Les persécutions des chrétiens sous l'Empire romain vont durer 300 ans !


Les persécutions des chrétiens sous l'Empire romain vont durer 300 ans !


 

Les persécutions des chrétiens sous l'Empire romain vont durer jusqu'au IVe siècle, de manière plus ou moins importante.


 Le culte de l’empereur ou culte impérial

L’Empire romain est constitué de la réunion de 
nombreux peuples différents ayant chacun sa culture et ses croyances. Au fur et à mesure des conquêtes, les dieux étrangers s’intègrent sans difficulté au panthéon romain et peuvent être vénérés par le peuple polythéiste qui tolère tous les cultes.

Cependant, c’est l’existence d’un culte universel et commun à tous les habitants de l’Empire qui permettra de cimenter durablement les peuples multiculturels entre eux.


Pour unir tous les individus et transcender les différences religieuses,  
Auguste (27 av J-C-14 ap J-C), le premier empereur met en place le culte impérial. Il fait diviniser Jules César et, en tant que son héritier, il s'élève ainsi au-dessus de l'humanité.

L’empereur se voit conférer un caractère sacré et des honneurs divins de par sa fonction de grand pontife.
Des cérémonies sont organisées en son honneur. C'est l'occasion pour la communauté de se retrouver dans des processions, devant des sacrifices, des banquets et toutes sortes de spectacles, théâtres, etc.


Le culte impérial
 permet de promouvoir la citoyenneté, le patriotisme et le loyalisme envers Rome. Il constitue le lien le plus puissant entre les différentes parties de l'Empire et le vecteur le plus solide de la Pax Romana.
Ainsi, Rome accepte tous les dieux, tolère tous les cultes, du moment que leurs adeptes adorent également l’empereur considéré comme un dieu et à travers lui 
Rome

Celui qui refuse de participer au culte impérial est considéré comme un traître qui menace l’unité de l’Empire.

Mais les chrétiens ne peuvent rendre un
 culte idolâtrique à l’empereur, à Rome ou aux dieux romains. 

 

Bien que respectueux des autorités, ils ne peuvent accorder d’adoration à personne d’autre que Dieu lui-même. C'est principalement à cause de leur refus de rendre un culte à l'empereur que les chrétiens sont victimes de cruelles persécutions au sein de l'Empire romain.

 

Pour unir tous les individus et transcender les différences religieuses, Auguste (27 av J-C-14 ap J-C), le premier empereur met en place le culte impérial. Il fait diviniser Jules César. Le culte impérial est le vecteur le plus solide de la Pax Romana.

César (1688-1694, marbre d'après l'antique), jardin des Tuileries – wikipedia

 



 Le culte impérial et la persécution des chrétiens

 

De son vivant, Auguste (27 av J-C-14 ap J-C) refuse d'être divinisé, il le sera à titre posthume. Mais il tient à ce qu’on adore Dea Roma, la déesse personnifiant Rome. Il laisse également se construire des autels et des temples qui lui sont consacrés surtout dans l'Orient habitué à considérer ses souverains comme des dieux vivants, à condition que son nom soit associé à celui de Rome divinisée. Le culte impérial s’étend rapidement à tous les territoires comme un moyen de manifester vénération et loyalisme envers Rome.

 

Octave Auguste en tenue de général victorieux. La présence du cupidon rappelle l'ascendance divine de la gens Julia- famille de César

et dont Octave est l'héritier - Illustration de l'Auguste de Prima Porta, 1880 – wikipedia

Dea Roma (1831) - wikipedia



 Tibère (14-37), son successeur, développe le culte d'Auguste qui a été divinisé officiellement par le sénat en recevant l'apothéose. Il crée une nouvelle classe de prêtres, les sodales augustales pour rendre les honneurs divins à Auguste et à la famille des Iulii (de Jules César). Ces prêtres comprennent 21 membres choisis dans les principales familles de Rome. 


Le culte de l’empereur devient la religion officielle de l’Empire, un symbole de loyalisme envers l’empereur et donc envers Rome. Les chrétiens, refusant de vénérer l’empereur ou Dea Roma, sont considérés comme une menace à l’unité de l’Empire.

Les Romains ne comprennent pas qu’un dieu exige un attachement exclusif. Les dieux romains ne l’imposent pas, alors pourquoi le Dieu des chrétiens le fait-il ? 

La cruauté des romains n’a pas de limites et les tortures subies par les chrétiens sont indescriptibles. Au nombre des pires instigateurs de ces persécutions, figurent les empereurs NéronMarc AurèleDèceValérien et Dioclétien.


Les premiers chrétiens refusent de brûler de l’encens en l’honneur de l’empereur, quand bien même leur refus leur coûte la vie. Daniel Mannix fait remarquer : “ 
Les chrétiens qui se rétractaient étaient en petit nombre, bien qu’on gardât généralement à leur intention, dans l’arène, un autel sur lequel brûlait un feu. Déposer une pincée d’encens sur l’autel, voilà tout ce qui était requis d’un prisonnier ; on lui donnait alors un certificat de sacrifice et il était libre. On lui expliquait aussi, avec soin, qu’il n’adorait pas l’empereur, mais qu’il lui reconnaissait simplement un caractère divin lié à sa position de chef de l’État romain. Cependant, presque aucun chrétien ne saisissait cette occasion d’échapper. ” — Those About to Die, 1958, p. 137.

La cruauté des romains n’a pas de limites et les tortures subies par les chrétiens sont indescriptibles. Au nombre des pires instigateurs de ces persécutions, figurent les empereurs Néron, Marc Aurèle, Dèce, Valérien et Dioclétien. 300 ans de persécutions

Jean-Léon Gérôme – The Christian Martyrs' Last Prayer

 

 


 Les persécutions infligées par les empereurs romains

 

Les persécutions vont durer 300 ans, en plusieurs épisodes toujours très violents, mais, jamais continus, ni étendus à l’ensemble de l’empire : en 64, seule Rome est touchée.

 

  

 Néron (54-68)

C’est à 
Néron que Paul en appelle lorsqu’il est accusé par les Juifs de Jérusalem devant Festus, procurateur de Judée (Actes 25 :7-12, 21). 

L'historien romain 
Tacite raconte dans ses Annales qu'à la suite du Grand incendie de Rome en 64, l'empereur Néron soupçonné d'en être à l'origine, fait accuser faussement les chrétiens qui sont alors persécutés.
Néron leur inflige les pires supplices et tortures. 
A Rome, les premiers chrétiens  sont exterminés en public au cirque de Caligula. Les uns sont couverts de peaux de bêtes et exposés aux chiens ou aux fauves pour être déchirés ; certains sont livrés sans défense aux gladiateurs, d’autres, attachés à des croix, enduits de poix et brûlés comme des torches pour éclairer les jeux du cirque. Néron lui-même prend plaisir à conduire son char à la lueur des flambeaux humains.
 « Les souffrances de ces victimes étaient telles, dit Tacite, historien païen, que tout en les jugeant coupables et dignes du dernier supplice, le peuple était ému de compassion ».
Les apôtres 
Pierre et Paul figurent parmi les victimes des persécutions de Néron.

 

Suite au Grand incendie de Rome en 64, Néron soupçonné d'en être à l'origine, fait accuser faussement les chrétiens qui sont alors persécutés. Néron leur inflige les pires supplices: couverts de peaux de bêtes et exposés aux chiens et fauves, brûlés vifs,

Jean-Léon Gérôme - La rentrée des félins – 1902

 


Domitien (81-96) a été le premier empereur à exiger qu’on le vénère.

Il lance une période de persécutions de six à huit mois, en 95, très violente et très étendue géographiquement: Rome et tout l’Orient sont concernés. Elle touche les hautes sphères de l’état et de l’administration. Les chrétiens sont condamnés pour athéisme car ils ne participent pas aux fêtes païennes et leur Dieu n’était pas reconnu officiellement. 

C’est sans doute sous ce règne que l’apôtre Jean a été confiné dans l’île de Patmos pour avoir “ rendu témoignage à Jésus ” (Ap 1 :9).
Pendant son exil, Jean reçoit la révélation de Jésus-Christ et rédige le livre de  l’Apocalypse. Il y fait allusion à 
Antipas, un fidèle chrétien tué à Pergame, centre important du culte impérial. 
Apocalypse 2 :13 : « Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous ».
Ce fidèle témoin de Jésus a peut-être refusé d’accomplir les rituels du culte impérial. 

 


 Trajan (98-117)

Pendant les premières années de ce nouveau règne, les chrétiens doivent faire face, non pas à des persécutions systématiques, mais à ces flambées de violence qu’ils connaissent déjà. 
Trajan ne publie pas d’édit de persécution contre les chrétiens mais applique les lois sanguinaires portées par ses prédécesseurs dans tout l’Empire (édit de 64). 

 

Durant son règne, Ignace d’Antioche est mort dans l’arène, dévoré par les bêtes, vers 110.

En 112, 
Pline le Jeune, avocat, juriste, érudit, philosophe, est nommé par Trajan, gouverneur de Bithynie, à l’ouest de l’actuelle Turquie d’Asie. Très perplexe sur la conduite à tenir à l’égard des chrétiens, il écrit à Trajan pour connaître ses intentions à leur sujet.
La réponse de Trajan qui fait force de loi déclare : « Mon cher Pline, tu as suivi une bonne ligne de conduite dans l’affaire de ceux qui ont été amenés devant toi comme chrétiens… Il ne faut pas les rechercher ; s’ils sont dénoncés et trouvés coupables, il faut les punir, avec cette réserve toutefois que celui qui nie être chrétien et qui le prouve effectivement en adorant nos dieux, si suspect que soit son passé, doit être pardonné à cause de son repentir. Mais les lettres anonymes ne peuvent servir en aucun cas pour une inculpation ; ce serait un mauvais exemple, peu digne de notre époque. »

On constate ici qu’un chrétien peut facilement échapper à sa condamnation, il lui suffit d’accomplir un acte symbolique d’adoration.

Comme le dénoncera 
Tertullien dans son Apologétique, en 197 : « Admirable sentence, qui ne peut être que contradictoire ! Elle défend de les rechercher comme s’ils étaient innocents et elle ordonne de les punir comme s’ils étaient coupables […] Ô justice, pourquoi te mettre dans un tel embarras ? Si tu les condamnes, pourquoi ne pas les rechercher ? Si tu ne les recherches pas, pourquoi ne pas les acquitter ? ».

Presque cent ans après Néron, le christianisme demeure interdit, et les fidèles sont toujours dans un état permanent d’insécurité, à la merci de dénonciations ou de mouvements de foule violents, au cours desquels le peuple tout entier se fait accusateur. 
Trajan appliquera cette politique jusqu’à sa mort, en 117, ainsi que ses trois premiers successeurs de la dynastie des Antonins, Hadrien (117-138), Antonin (138-161), et Marc-Aurèle (161-180), qui s’en tiennent tous à ce rescrit, et donc, se gardent bien de réexaminer le fait chrétien. Voilà pourquoi il y a eu tant de martyrs sous leurs règnes respectifs. Aucun magistrat romain ne prend le risque de protéger les chrétiens.

 

Domitien lance une période de persécutions de six à huit mois, en 95, très violente et très étendue géographiquement. Durant le règne de Trajan, Ignace d’Antioche est mort dans l’arène, dévoré par les bêtes, vers 110.

Ignace d’Antioche - wikipedia

 


 Marc Aurèle (161-180)

Les légions de 
Marc Aurèle battent les Parthes en 165, mais rapportent de leurs campagnes la peste, qui se propage en Occident pendant vingt ans. En 167, commencent les invasions barbares. A cela s’ajoutent des pluies diluviennes qui s’abattent sur l’Italie, occasionnant des inondations, détruisant les récoltes et provoquant des famines.

On dirait que les dieux se détournent de Rome. Pourquoi ? On consulte les 
augures partout dans l’empire, qui donnent tous, comme par hasard, la même réponse : les chrétiens sont la cause de ces maux. La majorité du peuple, affamé et malade, est alors persuadée que les dieux se vengent sur l’Empire car les infidèles y sont tolérés. Le sentiment anti-chrétien est à son comble. 
Comme Marc-Aurèle est un homme superstitieux et crédule, qui connaît mal le christianisme et ne veut pas le comprendre, 
il persécute, sciemment, froidement, sans pitié. 


Il est responsable de la mort de Polycarpe de Smyrne - brûlé vif vers 160 et de Justin de Naplouse -  décapité en 165.

 

C’est ainsi que son règne est marqué par de terribles violences à l'égard des chrétiens qui subissent d'importantes persécutions.  
Marc Aurèle juge que les chrétiens sont une menace pour l'unité et le bien-être de l'Empire car ils refusent de brûler de l'encens devant les statues de l'empereur et de prier les dieux de l'Empire. 


Il lance 
en 177 une grande campagne de persécutions impitoyables contre les chrétiens. Lui qui méprise les jeux du cirque les laisse jeter aux fauves, comme à Lyon (Lugdunum) où ont lieu de cruelles persécutions dont l'histoire sainte retiendra le martyre de Blandine.

 

Lien - La lettre aux Philippiens de Polycarpe de Smyrne

 

Lien - Les Apologies aux Romains de Justin de Naplouse – Partie 1

 

Lien - Les persécutions des chrétiens sous la dynastie des Antonins au IIème siècle

 

Polycarpe au bûcher -  Détail d'une fresque du monastère de Dionysiou au Mont Athos - wikipedia

Tympan de l'église Sainte-Blandine de Lyon (juin_2018) - wikipedia

 


 Dèce (249-251)

Il est surnommé « le grand serpent », tellement il se révèle
 un impitoyable persécuteur. Il fait des milliers de martyrs.
Dèce veut un peuple solidaire, uni autour de lui. Pour cela, il demande à tous ses sujets de sacrifier publiquement à Rome et à lui-même. 
Il fait publier un édit sanglant qu’il fait exécuter avec une extrême rigueur.
Cet édit ordonne à tous les sujets de l'Empire d'offrir conjointement – avec femmes et enfants – un sacrifice solennel aux dieux. Cette obligation est étendue à l'ensemble de l'Empire. Des commissions sont chargées de contrôler l'exécution des sacrifices par les habitants. Et une fois ce sacrifice effectué, les sacrifiants reçoivent 
un certificat de sacrifice. Ceux qui refusent sont envoyés en prison et comparaissent ensuite devant une commission qui leur demande de sacrifier sous la torture. Ensuite, en cas de refus, on les condamne à la prison, l'exil, la confiscation des biens ou encore l'exécution capitale. 


 Valérien (253-260) 

L'année 257-258 est une année noire, l'Empire est attaqué de toutes parts : Germains et Goths en Occident, Perses en Orient, la peste et les problèmes économiques et monétaires. Dévaluation, inflation, augmentation des impôts etc...
Les païens y voient
 la colère des dieux : les chrétiens sont jugés responsables. 
Valérien s'attaque surtout aux chefs et guides spirituels du christianisme qu’on oblige à sacrifier aux dieux sous peine d’exil, puis de mise à mort. Une lettre de Valérien et Gallien est envoyée aux gouverneurs de province pour préciser les modalités de la persécution. Les premières mesures datent d'août 257. Les chrétiens des classes élevées voient leurs biens confisqués, sont condamnés à l'exil ou aux travaux forcés. Par ailleurs, cela fait rentrer beaucoup d'argent dans les caisses de l’état qui sont presque vides.

Dans la deuxième moitié du IIIe siècle, les chrétiens bénéficient de « la petite paix de l’Eglise » qui va durer environ 40 ans. Mais celle-ci prend fin avec l’empereur Dioclétien (284-305) qui va déclencher l’une des
 persécutions les plus violentes de l’Empire romain.

 


 Dioclétien (285-305)

En 285, Dioclétien partage son pouvoir et fonde le système de la Tétrarchie (2 Augustes ou empereurs principaux nomment 2 Césars ou empereurs adjoints).

 

Dioclétien choisit son gendre Galère pour le côté oriental, et Maximien s'adjoint Constance Chlore pour le côté occidental

 

L’Empire romain est gouverné par une tétrarchie, le pouvoir étant partagé entre Maximien et Constance 

pour le côté Occidental et Dioclétien et Galère pour le côté Oriental.

Dioclétien et la Tétrarchie  -   Histocarte.fr

 

 

C’est l’ère des martyrsDioclétien, excité par Galère, son gendre, publie 4 édits pendant son règne : par le premier, il ordonne de démolir les églises, de brûler les livres saints et de priver les chrétiens de leurs droits civils; le second édit prononce l’emprisonnement des chefs de l’église ; le troisième ordonne d’employer les tortures contre les prêtres qui refuseraient de sacrifier aux idoles ; en fin un quatrième édit fait couler des flots de sang, en étendant à tous les chrétiens l’obligation de sacrifier.

 

Galère (293-311), gendre de Dioclétien, poursuit sans pitié la persécution des chrétiens.

 

Maximien Hercule (285-305), empereur de la partie occidentale de l’empire romain applique le décret de Dioclétien dans ses provinces.

 

Constance Chlore (293-306) (père de Constantin 1er) n’applique pas vraiment l’édit de Dioclétien contre les chrétiens et se contente de détruire quelques églises. Il s’abstient de poursuivre les adeptes de la nouvelle religion. 

 

Tétrarchie – Basilique Saint Marc à Venise

Dioclétien est le fondateur du système de la Tétrarchie. Il est l'Auguste de Galère de 293 à 305, date de son abdication volontaire.

 

Lien - L’Empire romain devient chrétien

 

 


 La fin des persécutions des chrétiens par les Romains

Au printemps 313Constantin et Licinius signent l’édit de Milan, qui reconnaît la liberté de religion à tous les sujets de l’Empire, et qui restitue aux chrétiens tous les biens confisqués. C’est la Paix de l’Eglise, la reconnaissance officielle du christianisme.
En 
380, par l’édit de Théodose, le christianisme devient la religion officielle de l’Empire. 

Cependant, malgré leur conversion chrétienne, les empereurs ne cesseront d’avoir comme première préoccupation l’unité de l’Empire.

 

Afin de rétablir la paix religieuse qui divise les chrétiens sur l’origine du Christ (a-t-il été créé ou est-il incréé ?), Constantin Ier (306-337) convoque le concile de Nicée (325), premier concile œcuménique réunissant environ 300 évêques. L’empereur affirme son autorité dans le domaine religieux : c'est le césaropapisme (pouvoir temporel et spirituel), la politisation de la religion qui va entraîner une  déviation de l’enseignement de Jésus.  

 

Comment est-il possible que des dirigeants politiques, occupés à la guerre, aux conquêtes, aux intrigues, plus préoccupés à maintenir l’ordre et l’unité au sein de l’Empire qu’à faire la volonté de Dieu aient pu jouer un rôle quelconque dans la foi de millions de chrétiens et dans leur espérance du salut ? 

 

Afin de rétablir la paix religieuse qui divise les chrétiens sur l’origine du Christ, Constantin Ier (306-337) convoque le concile de Nicée (325), premier concile œcuménique réunissant 300 évêques. C'est le césaropapisme.

Concile de Nicée – Constantin 1er au centre.



A l’occasion du concile de Nicée, plusieurs dogmes sont établis, le Dieu Père-Fils (Jésus serait incréé) et la Pâque du 14 Nisan qui devient Pâques célébrée le dimanche.

 

Par ailleurs, Constantin reste un adorateur de Sol Invictus et proclame le dimanche, jour férié en l’honneur de ce dieu. Le dimanche appelé à Rome « jour du soleil » (Sunday en anglais, Sonntag en allemand) deviendra par la suite « le jour du Seigneur » (Jésus le Soleil de la justice, la lumière du monde). Le jour anniversaire de ce dieu, le 25 décembre, deviendra au IVème siècle celui de Jésus.

En 328, Constantin 1er érige une colonne à Constantinople (Istanbul) pour commémorer la fondation de la nouvelle capitale de l’Empire romain. Constantinople est la « Nouvelle Rome ».

 

Sur la colonne se trouvait à l’origine une statue de Constantin représenté comme le dieu Soleil, Sol Invictus, alors que l’inscription du socle dédie la ville au Christ. Ce monument est assez révélateur d’une époque très syncrétique.

 

Multiple d'or émis à Ticinum en 313. Buste de Constantin et du dieu Sol invictus – wikipedia

The Column of Constantine in Çemberlitaş - Istanbul - Reconstruction of the emperor's statue. By Gurlitt 1912 - wikipedia-

 

 

L’Eglise, alliée aux autorités politiques,  gagne en pouvoir et s’impose comme seul intermédiaire entre Dieu et les hommes. Un clergé de plus en plus tyrannique voit le jour.

L’apostasie annoncée dans les Saintes Ecritures va se développer au sein de l’Empire romain et s’étendre à toute la chrétienté, mêlant l’enseignement du Christ à des enseignements d’hommes et des fausses doctrines païennes (Actes 20 :29-31 ; 2 Thess 2 :3 ; 2 Pierre 2 :1).

Au lieu d’étudier les Saintes Ecritures comme le faisaient les premiers chrétiens, les églises vont former des  fidèles de plus en plus soumis au clergé.

L’Eglise catholique romaine va aller jusqu’à interdire la Bible et condamner tous ceux qui voudront la lire, la traduire, la publier, l’enseigner.

L’Eglise prend le relais des persécutions romaines et va à son tour verser le sang innocent de chrétiens sincères.

 

L’Inquisition va durer 6 siècles (de 1231 jusqu’au XIXème siècle et condamner de nombreux « témoins de Jésus » au bûcher ! (Apocalypse 17 :6).

 

William Tyndale mis à mort pour avoir traduit la Bible en anglais, en Angleterre, en 1536  -  Inquisition, Collin de Plancy

 

Lien – Ap 17 :2 : Babylone la grande se livre à la débauche avec les rois de la terre

 

Lien – Ap 17 :6 : Elle est ivre du sang des saints

 

Lien – Ap 18 :3 : Les rois et les marchands de la terre

 

Lien - L’Empire romain devient chrétien

 

Lien - La doctrine de la Trinité dans la chrétienté

 

Lien - L’Empire romain a donné naissance à la fête de Noël

 

Lien - L’Empire romain et la fête de Pâques

 

Lien - John Wyclif et les Lollars au 14ème siècle

 

Lien - William Tyndale traduit la Bible en anglais au 16ème siècle

 

Lien - L’héritage du concile de Nicée


Lien - Persécutions dans l’empire romain

 

 


 N’oublions jamais

Les chrétiens ont été la cible de terribles persécutions au sein de l’Empire romain pendant 300 ans, à intervalles plus ou moins réguliers.
Malgré la cruauté des tortures, 
la plupart des chrétiens ont choisi de rester intègres au Dieu Tout-Puissant … Honorons leur mémoire en n’oubliant jamais leur courage devant les supplices indescriptibles qui leur ont été infligés.

Notons que 260 millions de chrétiens subissent, encore aujourd’hui, des persécutions dans le monde !

 

Tout comme les fidèles Hébreux Daniel, Shadrak, Meshah, Abednego et Mardochée à l’époque des puissances babylonienne, mède et perse, les fidèles chrétiens de Rome ont refusé de vénérer un empereur, un roi, un dirigeant politique.

Ils ont courageusement refusé de céder à l’idolâtrie combien même cela signifiait aller à contre-sens de leurs concitoyens et risquer sa vie.


Lien – Les 3 Hébreux sont jetés dans la fournaise de feu ardente

 

Lien – 260 millions de chrétiens sont encore persécutés aujourd'hui

 

 

Ces fidèles adorateurs de Jéhovah Dieu sont des exemples pour nous.

En effet, nous serons tous bientôt confrontés à une situation mondiale où la liberté religieuse n’existera plus. On nous imposera alors la marque de la bête symbolisant notre soumission à une organisation politique et économique internationale qui prétendra sauver le monde de tous ses maux.

Après avoir plongé le monde dans le désespoir, elle se présentera comme le sauveur de l’humanité et fera de très belles promesses d’avenir. Des promesses de paix, de sécurité, de santé au travers d’une technologie de pointe qui pourra tout savoir…

 

Jésus nous avertit dans le livre de l’Apocalypse que tous ceux qui refuseront la marque de la bête et son nombre ne pourront plus ni acheter ni vendre. Mais il nous dit également que tous ceux qui acceptent la marque de la bête subiront la colère de Dieu.

 

Préparons-nous à affronter des pressions (gouvernementales, sociales, économiques) voire des persécutions qui démontreront sans le moindre doute que nous vivons bien au temps de la fin de ce monde et que le règne messianique sur la terre est proche. Plaçons notre confiance en Dieu et en Jésus dont le retour est très proche. Rappelons-nous que les épreuves sont temporaires mais les bénédictions sont éternelles.

 

Plaçons notre confiance en Dieu et en Jésus dont le retour est très proche. Rappelons-nous que les épreuves sont temporaires mais les bénédictions sont éternelles. Refusons la marque de la bête 666 ! Choisissons la vie éternelle promise par Dieu !

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Olivier                                                                     


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