La religion dans l’empire romain


La religion dans l’empire romain


 

 

 Les Romains intègrent dans leur panthéon les dieux provenant des peuples conquis

Les Romains 
polythéistes sont profondément religieux et tolérants. Ils attribuent le succès de leur empire à leur piété collective (pietas) qui permet de conserver de bonnes relations avec les dieux. Plutôt que d’éliminer les cultes étrangers, ils les adoptent, si bien que leur religion devient aussi variée que la population est multiculturelle. C’est la raison pour laquelle, le Panthéon, construit de 118 à 125 apr. J.-C. par l'empereur Hadrien, est dédié à tous les dieux. On ne donc peut parler de la religion romaine sans évoquer les divinités de tout le bassin méditerranéen qui ont été « importées » dans la cité mère, Rome.

Au fur et à mesure des conquêtes, en effet, le panthéon romain s'enrichit de nouveaux dieux et se nourrit de différentes influences religieuses. 

Au IIIe siècle av. J.-C., par exemple, est introduit le culte grec d’
Asclépios (l’Esculape romain). 

À la fin du IIIe siècle av. J.-C., le culte phrygien de 
Cybèle se diffuse peu à peu. Il est officiellement importé à Rome lors de la seconde guerre punique.
La déesse anatolienne Cybèle, dont les rites sont effectués par des prêtres eunuques, arrive à Rome en 204 av. J.-C.

Au Ier siècle, l'empereur Caligula s'intéresse au culte d'
Isis qui connaît un succès important. Les cultes alexandrins arrivent à Rome par des commerçants égyptiens. Les Romains vénèrent Isis (on peut encore admirer aujourd'hui le temple de la déesse à Pompéi), son époux Sérapis et Horus; mais aussi Hermanubis (Hermès-Anubis) ou encore Apis. 

À la fin du IIe siècle, Commode est initié au mithraïsme. 
Mithra est le dieu indo-iranien de la lumière dont le culte connaît un véritable essor à Rome. Son culte est uniquement réservé aux hommes et il a beaucoup de succès dans l'armée. On le représente souvent dans la scène de la tauroctonie.

Quant aux dieux grecs, ils sont assimilés aux dieux romains existants. C’est ainsi que 
Jupiter est assimilé à ZeusPoséidon devient l’équivalent du dieu de la mer NeptuneArtémis est assimilée à DianeDionysos à Bacchus.
Junon, la sœur et épouse de Jupiter, reine des cieux et protectrice du mariage, est assimilée à l’Héra des Grecs ; sa fille Minerve, déesse de la sagesse et de l’intelligence, de l’artisanat et de l’art est assimilée à Athéna
Le temple de Jupiter, sur le Capitole, est dédié en 509 av. J.-C. à la 
triade Jupiter, Junon et Minerve. Il est détruit par les Vandales en 455 apr. J.-C.
Mars, dieu romain de la guerre, fils de Junon et Jupiter, est l’équivalent d’Arès et l’amant de Vénus/Aphrodite, déesse de l’amour, de la beauté et du désir.   
Hadès est le frère aîné de Zeus et de Poséidon. Tandis que Zeus gouverne le ciel, Poséidon la mer, Hadès règne dans le monde souterrain, il est le « maitre des Enfers ». Il est marié à Perséphone. Il est l’équivalent du Pluton romain.

autel dédié à Mars et Vénus, religion romaine, idolâtrie. Les chrétiens étaient entourés d'idolâtrie

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Autel dédié à Mars et Vénus


 Lare et pénates

D’après l’encyclopédie universalis, les 
pénates dérivent de penus, le « garde-manger », dont ils sont les protecteurs. Ces divinités, toujours invoquées collectivement, garantissent au groupe familial sa subsistance, et donc sa survie. Ils apparaissent comme les dieux du foyer domestique, veillant sur le feu qui sert à faire la cuisine. Ils sont attachés en propre au groupe familial et se déplacent avec lui en cas de changement de domicile. Ils sont transmis en héritage. Ils reçoivent prières et offrandes quotidiennes.
En tant que groupe social structuré, la cité a aussi ses pénates, appelés à remplir, à son niveau, la même fonction qu'au niveau familial sur le plan privé.

Ces dieux domestiques sont généralement associés au culte de 
Vesta, la déesse du foyer. L’importance de Vesta dans la religion romaine est telle que le culte qui lui est consacré à Rome est le seul à y disposer à temps plein d’un collège d’officiantes vierges, les Vestales, recrutées entre les âges de six à dix ans comme « prêtresses de feu éternel » pour maintenir la flamme du temple qui était dédié. La fête religieuse romaine de Vesta est observée du 7 au 16 juin.
Chaque ville a sa Vesta et ses Pénates.

Le culte domestique associe aux pénates le 
lare, dont le rôle est en principe différent. Le lare protège l'implantation territoriale du groupe familial ; partant, il est fixé en un point précis du sol et ne saurait en bouger. On l'honore non comme divinité protectrice de la famille, mais comme génie du lieu où elle demeure. En cas de déplacement, le lare reste immuable. 
La cité aussi a ses lares, et on vénère tous ceux qui veillent sur les points géographiquement importants pour la collectivité, en particulier sur les carrefours.
(L'étroite association du lare et des pénates dans le culte privé a amené une relative confusion entre ces deux types de divinités). 

Autor daryl_mitchell from Saskatoon, Saskatchewan, Canada - Aedicula Lararium, commons.wikimedia______Casa dei Vettii a Pompei: Larario. Autore della foto: Patricio Lorente.

Autels du lare et des pénates

 



 Le polythéisme de l’empire romain dans la Bible

Le 
livre des Actes décrit clairement l’atmosphère païenne dans laquelle baigne le christianisme primitif. Citons quelques exemples. 

Alors que Paul se trouve à Athènes, il constate l’omniprésence d’idoles représentant de nombreuses divinités.

Actes 17 :16 : « Pendant que Paul les attendait à Athènes, son esprit était profondément indigné à la vue de cette ville pleine d'idoles. » 

Paul remarque même un autel portant l’inscription : “ À un dieu inconnu. ”
Actes 17 : 22, 23 : « 22 Paul, debout au milieu de l'Aréopage, dit: «Athéniens, je vous trouve à tout point de vue extrêmement religieux. 23 En effet, en parcourant votre ville et en examinant les objets de votre culte, j'ai même découvert un autel avec cette inscription: 'A un dieu inconnu'! »

Des gens de Lystres ont pris Paul et Barnabas pour les dieux grecs Hermès et Zeus.

Actes 14 : 11-13 : « 11 A la vue de ce que Paul avait fait, la foule se mit à dire tout haut en lycaonien: «Les dieux sont descendus vers nous sous une forme humaine.» 12 Ils appelaient Barnabas Zeus, et Paul Hermès, parce que c'était lui qui prenait la parole. 13 Le prêtre de Zeus, dont le temple était à l'entrée de la ville, amena des taureaux avec des guirlandes vers les portes. Il voulait, de même que la foule, offrir un sacrifice. » 

À Éphèse, on adorait la déesse Artémis

Actes 19 : 24, 28 : 24 En effet, un orfèvre du nom de Démétrius fabriquait des temples d'Artémis en argent et procurait un gain considérable aux artisans. «Grande est l'Artémis des Éphésiens!»

Enfin, sur l’île de Malte, certains ont cru que Paul était un dieu puisqu’une morsure de serpent n’avait eu aucun effet sur lui (Actes 28:3-6). 


 La divination à Rome

Les 
augures sont les prêtres chargés d'interpréter les auspices, phénomènes naturels considérés comme des présages par lesquels les dieux entrent en communication avec les humains.
Un « augure » désigne également la pratique divinatoire exercée par ces prêtres, et le message (de bon augure ou de mauvais augure) envoyé par les dieux qui doit être élucidé afin de déterminer une conduite à tenir pour satisfaire la volonté des dieux.

À Rome, les ministres très respectés, officiellement préposés à cette divination portent aussi le nom d'augures. Les Romains n’entreprennent rien sans consulter les dieux, c’est-à-dire sans prendre les auspices. Le destin de l’Etat dépend presque de la manière dont on interprète les signe envoyés par les dieux, il est pour ainsi dire aux mains des augures.

Les Romains communiquent avec leurs dieux au travers de plusieurs types d’auspices.
Les auspices célestes sont des 
phénomènes météorologiques comme l’éclair et le tonnerre par lesquels la divinité manifeste sa volonté. Ces auspices sont comme les réponses de Jupiter, si l’éclair est de droite à gauche, c’est un signe favorable, si l’éclair est de gauche à droite, c’est au contraire un signe défavorable.
Certains auspices sont liés
 au vol et au cri des oiseaux, en particulier des corvidés (pies, des corbeaux et corneilles) ou à l'appétit des poulets sacrés (s’ils ont de l’appétit, il s’agit d’un signe favorable).
Enfin, d’autres auspices consistent à lire dans les
 viscères des victimes sacrifiées : si le foie, la rate, l'estomac, les poumons, le cœur et les reins présentent les caractéristiques voulues, ils sont brûlés sur l'autel en offrande aux dieux, sinon, on recommence le sacrifice.

La Bible relate quelques exemples relatant du pouvoir des magiciens et devins.

Le proconsul de Chypre fréquentait un sorcier juif.
Actes 13 : 6, 7 : « 6 Ensuite, ils traversèrent [toute] l'île jusqu'à Paphos, où ils trouvèrent un magicien, un prétendu prophète juif appelé Bar-Jésus. 7 Il faisait partie de l'entourage du gouverneur Sergius Paulus, un homme intelligent.  8 Mais Elymas le magicien - c'est en effet ce que signifie son nom - s'opposait à eux et cherchait à détourner le gouverneur de la foi.»

Alors qu’il était à Philippes, Paul et Silas ont été battus et emprisonnés à cause d’une servante qui pratiquait la divination.
Actes 16 : 16 : « 16 Alors que nous nous rendions au lieu de prière, une jeune esclave qui avait un esprit de divination est venue à notre rencontre. Par ses prédictions, elle procurait un grand profit à ses maîtres. »


 Les fêtes romaines païennes (certaines sont encore célébrées de nos jours)

Les Romains célèbrent de très nombreuses fêtes dans l’année. Presque 
un jour sur deux : les fêtes donnent lieu soit à des cérémonies avec sacrifices, soit à des rites très stricts, soit à des jeux.
Quelques exemples de cérémonies religieuses et publiques (la liste n’est pas exhaustive) :

Début janvier : Strena (étrennes) ;
 9 janvier : Agonalia, en l’honneur du dieu Janus, qui a donné son nom au mois et que les Romains prient pour connaître son avis ;
 11 ou 15 janvier : fête en l’honneur des lares des carrefours ;
 13 au 15 février : fête de purification et de fécondité ;
 13 au 22 février : fête des Mânes des ancêtres liée à la croyance en l’immortalité de l’âme ;
 1er mars : Matronalia : fête des mères (matrones) ; Nouvel An romain ; Feria Marti en l’honneur du dieu Mars ;
19 mars : Quinquatrus : purification de l’armée au Champ de Mars, sacrifice d’un taureau ;
 25 mars : Hilaria : fête en l’honneur de Cybèle ;
4-10 avril : Jeux Megalenses, jeux de cirque en l’honneur de Cybèle ;
25 avril : Robigalia : fête en l’honneur du soleil. Sacrifice d’un chien au pelage roux, symbole du l’éclat du soleil.
28 avril-3 mai : Floralies en l’honneur de la déesse Flore. C’est une fête de débauche à laquelle participent les courtisanes.
9 juin : Vestalia, en l’honneur de Vesta ;
24 juin : Fors Fortuna, célébration de la déesse du hasard et de la bonne fortune ;
6-13 juillet : Jeux organisés en l’honneur d’Apollon ;
19 - 21 juillet : Lucaria : conjuration des démons des arbres (fête religieuse concernant les bûcherons).
 23 juillet : Neptunalia : fête en l'honneur de Neptune, au cours de laquelle on construit des huttes fraîches.
25 juillet : Furrinalia : fête en l'honneur de Furrina, patronne des eaux souterraines et du creusement des puits.
23 août : Volcania ou Volcanalia : fête de Vulcain. C'est la fête de la moisson, conjuration des incendies.
septembre : Grands jeux romains : Jeux institués par Tarquin l'Ancien en l'honneur de Jupiter (processions, courses, jeux du cirque ).
 5 - 12 octobre : Augustalia : fête en l'honneur d'Auguste.
 11 octobre Meditrinalia : fête des vendanges.
 13 octobre : Fontinalia : fête en l'honneur de Fontus, dieu des sources et des eaux courantes.
 24 novembre - 25 décembre : Brumalia : fête dédiée à Bacchus .
11 décembre : Agonalia ou Agonia : fête en l'honneur du dieu solaire Sol parfois identifié à Janus.
18 décembre : Eponalia : fête en l'honneur de la déesse gallo-romaine Epona, protectrice des chevaux.
17-23 décembre : Saturnales : fête du solstice d'hiver en l’honneur de Saturne. Au moment des Saturnales, les classes sociales se mêlent, les esclaves commandent à leurs maîtres, les maîtres servent leurs esclaves à table, et la plus grande licence règne.
25 décembre : Dies Natalis Invicti Solis (Jour de renaissance du Soleil Invaincu) : Fête en l'honneur de Sol Invictus. – à partir du IIIème siècle, il devient le patron principal de l’Empire romain. Le culte du soleil, sensé être universel, permet de renforcer l’unité entre provinces de l’empire. 


 La fête de Noël - pourquoi la naissance de Jésus est-elle célébrée le 25 décembre ?

 Parmi les nombreuses fêtes célébrées par les Romains polythéistes, les Saturnales (en latin Saturnalia) s'accompagnent de grandes réjouissances populaires qui durent sept jours, du 17 au 23 décembre, avant le solstice d'hiver, en l’honneur du dieu Saturne, le dieu des semailles. C’est à partir de cette date que les jours rallongent, marquant la renaissance du soleil. 
Durant cette période, tous les excès sont permis, les barrières sociales disparaissaient, les esclaves sont temporairement libres, on organise des repas, on échange des cadeaux, on offre des figurines aux enfants et on place des plantes vertes dans les maisons, notamment 
du houx, du gui et du lierre (en l’honneur du dieu de l’agriculture). 

Le culte de Saturne est attesté à Rome depuis la plus haute antiquité et s'est maintenu vivace jusqu'à la fin de l'Empire. 
La fête des Saturnales était célébrée bien 
avant la naissance de Jésus, en l’honneur du dieu de l’agriculture. Elle se déroulait à l'origine le 17 décembre dans le temple dédié au dieu, mais la durée des célébrations finit par s'étendre : 3 jours après la réforme du calendrier julien (en 46 avant J-C), 4 jours sous Auguste (premier empereur mort en 14 ap J-C), 5 jours sous Caligula, et enfin une semaine complète sous Dioclétien, jusqu'au 24 Décembre.


Par ailleurs, le 25 décembre correspond au jour de naissance de la divinité solaire Mithra, dieu indo-iranien de la lumière, dont le culte remontant au IIe millénaire avant J-C, connait un développement important dans la Rome antique à partir du IIème siècle de n.e et sera très répandu avant que le christianisme devienne religion d'Etat.


Enfin, à partir du IIIème siècle, le 25 décembre devient Dies Natalis Invicti Solis, le jour de naissance de Sol Invictus (« Soleil invaincu » en latin), en prolongement des Saturnales. Le culte du soleil, sensé être universel, permet de renforcer l’unité entre provinces de l’Empire. 
L'empereur 
Aurélien (270-275) proclame alors le Soleil invaincu principal patron de l’Empire romain.

Aurélien souhaite 
unifier religieusement l'empire. En choisissant la date du 25 décembre, il contente les adeptes de Sol Invictus et ceux de Mithra, dieux très répandus et vénérés dans l'Empire et tous deux liés au soleil et à la lumière.

Sol Invictus (« Soleil invaincu » en latin), dieu romain à l'origine de la fête de Noël.

Disc_Sol_BM_GR1899.Par Inconnu — Jastrow (2007), CC BY 2.5

 



Le 
culte de Sol Invictus est très présent dans la totalité de l’Empire lorsque Constantin arrive au pouvoir et au moment de sa conversion au Dieu des chrétiens en 323.
Constantin Ier, le premier empereur romain converti au christianisme, est au début de son règne adepte du Soleil invaincu, comme en témoignent ses émissions monétaires. Celui-ci fait du dimanche (appelé à Rome « 
jour du soleil », Sunday en anglais, Sonntag en allemand) un jour de repos en hommage au Sol Invictus par une loi du 7 mars 321.

Le culte de Sol Invictus est très présent dans la totalité de l’Empire lorsque Constantin arrive au pouvoir et au moment de sa conversion au Dieu des chrétiens en 323.

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Durant la christianisation de l'Empire romain, Jésus-Christ appelé « soleil de Justice » remplace Mithra et Sol invictus et le 25 décembre devient la date de naissance du Messie venu apporter la lumière et la vérité au monde.

La première mention d'une célébration chrétienne à la date du 25 décembre aurait lieu à Rome en 
336.

Puis l'
édit de Thessalonique de 380 décrété par Théodose Ier interdit définitivement le culte de Sol Invictus faisant du 25 décembre une fête exclusivement chrétienne.

Noël, le 25 décembre, était donc déjà célébré bien avant la naissance de Jésus, c’était
 la fête du soleil invaincu et du dieu Mithra.  Ce n’est qu’au IVème siècle que les chrétiens ont commencé à célébrer cette fête. Il s’agit donc d’une fête païenne et non chrétienne. C’est la raison pour laquelle, on décore des sapins avec des boules brillantes et des étoiles, on mange des bûches et on utilise du gui et du houx.

Et voilà comment une fête païenne devient l’une des principales fêtes chrétiennes. Que penser de la fête de Noël de nos jours ?  Lien - Jésus est-il né le 25 décembre ?

Tout comme Noël, l’épiphanie, la tradition du Roi de la Fève nous vient aussi des Romains, dont les enfants, pendant les saturnales, tirent au sort à qui serait roi du festin.  


 Le culte de l’empereur ou culte impérial

Auguste, le premier empereur, (27 av. J.-C., 14 ap. J.-C.) met en place le culte impérial. Il fait diviniser Jules César et, en tant que son héritier, il s'élève ainsi au-dessus de l'humanité.
Le culte impérial permet de transcender les différences religieuses et d’unir les habitants de l'Empire si dissemblables par la culture et les croyances - contribuant ainsi à la 
pax romana. Il permet de promouvoir le patriotisme en se soumettant au pouvoir de Rome à travers un empereur divinisé. 
L’empereur se voit conférer un caractère sacré et des honneurs divins de par sa fonction de grand pontife.
Des cérémonies sont organisées en l'honneur de l'empereur. C'est l'occasion pour la communauté de se retrouver dans des processions devant des sacrifices, des banquets et toutes sortes de spectacles, théâtres, etc.

Vénérer les divinités d’État est perçu comme un signe de loyauté et de soumission à l’empire. S’y refuser est tenu pour une trahison. 
Mais les chrétiens ne peuvent rendre un
 culte idolâtrique à l’empereur, à Rome ou aux dieux romains. 
Pendant son exil, en raison des persécutions à l’encontre des chrétiens, 
Jean reçoit la révélation de Jésus-Christ et rédige le livre de  l’Apocalypse. Il y fait allusion à Antipas, un fidèle chrétien tué à Pergame, centre important du culte impérial. 
Ap 2 :13 : « Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous ».
Ce fidèle témoin de Jésus a peut-être refusé d’accomplir les rituels du culte impérial. 

On peut dire que façon générale, lors de 
catastrophes, d’épidémies, d’invasions, on accuse directement les chrétiens d’avoir provoqué la colère des dieux qui n’ont pas été honorés comme il se doit.

Ils seront la cible des persécutions pendant
 300 ans, à intervalles plus ou moins réguliers.
Malgré la cruauté des tortures qu’on leur inflige, la plupart des chrétiens préfèrent rester intègres au Dieu Tout-Puissant … 
Honorons leur mémoire en n’oubliant jamais leur courage devant les supplices indescriptibles.


Olivier

 


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