique (à Rome, Vienne, Espagne…).

 

Dans les reliques de la Passion exposées à Notre-Dame de Paris, nous trouvons un morceau de la Vraie Croix, un clou de la Passion et la Sainte Couronne d’épines. Ces reliques amenées par le roi Louis IX en 1239 ont fait l’objet de plus de 16 siècles de dévotion.

 

reliques de la Passion amenées par Louis IX en 1239 et exposées à Notre-Dame de Paris. C'est de l'idolâtrie. Nous devons rejeter l'idolâtrie liée à l'adoration de reliques, lieux, objets, personnes et même anges...

La Sainte Couronne d’Épines de Paris

 

De nombreux fragments de la Vraie Croix se retrouvent dispersés dans le monde. Selon un adage célèbre, avec tout le bois de la croix, « on aurait pu chauffer Rome pendant un an. »

 

Citons encore la Sainte Lance utilisée pour percer le côté de Jésus quand il était sur la croix, la colonne de la Flagellation où Jésus a été attaché, la Sainte Éponge, la Scala Santa qui est l’escalier du prétoire de Ponce Pilate monté par Jésus lors de son procès, la Sainte Tunique du Christ, les Saintes Larmes de Jésus versées à la mort de Lazare, le Saint Prépuce, le Saint Calice…  

 

Le moindre objet ayant été en contact avec Jésus, mais aussi avec de nombreux Saints et Saintes, devient source d’adoration faisant ainsi tomber les fidèles dans l’idolâtrie. L'Eglise catholique parle de culte de respect et non d'adoration. Cependant, soyons honnêtes, lorsque nous voyons les fidèles remplis de dévotion à genoux (parcourant parfois de longues distances), priant et se prosternant devant ces objets considérés comme sacrés, brûlant des cierges, convaincus qu’ils possèdent un pouvoir presque magique, ne s’agit-il pas d’adoration ? 
 

Un lieu peut aussi être source d'adoration. Citons la grotte de l’Apocalypse, lieu supposé où Jean aurait reçu les visions annonçant les prophéties de l’Apocalypse.

 

Rien dans la Bible ne permet d’affirmer que Jean a reçu les visions de l’Apocalypse dans une grotte. Et combien même, on peut s’interroger sur la tendance humaine à transformer un lieu historique en un lieu de vénération où l’on interprète le moindre creux ou fissure de la roche comme un signe du ciel.

En effet, en descendant dans cette grotte, on y verrait la couchette où Jean dormait, la pierre où il reposait sa tête dans une sorte de creux arrondi, un petit creux ovale sur la paroi de droite où Jean aurait posé ses doigts quand il priait et une triple fissure au plafond qui serait la preuve de la Trinité !

 

Le fait est que la grotte de l’Apocalypse, lieu de pèlerinage important, est devenue un lieu de vénération.

 

La grotte de l'Apocalypse est devenue un lieu de pèlerinage et objets d'adoration. Nous devons rejeter l'idolâtrie d'un lieu, d'une relique, d'une statue, icone, un humain ou un ange...

 La grotte de l’Apocalypse sur l’île grecque de Patmos 

 

Vénérer un lieu, aussi important soit-il, c’est tomber dans l’idolâtrie. C’est adorer la création plutôt que le créateur.

Lorsque l’apôtre Jean, impressionné, a voulu se prosterner aux pieds de l’ange qui lui dévoilait les visions du futur, l’ange lui a dit :
«Garde-toi bien de le faire! Je suis ton compagnon de service, celui de tes frères les prophètes et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.» - Apocalypse 22 : 8, 9

 
Si l’ange, d’une puissance inimaginable, qui vit auprès de Dieu, venu au nom de Jésus pour dévoiler au monde les visions du temps de la fin ne devait pas être adoré, à combien plus forte raison, la grotte ou tout autre lieu où Jean a reçu cette révélation ne devait en aucun cas être vénérée, sanctifiée et devenir un lieu de pèlerinage. 

De façon générale, les humains ne devraient jamais vénérer des lieux, s’y prosterner, qu’ils soient grandioses ou réduits à des fissures et des creux, même si avec beaucoup d’imagination, il pourrait s’agir d’un creux fait par les doigts de Jean !!!!
Voir aussi 
Actes 7 : 48-50 et Actes 17 : 24, 25.

 

Plutôt que de s’attacher à des lieux, à des reliques, à des objets, à des personnes, attachons-nous aux paroles de Jésus contenues dans les prophéties de l’Apocalypse et préparons-nous à son intervention sur terre.

 

Lien - Jean est exilé sur l'île de Patmos

 

 

 Jéhovah Dieu est-il le seul qui puisse être adoré ?

 

La Bible enseigne depuis le début de l'humanité un monothéisme strict. Il existe un seul Dieu à l'origine de tout, son Nom est YHWH traduit par Yahvé ou Jéhovah. 

Yahvé ne tolère aucune forme d'idolâtrie et a puni son peuple, Israël, à de nombreuses reprises lorsqu'il sombrait dans le faux culte et dans l'idolâtrie.

Cependant, en tant que chrétiens, nous avons appris que Jésus, le Fils de Dieu, est la porte qui permet d'accéder à la vie éternelle. Il était désormais impossible d'être approuvé par Dieu sans passer par Jésus. 


Jean 3:16: « En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. »
 

Le chapitre 5 de l’Apocalypse est consacré à l’Agneau, Jésus-Christ, le seul Être dans tout l’univers à avoir été trouvé digne d’ouvrir le livre de Dieu et ses sept sceaux. Ce geste symbolique signifie que Jésus va diriger l’ensemble des évènements prophétiques contenus dans ce livre pris dans la main droite de Dieu avec la confiance totale du Souverain de l’univers (Ap 5 : 1-6). 

 

Au moment où l’Agneau prend le livre, les 24 anciens se prosternent devant l’Agneau en tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums. Ils chantent alors un cantique nouveau en disant : «Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, car tu as été offert en sacrifice et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. 10 Tu as fait d'eux des rois et des prêtres pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.» - Ap 5 :8-10.

 

De la même façon, des myriades de myriades d’anges s’exclament d’une voix forte : «L'Agneau qui a été offert en sacrifice est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire et la louange.»

 

Le chapitre 5 de l’Apocalypse se conclut ainsi :

« 13 Toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, tous les êtres qui s'y trouvent, je les entendis s'écrier: «A celui qui est assis sur le trône et à l'Agneau soient la louange, l'honneur, la gloire et la domination, aux siècles des siècles!» 14 Les quatre êtres vivants répondaient: «Amen!» Et les anciens se prosternèrent et adorèrent. » - Ap 6 : 13, 14.

 

Jésus et son Père sont glorifiés et honorés par toutes les créatures de l’univers.

Les 24 anciens qui symbolisent les 144'000 cohéritiers du Christ se prosternent et adorent Dieu et Jésus.

D’ailleurs, on se souvient que les 144'000 cohéritiers du Christ ont le nom de l’Agneau et le nom de son Père écrits sur le front.

Apocalypse 14 :1 : « Je regardai et je vis l'Agneau debout sur le mont Sion, et avec lui 144'000 personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leur front. »

 

Ainsi donc, si les chrétiens oints rachetés de la terre pour régner aux côtés de Jésus dans les cieux avec sa puissance se prosternent et adorent Jésus, à combien plus forte raison nous devrions être en mesure de le faire.

 

Cependant, l’adoration de Jésus a été associée à l’idolâtrie au travers des statues, icônes, croix, sculptures, vitraux ou autres représentations dans les divers lieux de culte ou chez les particuliers. En tant que chrétiens, nous devons fuir l’idolâtrie et adorer avec l’esprit et la vérité sans utiliser d’intermédiaires matériels (Jean 4: 23, 24).

Par ailleurs dans la plupart des religions chrétiennes, Jésus se confond avec Dieu …

Nous ne pouvons, en tant que véritables chrétiens confondre Jésus avec son Père, Yahvé ou Jéhovah.

Lien - Trinité

 

Par contre nous devons honorer et glorifier Jéhovah Dieu et Jésus-Christ et leur accorder notre adoration.

Comment adorer Dieu et Jésus ?

Nous pouvons déjà commencer par prendre connaissance du rôle central joué par Jésus dans le dessein de Dieu.

Lien - Le rôle central de Jésus

 

Nous pouvons également prendre conscience qu’un Amour profond et une confiance totale existent entre Jésus et son Père. 

Lien - Jésus-Dieu

 

Jésus a déclaré :

Jean 3 :35 : « Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main ».

 

Après sa résurrection, Dieu a donné à Jésus la plus haute place qui soit.

Philippiens 2 : 9-11 : « 9 C'est pourquoi Dieu l'a élevé à la plus haute place et il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, 10 pour qu'au nom de Jésus tout être s'agenouille dans les cieux, sur la terre et jusque sous la terre, 11 et que chacun déclare : Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. »

 

Nous pourrions donc plier le genou devant Jésus, le représentant parfait et digne de son Père, et lui manifester notre adoration. En reconnaissant Jésus en tant que Roi, Modèle parfait, Sauveur, Grand Enseignant, Créateur (Jésus a en effet participé à notre création), nous reconnaissons aussi la souveraineté de son Père qui a établi Jésus-Christ au-dessus de tout afin de le représenter devant toutes les créatures de l'univers. Obéir à Jésus, c'est obéir à Dieu. Respecter et honorer Jésus, c'est respecter et honorer son Père.

 

Il est en effet impossible de plaire à Dieu sans exercer une Foi profonde en Jésus et sans respecter ses commandements. Jésus et son Père sont indissociablement liés.

 

Jean 14 :21 : « Celui qui m'aime vraiment, c'est celui qui retient mes commandements et les applique. Mon Père aimera celui qui m'aime ; moi aussi, je lui témoignerai mon amour et je me ferai connaître à lui. »

 

1 Jean 2 :23 : « Tout homme qui nie que Jésus est le Fils de Dieu ne connaît pas non plus le Père. Celui qui reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu connaît aussi le Père. »

 

Jean 14 :6 : « Jésus lui dit: «C'est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu'en passant par moi. »

 

Parle-t-on de polythéisme ?

Sachant que nous devons honorer et obéir à Dieu et à son Fils Jésus-Christ, et plus tard aux 144'000 Rois de la terre, parle-t-on de polythéisme ?

 

Non, car tous sont soumis au Dieu Tout-Puissant Souverain de l’univers Jéhovah Dieu.

Tous n’ont qu’un seul objectif : lui rendre gloire, honneur, hommage et lui démontrer tout leur dévouement, leur admiration, leur adoration.

 
Soyons prêts à servir ces représentants de Dieu composant le Royaume céleste messianique et ainsi 
vénérer notre Créateur et Dieu Tout-Puissant, Jéhovah.

 

Olivier   


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