Analyse verset par verset du chapitre 17 du livre de l'Apocalypse


 

 

L’un des 7 anges invite Jean à voir le jugement

de la grande prostituée

 


Apocalypse 17 : 1 : « Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint me parler et dit: "Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux". »

L’un des 7 anges qui tenaient les coupes remplies de la colère de Dieu invite maintenant Jean à regarder le jugement de la grande prostituée.

Le 
chapitre 17 de l’Apocalypse est consacré à la description et au jugement de cette femme immorale symbolique.


Babylone la grande

Qui est cette grande prostituée ?
Le verset 5 nous répond : « 
Sur son front était écrit un nom, un mystère: "Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre." » 

La grande prostituée se nomme 
Babylone la grande. Il s’agit de la grande ville qui est détruite en Ap 16 :19 et qui boit la coupe de vin de l’ardente colère de Dieu.

Lien - Ap 16 : 9 : La grande ville 

Elle fait référence à l’antique Babylone qui avait également été détruite par Dieu,
 humiliant ainsi tous les faux dieux, les idoles, les prêtres, les astrologues et les magiciens.

Jérémie 50 :1-3 : « 1 Voici la parole prononcée par l’Éternel à l'intention de Babylone, à l'intention du pays des Babyloniens, par l'intermédiaire du prophète Jérémie.
2 Annoncez-le parmi les nations, proclamez-le, dressez un étendard! Proclamez-le, ne cachez rien! Dites: «Babylone est prise! Bel est couvert de honte, Merodac est brisé! Ses idoles sont couvertes de honte, ses statues sont brisées!» 3 En effet, une nation venue du nord est montée pour l'attaquer. Elle transformera son pays en sujet de consternation. Il n'y aura plus d'habitants. Hommes et bêtes auront décampé, ils auront pris le large. »

Esaïe 47 : 11-15 : « 11 Le malheur te frappera sans même que tu le voies surgir, le désastre tombera sur toi sans que tu puisses l'écarter, la dévastation fondra sur toi tout à coup, sans que tu t'en aperçoives. (…)13 Tu t'es épuisée à force de consulter les devins. Qu'ils se présentent donc et te sauvent, les spécialistes du ciel, ceux qui observent les astres et qui sont censés annoncer chaque début de mois ce qui doit t'arriver! » 

Par analogie, nous comprenons que 
Babylone la grande représente l’empire mondial de la fausse religion.


Elle est assise sur les grandes eaux

Nous avons vu auparavant que la mer représente les nombreux peuples, les nations, les masses agitées des humains d’où les gouvernements tirent leur origine.

Lien - Mer

Cela rejoint totalement l’explication qu’en donne l’ange à Jean, au verset 15 : «
 Puis il me dit: "Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues "». 

On peut dire que les grandes eaux représentent les populations dominées ou sous influence de la grande prostituée, la fausse religion.

Nous verrons au prochain post qui sont les amants de la grande prostituée.

Olivier

 


 

Babylone la grande se livre à la débauche avec les rois de la terre

 


Apocalypse 17 : 2 : « Les rois de la terre se sont livrés à la débauche avec elle, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution. »

Jésus et les apôtres ont dispensé l'enseignement pur et véritable au premier siècle, au sein de l'empire romain, dans un contexte qui leur était hostile.  Au IV ème siècle, de grands changements ont lieu. Non seulement les chrétiens ne sont plus persécutés mais les empereurs romains élèvent le christianisme au rang de religion d'Etat. Seulement, ils se chargent en personne de présider à l'élaboration des doctrines qui seront imposées à toute la population. 


L’empire romain juste avant l’avènement de Constantin 1er

Au cours du 
IIIe siècle, l'empire romain doit faire face à de nombreuses attaques de peuples barbares. Un seul dirigeant ne peut assurer une présence impériale aux frontières très éloignées les unes des autres et en même temps déjouer les usurpations des généraux qui profitent de l’instabilité du pouvoir.

En 285, 
Dioclétien (empereur depuis 284) décide de partager son pouvoir. Il prend comme coempereur Maximien. Dioclétien se réserve la partie orientale de l'empire romain, et Maximien reçoit la partie occidentale. Les deux empereurs portent le titre d'Auguste (empereurs principaux). 
Puis en 293, chaque Auguste nomme un empereur-adjoint, qui porte le titre de 
César. Dioclétien choisit son gendre Galère, et Maximien s'adjoint Constance Chlore, le préfet du prétoire de Dioclétien (commandant de la garde prétorienne constituée de soldats d’élite). 

L’empire romain est alors gouverné par une tétrarchie, le pouvoir étant partagé entre Maximien et Constance pour le côté Occident et Dioclétien et Galère pour le côté Orient.

Dioclétien (285-305), empereur de la partie orientale de l’empire romain persécute les chrétiens. C’est l’ère des martyrs. Dioclétien, excité par Galère, son gendre, publie 4 édits pendant son règne qui ordonnent de démolir les églises, brûler les livres saints, priver les chrétiens de leurs droits civils, emprisonner, torturer ceux qui refusent de sacrifier aux idoles, tuer. 
Maximien Hercule (285-305), empereur de la partie occidentale de l’empire romain applique le décret de Dioclétien dans ses provinces.
 Constance Chlore (293-306) (père de Constantin 1er) n’applique pas vraiment l’édit de Dioclétien contre les chrétiens et se contente de détruire quelques églises. Il s’abstient de poursuivre les adeptes de la nouvelle religion. 
 Galère (293-311) (gendre de Dioclétien) poursuit sans pitié la persécution des chrétiens.

Dioclétien et Maximien abdiquent en 305. Galère nomme 
Maximim Daia césar et fait proclamer Sévère comme César de l’Auguste Constance Chlore. 

Une nouvelle tétrarchie est mise en place, le pouvoir étant partagé entre Constance 1er et Sévère, pour le côté Occident et Galère et Maximin Daia pour le côté Orient. Des quatre tétrarques, Galère est dans les faits le principal dirigeant de l'empire. Devenu Auguste d’Orient, il continue à faire des martyrs.

Maximin Daïa (305-313), d’abord conciliant, persécute à nouveau les chrétiens à partir de Pâques 306. Païen fervent, il ordonne en 306, puis en 308, un sacrifice général aux divinités païennes. Les chrétiens réfractaires sont mutilés et envoyés travailler dans les mines et les carrières. Les exécutions seront peu nombreuses, sauf en Égypte. 
La politique de Sévère (305-307)  entraîne le mécontentement général. La garde prétorienne fait appel à Maxence, le fils de Maximien.
À la mort de Constance en 306, son fils, 
Constantin, s'autoproclame empereur en Bretagne, immédiatement imité en cela, à Rome, par Maxence, fils de Maximien Hercule l'ancien collègue de Dioclétien. Galère envoie aussitôt Sévère marcher contre Maxence et Maximien venu l'épauler. Mais Sévère est tué.
Galère nomme alors son ami 
Licinius directement Auguste en remplacement de Sévère et reconnaît officiellement Constantin qu’il nomme César. 
Comme ils protestent contre la promotion de Licinius, les deux Césars, Constantin et Maximin Daïa, sont finalement nommés, à leur tour, Auguste en 310.
Galère espère confier à Licinius le gouvernement de l'Occident mais l'Italie, l'Afrique et l'Espagne sont aux mains de l'usurpateur Maxence, tandis que Constantin le Grand règne sur la Gaule et la Bretagne. Licinius doit alors se contenter de la Pannonie (Europe centrale).

En 310, l’empire romain est dirigé par 4 Augustes et un usurpateur : 

Galère (293-311)
Maximin Daïa (305-313)
Constantin Ier (306-337)
Licinius (308-324)
Maxence, usurpateur (306-312)
Maxence met un terme à la persécution des chrétiens. 

Pendant l'hiver de 310-311, Galère tombe malade, une douloureus
e maladie l'immobilise. Craignant qu'elle ne soit une vengeance du dieu des chrétiens, il promulgue, le 30 avril 311, un édit de tolérance : l’édit de Sardique. Son dernier acte politique met fin aux persécutions de Dioclétien. Il mourra peu après, laissant le pouvoir à son neveu Maximin Daia, c’est la fin de la tétrarchie. 
Maximin Daïa accepte à contrecœur l'édit de tolérance envers les chrétiens promulgué par son oncle et tente toujours de favoriser le retour du paganisme.  Il encourage également les villes et les provinces à demander l'expulsion des chrétiens de leur territoire, et fait forger des textes apocryphes antichrétiens, intitulés Actes de Pilate, qu'il fait enseigner dans les écoles. 
En 312, Maxence est tué par Constantin lors de la bataille du pont Milvius.
En 313, Maximim Daïa se suicide. Peu avant, il promulgue un édit tolérant entièrement la foi chrétienne et restituant à l'Église les biens qu'il avait confisqués.
L’empire est alors partagé entre 
Constantin 1er pour la partie occident et Licinius pour la partie orient.

Au printemps 
313, Constantin et Licinius signent l’édit de Milan, qui reconnaît la liberté de religion à tous les sujets de l’empire, et qui restitue aux chrétiens tous les biens confisqués. C’est la reconnaissance officielle du christianisme.
En 324 Constantin déclare la guerre à Licinius. Celui-ci est battu à la bataille d'Andrinople le 3 juillet 324 et assassiné peu après.
Constantin 1er rétablit l’unité de l’empire, il devient le seul empereur romain. C’est le début de la dynastie des Constantiniens.


Constantin 1er et le début du césaropapisme

Le père de Constantin, Constance Chlore, était un païen monothéisant, attaché au 
culte de Sol Invictus (« dieu soleil »). Il se comporte toutefois avec mesure lors de la grande persécution, durant laquelle il se serait contenté de détruire quelques édifices en Gaule, selon Eusèbe de Césarée.
La mère de Constantin, Hélène, est chrétienne. Répudiée par Constance Chlore, elle sera réhabilitée et proclamée Augusta (impératrice) par Constantin en 324, et œuvrera aux côtés de son fils à la propagation du christianisme. Elle est considérée comme sainte dans les religions catholique (18 août) et orthodoxe (21 mai) et honorée également par les luthériens (19 ou 21 mai) .

A partir du règne de Constantin 1er, c’est la fin des persécutions pour les chrétiens. 

Après avoir vaincu Licinius, Constantin se rend en Orient où il constate des dissensions au sein du christianisme. L’
arianisme y est répandu. Selon Arius, le Fils, ayant été créé, donc tiré du néant, ne peut partager pleinement la nature divine du Père, il n’est pas Dieu. Seul le Père est Dieu, le Fils occupant une place intermédiaire entre le divin et la créature. Les partisans d'Arius professent que Jésus, fils de Dieu, est subordonné à son créateur, de même que le Saint Esprit qu’ils considèrent comme un relais existant de toute origine entre Dieu et l'humanité. 
Les opposants font, eux, valoir que le Fils est consubstantiel au Père, c'est-à-dire «ayant la même essence» (Constantin leur accordera la victoire et condamnera l'arianisme).
Craignant un schisme qui mettrait à mal l’empire, Constantin décide de réunir un concile afin de rétablir la paix religieuse. 

L’empereur affirme son autorité dans le domaine religieux, il inaugure ainsi le 
césaropapisme  (pouvoir temporel et spirituel), la politisation de la religion qui va entraîner une  déviation de l’enseignement de Jésus.  Constantin intervient dans les querelles théologiques et ouvre en personne leconcile de Nicée en 325. Il rassemble des représentants de presque toutes les tendances du christianisme. 

Les débats conciliaires se déroulent dans la grande salle du palais impérial, sous la présidence de l'Empereur Constantin. Arius défend sa doctrine, soutenu par ses partisans, surtout par 
Eusèbe de Nicomédie. Mais, en face, le parti orthodoxe, dirigé par Marcel d'Ancyre, Eustathe d'Antioche et le diacre Athanase d'Alexandrie, qui sera par la suite évêque d'Alexandrie, rejettent la thèse d’Arius et imposent (par majorité et non par démonstration) la conception de « Jésus Dieu ». 
Après plusieurs mois au cours desquels les évêques ne parviennent pas à se mettre d'accord sur un texte décidant de la nature de la relation du Christ au Père, l'empereur menace les quatorze récalcitrants.
La doctrine d’Arius, dont le principal adversaire est  Athanase, est condamnée lors du concile, et Arius anathématisé et voué à l'exil, avec deux autres évêques.
Les livres d'Arius sont brûlés et sa voie est  appelée l'hérésie d'Arius, ses partisans et ceux qui soutiennent la même conception sont considérés, jusqu'à nos jours, des ennemis du christianisme.

La profession de foi établie lors du concile de Nicée en 325, constituant le « 
symbole de Nicée », déclare que le Fils est de « même substance » que le Père. Le dogme trinitaire se met en place. 
« Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles. Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c'est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s'est incarné et s'est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Et au Saint-Esprit.
Ceux qui disent : il y a un temps où il n’était pas : avant de naître, il n’était pas ; il a été tiré du néant ; il est d’une substance (hypostasis), d’une essence (ousia) différente, il a été créé ; le Fils de Dieu est muable et sujet au changement, l’Église catholique et apostolique les anathématise»
.


Le Grand Pontife et la triade capitoline

La triade capitoline désigne, dans la religion romaine, les trois divinités Jupiter, Junon et Minerve 
qui étaient honorées au temple de Jupiter Capitolin, sur le Capitole à Rome. Elle célèbre Jupiter, dieu de la foudre, du tonnerre, du ciel et de la lumière, et défenseur de la justice, Junon, reine des dieux et du ciel, et protectrice des femmes, et Minerve, déesse de la sagesse, des arts et des techniques de la guerre, et protectrice de Rome. 

La triade capitoline romaine a sans doute contribué à la doctrine de la trinité

 

Les cérémonies en l'honneur de la triade capitoline sont organisées chaque année par le Grand Pontife ou Pontifex maximus. Son culte se poursuit à Rome jusqu'à la reconnaissance du christianisme comme religion d'État.
Dans la Rome antique, pontifex maximus (grand pontife) est le titre donné au grand prêtre à la tête du collège des pontifes. C'est la charge la plus élevée en prestige et en obligations au sein de la religion publique romaine, et celui-ci a pour résidence la regia, palais des anciens rois de Rome. Ce terme vient du fait que les pontifes étaient chargés – entre autre - de l'entretien d'un pont sacré, le pont Sublicius.

Constantin Ier et ses successeurs, même baptisés, prennent eux aussi le titre de
 pontifex maximus.
Durant l'hiver 382/383, l'empereur Gratien, parmi de nombreuses mesures contre les religions anciennes, abandonne ce titre, tandis que son frère Valentinien II ne le porte pas. Le titre n'est alors plus porté pendant des siècles, jusqu'à ce que le 
pape Théodore Ier le reprenne en 642.
Aujourd'hui, le titre Pontifex maximus est réservé au pape — également appelé 
Souverain pontife (Summus pontifex) ou Pontife romain (Pontifex romanus). Le règne d'un pape est appelé pontificat et l'ancien domaine papal était connu sous le nom d'États pontificaux.
Ainsi, le titre de 
Pontifex maximus réservé initialement au grand prêtre qui vénérait la triade de dieux romains, la triade capitoline, est récupéré par Constantin 1er qui se constitue ainsi chef religieux suprême chrétien de Rome. 
Le contexte du concile de Nicée est dès le départ clairement influencé par une tendance trinitaire. 

Lien - Triades


L’empereur Théodose et l’édit de Thessalonique

Théodose 1er devient empereur d'Orient en 379, il partage le pouvoir avec Gratien qui le nomme Auguste et qui règne sur l'Occident. Gratien collabore étroitement avec le pape Damase Ier et combat fermement le paganisme. Il est le premier empereur à refuser de porter le titre de pontifex maximus. 
En 380, l’empereur Théodose 1er se fait baptiser chrétien. Il se place également en tant qu'autorité religieuse.

Il promulgue l'
édit de Thessalonique le 27 février 380 qui impose le christianisme dans l'empire et la croyance en une trinité composée de Dieu, son Fils Jésus et le saint Esprit.
« Édit des empereurs Gratien, Valentinien II et Théodose Auguste, au peuple de la ville de Constantinople. Nous voulons que tous les peuples que régit la modération de Notre Clémence s'engagent dans cette religion que le divin Pierre Apôtre a donnée aux Romains - ainsi que l'affirme une tradition qui depuis lui est parvenue jusqu'à maintenant - et qu'il est clair que suivent le pontife Damase et l'évêque d'Alexandrie, Pierre, homme d'une sainteté apostolique : c'est-à-dire que, en accord avec la discipline apostolique et la doctrine évangélique, nous croyons en l'unique Divinité du Père et du Fils et du Saint-Esprit, dans une égale Majesté et une pieuse Trinité.
Nous ordonnons que ceux qui suivent cette loi prennent le nom de Chrétiens catholiques et que les autres, que nous jugeons déments et insensés, assument l'infamie de l'hérésie. Leurs assemblées ne pourront pas recevoir le nom d'églises et ils seront l'objet, d'abord de la vengeance divine, ensuite seront châtiés à notre propre initiative que nous avons adoptée suivant la volonté céleste.
Donné le troisième jour des calendes de mars à Thessalonique, Gratien Auguste étant consul pour la cinquième fois et Théodose Auguste pour la première fois.
»



La doctrine de la trinité définitivement admise avec le concile de Constantinople

En 381 ap J-C, l’empereur Théodose 1er convoque le 
Concile de Constantinople
150 évêques y sont appelés. Aucun d’Occident, y compris le Pape lui-même, Damase. Les non-nicéens ne sont pas admis à siéger. Le concile se déroule de mai à juillet 381.
Le principal point qui y est acquis est la 
définition de l’Esprit comme troisième personne de la Trinité. Le symbole dit de Nicée du nom du premier concile œcuménique qui l’a adopté en 325 est ainsi complété sur l’Esprit Saint : « par l’Esprit Saint il a pris chair de la Vierge Marie » et « L’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père ; avec le Père (et le Fils) il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.» 
La confession de foi établie par le concile, constituant le "
Symbole de Nicée", est ainsi complétée au concile de Constantinople en 381, pour devenir le "Symbole de Nicée-Constantinople" ou Credo.
La doctrine de la trinité est alors bien définie et imposée dans tout l’empire. 


Le césaropapisme

« 
Césaropapisme » : ce mot définit l'absorption par l'empereur (césar-), souverain temporel, des fonctions spirituelles dévolues au chef de l'Église chrétienne (-pape).
Il nous faut réaliser que la façon même de considérer notre Souverain suprême de l’univers, Yahvé, et son Fils Jésus-Christ a été définie par des hommes politiques d’origine païenne soucieux de maintenir leur pouvoir sur l’empire, des empereurs habitués à verser le sang !
Les dogmes 
définis par le pouvoir politique ont ensuite été imposés par la force.

Le problème des relations entre l'État romain et l'Église chrétienne se retrouve en contradiction directe avec les paroles de Jésus : «
 Rendez à César ce qui est à César » Mat 22 :21.
« Rendez donc à César ce qui revient à César, et à Dieu ce qui revient à Dieu ». Mat 22 :21.
«Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur et à Dieu ce qui est à Dieu.» Segond 21.

Les hommes politiques romains avaient-ils une quelconque autorité spirituelle ? Non, aucune !

En 383, à la mort de Gratien, l'empire compte trois empereurs : 
Maxime à Trèves, Valentinien II, jeune frère de Gratien, sous la tutelle de sa mère Justine (qui encourage l’arianisme), à Milan, Théodose Ier à Constantinople.
En 
391, les cultes païens sont interdits. 
En 394, Théodose règne à la fois sur l'Orient et sur l'Occident après avoir intrigué et éliminé ses rivaux. A sa mort, en 395, cependant, son empire est partagé entre ses deux fils 
Arcadius qui règnera sur l’orient (capitale Constantinople) et Honorius qui reçoit l’occident (capitale Rome).
80 ans plus tard, c’est la chute de l’empire romain d’occident. 
Romulus Augustule est déposé en 476 ap J-C
. Débute alors le long Moyen-Âge qui va durer un millénaire.

 


Olivier

 


 

Babylone la grande se livre à la débauche avec les rois de la terre

 

Syncrétisme religieux et fête de Noël

 

Apocalypse 17 : 2 : « Les rois de la terre se sont livrés à la débauche avec elle, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution. »

Sous l’influence des empereurs romains soucieux de maintenir la cohésion de l’empire et donc leur pouvoir, le paganisme continue de s’introduire et de corrompre l’enseignement originel du Christ de diverses façons. Citons un exemple très connu de croyance païenne qui a été « christianisée » : 
Noël.

A  partir du IIIème siècle, le 25 décembre devient Dies Natalis Invicti Solisle jour de naissance de Sol Invictus (« Soleil invaincu » en latin), en prolongement des Saturnales. Le culte du soleil, sensé être universel, permet de renforcer l’unité entre provinces de l’Empire. 
L'empereur 
Aurélien (270-275) proclame le Soleil invaincu, généralement adoré par la plupart des peuples,  principal patron de l’Empire romain.

Aurélien souhaite 
unifier religieusement l'empire. En choisissant la date du 25 décembre, il contente les adeptes de Sol Invictus et ceux de Mithra
, dieux très répandus et vénérés dans l'Empire et tous deux liés au soleil et à la lumière.

Disc_Sol_BM_GR1899.Par Inconnu — Jastrow (2007), CC BY 2.5

 



Le 
culte de Sol Invictus est très présent dans la totalité de l’Empire lorsque Constantin arrive au pouvoir et au moment de sa conversion au Dieu des chrétiens en 323.
Constantin Ier, le premier empereur romain converti au christianisme, est au début de son règne adepte du Soleil invaincu, comme en témoignent ses émissions monétaires. Celui-ci fait du dimanche (appelé à Rome « 
jour du soleil », Sunday en anglais, Sonntag en allemand) un jour de repos en hommage au Sol Invictus
 par une loi du 7 mars 321.

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Durant la christianisation de l'Empire romain, Jésus-Christ appelé « soleil de Justice » remplace Mithra et Sol invictus et le 25 décembre devient la date de naissance du Messie venu apporter la lumière et la vérité au monde.

La première mention d'une célébration chrétienne à la date du 25 décembre aurait lieu à Rome en 
336.

Puis l'
édit de Thessalonique de 380 décrété par Théodose Ier interdit définitivement le culte de Sol Invictus faisant du 25 décembre une fête exclusivement chrétienne.

Noël, le 25 décembre, était donc déjà célébré bien avant la naissance de Jésus, c’était
 la fête du soleil invaincu et du dieu Mithra.  Ce n’est qu’au IVème siècle que les chrétiens ont commencé à célébrer cette fête. Il s’agit donc d’une fête païenne et non chrétienne. C’est la raison pour laquelle, on décore des sapins avec des boules brillantes et des étoiles, on mange des bûches et on utilise du gui et du houx.

Et voilà comment une fête païenne devient l’une des principales fêtes chrétiennes. Que penser de la fête de Noël de nos jours ?  Lien - Jésus est-il né le 25 décembre ?

Tout comme Noël, l’épiphanie
, la tradition du Roi de la Fève nous vient aussi des Romains, dont les enfants, pendant les saturnales, tirent au sort à qui serait roi du festin.  

Olivier

 

 


 

Babylone la grande se livre à la débauche avec les rois de la terre

 

Syncrétisme religieux et fête de Pâques

 


Apocalypse 17 : 2 : « Les rois de la terre se sont livrés à la débauche avec elle, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution. »

Pâques est considérée comme la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la 
résurrection de Jésus. Elle est précédée de la semaine sainte qui commence le dimanche des rameaux et s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques.

La fête de Pâques nous fait aussi penser aux 
œufs de Pâques, lapins, poules en chocolat, les cloches… autant de symboles de fertilité qui n’ont aucun lien avec Jésus-Christ. D’ailleurs les Saintes Écritures ne font aucune mention de la fête de Pâques.
Si la fête de Pâques ne peut être retrouvée dans la Bible, alors d’où vient-elle ? La grande majorité des historiens séculiers et religieux sont d’accord pour dire que le nom « 
Easter » et les traditions qui l’accompagnent ont de profondes racines païennes.

En effet, 2000 ans avant J-C, une fête d’origine babylonienne ressemblant fortement à la fête de Pâques d’aujourd’hui, une fête lié au culte de la fertilité, était déjà célébrée en orient. Cette fête célèbre la résurrection du dieu 
Thammuz, qui est ramené des enfers par son épouse/mère, Ishtar, du nom de laquelle la fête a été nommée, Easter, Pâques en anglais. Dans la majorité des dialectes sémitiques « Ishtar » se prononce «Easter». 
Cette fête est également célébrée par les familles phrygiennes qui honorent 
Attis et Cybèle, ou encore les Phéniciens adorant Baal et Astarté. Les rites de fertilité anglo-saxons sont, eux, liés à la déesse Eostre (ou Ostara)

Le réputé historien Will Durant, dans son fameux livre 
Story of Civilization, pp. 235, 244-245, écrit : « Ishtar [Astarté chez les Grecs, Ashtoreth chez les Juifs] nous intéresse non seulement comme étant analogue à l’Isis égyptienne et un prototype de l’Aphrodite grecque et la Vénus romaine (…).
En Babylonie… la déesse du printemps s’appelait Ishtar. On l’avait identifiée à la planète Vénus (…). En Phénicie, elle est devenue Astarté ; en Grèce Eostre [lié au mot grec Eos: « aurore »], et en Allemagne Ostara [qui provient du terme allemand Ost : « Est, qui est la direction de l’aurore]’ (Englehart, p. 4).
« Depuis Bede le Vénérable (De ratione temporum 1 :5) l’origine du nom pour la fête de la résurrection du Christ a été généralement acceptée comme venant du terme anglo-saxon Eastre, une déesse du printemps… qui est l’ancien pluriel allemand pour eostarum ; d’où nous viennent le mot allemand Ostern et le terme anglais Easter » (The New Catholic Encyclopedia, 1967, Vol. 5, p. 6).


Dans tous les cas, c’est la même fête, séparée seulement par le temps et la culture. Il s’agit du culte de la fertilité, le retour du printemps, 

Ainsi, le 
paganisme s’est ainsi introduit dans le christianisme. On peut aussi dire que des croyances païennes préexistantes ont été christianisées.
Les dirigeants religieux ont commis l’
adultère spirituel avec les rois de la terre et offrent aux chrétiens un enseignement qui est frelaté et qui ne correspond plus à l’enseignement du Christ.

Bien d’autres enseignements, d’autres doctrines, d’autres dogmes proviennent d’enseignements contaminés par le paganisme, corrompus par des dirigeants soucieux d’imposer leur pouvoir, dénaturés par les dirigeants qui commettent l’adultère spirituel avec les rois de la terre pour s’enrichir ou obtenir un statut social. 

Citons d’autres croyances corrompues par le paganisme :
Le culte des saints (vers 375), la sainte vierge mère de Dieu (491), le purgatoire (593), le culte des images et des reliques (788), l’eau bénite (850), l’infaillibilité de l’église (1076), la vente des indulgences (1190), le dogme de la transsubstantiation (1215), l’infaillibilité du pape (1870)…

Lien - L'immortalité de l'âme

Lien - L'enfer, lieu de tourments

Lien - Le Paradis céleste

Lien - La Trinité

Olivier

 


 

La femme est assise sur une bête au pelage écarlate

avec 7 têtes et 10 cornes

 


Apocalypse 17 : 3 : « Il me transporta alors en esprit dans un désert. Je vis une femme assise sur une bête au pelage écarlate. Cette bête était couverte de titres offensants pour Dieu, elle avait sept têtes et dix cornes. »

La 
grande prostituée qui se livre à la débauche spirituelle avec les rois de la terre est représentée assise sur une bête à 7 têtes et 10 cornes et au pelage écarlate.


La bête à 7 têtes et 10 cornes

Nous avons déjà parlé d’une bête à 7 têtes et 10 cornes dans verset d’Ap 13 :1.

Apocalypse 13 :1 : « Puis je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms blasphématoires. »

Lien - Ap 13 : 1

Nous avons vu que les bêtes sont généralement utilisées dans la Bible pour décrire des organisations politiques puissantes et éloignées de Dieu. 

Daniel 7 : 17 : « Ces quatre bêtes énormes, ce sont quatre rois qui surgiront de la terre ». 

Les 7 têtes correspondent aux 7 puissances mondiales qui se sont succédé et qui ont été liées d’une manière ou d’une autre au peuple de Dieu (Israël puis les chrétiens): l’Egypte, l’Assyrie, l’empire médo-perse, la Grèce, Rome, les gouvernements du temps de la fin. Au moment où l’Apocalypse a été rédigée, c’est l’empire romain qui dominait tout le pourtour méditerranéen (le 6ème roi). 

Apocalypse 11 :7 : « 9 C'est ici qu'il faut une intelligence éclairée par la sagesse. Les sept têtes sont sept montagnes (lieux élevés symbolisant le pouvoir) sur lesquelles la femme est assise. 10 Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, l'un règne, l'autre n'est pas encore venu. Et quand il sera venu, il ne doit rester que peu de temps. »

Nous avons vu que le nombre 10 est de manière symbolique associé à ce qui est complet et total (la totalité des plaintes des Israélites, la totalité des grains, du pain, l’ensemble des jours de persécution…).

Lien - Nombre 10

Ainsi l’ensemble des 10 cornes représente 
l’ensemble des rois qui ont dirigé les différents royaumes de la bête à 7 têtes.


La bête est couverte de titres offensants pour Dieu

La bête qui monte de la mer dans le verset d’Ap 13 :1 avait 
sur ses têtes des noms blasphématoires
La bête écarlate est, elle, 
couverte de titres offensants pour Dieu

Dans les 2 cas, les noms blasphématoires ou les titres offensants pour Dieu désignent la même chose : des injures, insultes, outrages, affronts, sacrilèges, calomnies, irrespect…

La bête à 7 têtes et 10 cornes, l’ensemble des puissances politiques mondiales symbolisent l’indépendance vis-à-vis de Dieu, le rejet de Dieu.

Pour quelle raison, la bête écarlate est-elle entièrement recouverte de titres offensants ou blasphèmes contre Dieu ? 

La bête associée à la prostituée est encore plus offensante pour Dieu !
En effet, la bête a commis l’adultère spirituel avec la femme qui prétend aimer Dieu !


Pourquoi la bête a-telle un pelage écarlate ?

La couleur écarlate est synonyme de rouge, de cramoisi.

Cette couleur a été associée à l’intensité des 
péchés que Dieu est prêt à pardonner :
Esaïe 1 :18 : « Venez et discutons! dit l’Éternel. Même si vos péchés sont couleur cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; même s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront clairs comme la laine. »

La couleur rouge feu est aussi la couleur du dragon d’Ap 12 :3 qui représente le Diable :

Apocalypse 12 : 3 : « Un autre signe apparut dans le ciel; c'était un grand dragon rouge feu, qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. »

Le dragon rouge feu présente des similitudes avec la bête écarlate d’Ap 17 ce qui nous rappelle le fait que c’est Satan le Diable qui contrôle les puissances politiques.  

La couleur rouge feu est aussi la couleur du 2ème cheval de l’Apocalypse chargé d’ôter la paix de la terre. 

Apocalypse 6 : 4 : « Et un autre cheval, rouge feu, apparut. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre afin que les hommes s'entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »

On peut donc, pour résumer, associer la couleur écarlate de la bête d’Ap 17 
à la guerre, à la violence, à la destruction, au sang versé, au péché, au Diable
La fausse religion et en particulier la chrétienté qui prétend servir Dieu et Jésus commettent l’adultère spirituel avec les puissances politiques qui incarnent la présence de Satan sur terre. 

Olivier

 


 

La femme est vêtue luxueusement et tient une coupe d’or

pleine de choses abominables

 


Apocalypse 17 : 4 : « La femme était vêtue d'habits de pourpre et d'écarlate, et parée de bijoux d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait à la main une coupe d'or pleine de choses abominables et d'obscénités dues à sa prostitution»

La femme qui prétend aimer Dieu est assise sur une bête écarlate couverte de blasphèmes envers Dieu et commet l’adultère spirituel avec cette représentante de Satan sur terre.

Elle est maintenant elle-même décrite vêtue d’habits de pourpre et d’écarlate et richement parée de bijoux.


Les habits de pourpre et d’écarlate :

La couleur 
pourpre correspond à un rouge violacé profond tandis que la couleur écarlate correspond au rouge vif.
Toutes deux sont des couleurs très voyantes, donc portées par des gens qui cherchent à
 attirer l’attention, à se distinguer de la masse des gens…
On les rencontre chez certains ecclésiastiques, comme les évêques et les cardinaux dans la religion catholique romaine, qui portent des 
vêtements cléricaux pourpre et écarlate.

Les couleurs pourpre et écarlate créent une ambiance luxueuse et ont pendant longtemps été associées 
à la richesse, à l’aristocratie, à la royauté, au pouvoir, à la puissance.

Mais ces couleurs évoquant également 
la passion, l’érotisme et la luxure sont aussi la couleur dominante des lieux de plaisir et de divertissement (théâtres, cabarets…).

Ainsi, Babylone la grande, la prostituée, est vêtue de pourpre et d’écarlate car elle cherche à occuper une 
position éminente (dominante, importante, puissante, supérieure).
De plus, elle est outrageusement
 riche comme le montre la grande quantité de bijoux.
Enfin, cette couleur sied également à la
 conduite immorale de la grande prostituée qui se livre à la débauche avec les rois de la terre.


Les bijoux, l’or, les pierres précieuses…

Le verset cité en référence nous décrit la grande prostituée parée de bijoux d'or, de pierres précieuses et de perles, signe évident de 
richesse.
Babylone la Grande, l’empire mondial de la fausse religion a vu affluer vers elle les dons de millions de fidèles qui ont fait sa richesse. On se rappelle en effet qu’elle est aussi assise sur les 
grandes eaux, c’est-à-dire les nombreux peuples, nations, foules, langues… L’ensemble des populations dominées ou sous influence de la grande prostituée ont contribué à faire sa richesse.

Apocalypse 17 :5 : « Puis il me dit: "Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues "». 

Lien - Ap 17 : 1

Il ne fait aucun doute que les plus beaux monuments ont été construits au nom de la religion: cathédrales, monastères, églises, basiliques, abbayes, chapelles, prieurés, temples, mosquées, sanctuaires, pagodes, stûpas... et les sculptures, les peintures qui leur sont associées. Citons également certains tombeaux monumentaux. 


Elle tient à la main une coupe d'or 

La grande prostituée tient une coupe d’or à la main. Qu’est-ce que cela signifie ?

La coupe est 
en or, ce qui indique sa grande valeur.

Nous avons déjà mentionné les coupes d’or dans le verset d’
Apocalypse 5 :8 :
« Lorsqu'il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d'or remplies d'encens qui représentent les prières de ceux qui appartiennent à Dieu. »


Les 24 anciens ont été choisis par Jésus-Christ pour leur fidélité et leur attachement à la vérité (
Ap 14 :5). Ils seront ses cohéritiers dans le Royaume des cieux. Ces chrétiens ont chacun une coupe d’or remplie d’encens. L’encens est utilisé pour rendre un culte et symboliquement faire monter les prières et les paroles de vénération qui glorifient le Dieu Tout-Puissant.

Voir –
Lien - Ap 14 : 5 - Il ne s’est pas trouvé de mensonge dans leur bouche.

La grande prostituée est assez prétentieuse pour imiter ces fidèles chrétiens intègres en tenant aussi une coupe d’or ! Elle prétend aimer Dieu et Jésus et être à leur service. Elle s’est autoproclamée guide spirituel et prend la responsabilité de guider des millions d’humains vers Dieu et la vie éternelle qui est proposée. 


La coupe d'or est pleine de choses abominables et d'obscénités dues à sa prostitution

Les coupes d'or des fidèles chrétiens oints étaient remplies d'
encens qui représentent les prières de ceux qui appartiennent à Dieu. Ces chrétiens oints choisis par Jésus ont un rôle d’intermédiaires entre Dieu et ses fidèles serviteurs. Ils présentent à Dieu des prières, des paroles pleines de sincérité et d’adoration pour Dieu, des paroles qui reconnaissent la souveraineté universelle de Dieu et son droit à diriger la terre.

La coupe d’or que tient Babylone la grande est remplie de 
choses abominables et d'obscénités dues à sa prostitution. L’immoralité de cette femme symbolique démontre qu’au lieu de soutenir la souveraineté universelle du Créateur Tout-Puissant, elle préfère s’assoir sur la bête écarlate, elle préfère avoir des relations immorales avec les rois de la terre, les représentants de Satan le père du mensonge (2Cor 4 :3,4 ; Mat 4 :8,9 ; Jean 8 :44).
Elle est prête à souiller l’enseignement du Christ par des mensonges et des croyances païennes afin d’obtenir les faveurs des puissants de ce monde. Elle est prête a offrir à ses millions d’adeptes un enseignement frelaté et éloigné de la vérité exigée par Dieu. Elle est prête à se positionner du côté des ennemis de Dieu au lieu de le servir avec intégrité. 

Elle se complait dans un 
luxe scandaleux et dans un passé chargé de violence, de terreur, de haine, de souffrances qu’elle a elle-même répandues.

Nous reparlerons plus en détail de ce point important au verset 6. 

Olivier

 


 

Babylone la grande, la mère des prostituées

et des abominations de la terre

 


Apocalypse 17 : 5 : « Sur son front était écrit un nom, un mystère: «Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre

La grande prostituée richement vêtue et parée d’or et de pierres précieuses est assise sur une bête écarlate à 7 têtes et 10 cornes couverte de noms blasphématoires. Elle s’est livrée à l’immoralité avec les rois de la terre et tient une coupe d’or remplie de souillures de sa prostitution.

Nous pouvons maintenant clairement lire 
son nom sur son front : Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre.


"Sur son front était écrit un nom"

Le front est certainement l’endroit du corps le plus visible, une inscription y serait exposée à la vue de tous.
Le nom sur le front nous rappelle le sceau sur le front des fidèles cohéritiers du Christ (
Apocalypse 7 :3) et la marque de la bête imposée sur la main droite et sur le front (Apocalypse 13 :16).

Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ne jamais accepter cette marque !

Lien - Une marque sur la main droite

Babylone la grande a son nom écrit sur le front. Il s’agit très certainement du 
nom le plus plus exécrable: «Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre.»


Babylone la grande

La ville antique de Babylone est associée à l’idolâtrie, au faux culte, à l’astrologie et à la divination. Cette ville majestueuse était profondément religieuse et superstitieuse. Longtemps avant, c’est à partir de Babylone que les fausses croyances se sont propagées sur la terre lors de la confusion des langages.  

La chute de Babylone est associée à la défaite des faux dieux, des prêtres, des astrologues et des magiciens.

Jérémie 50 :1-3 : « 1 Voici la parole prononcée par l’Éternel à l'intention de Babylone, à l'intention du pays des Babyloniens, par l'intermédiaire du prophète Jérémie.
2 Annoncez-le parmi les nations, proclamez-le, dressez un étendard! Proclamez-le, ne cachez rien! Dites: «Babylone est prise! Bel est couvert de honte, Merodac est brisé! Ses idoles sont couvertes de honte, ses statues sont brisées!» 3 En effet, une nation venue du nord est montée pour l'attaquer. Elle transformera son pays en sujet de consternation. Il n'y aura plus d'habitants. Hommes et bêtes auront décampé, ils auront pris le large. »

Esaïe 47 : 11-15 : « 11 Le malheur te frappera sans même que tu le voies surgir, le désastre tombera sur toi sans que tu puisses l'écarter, la dévastation fondra sur toi tout à coup, sans que tu t'en aperçoives. (…)13 Tu t'es épuisée à force de consulter les devins. Qu'ils se présentent donc et te sauvent, les spécialistes du ciel, ceux qui observent les astres et qui sont censés annoncer chaque début de mois ce qui doit t'arriver! » 

Tout comme l’antique Babylone, la grande ville symbolique appelée Babylone la grande est associée au faux culte et sera totalement détruite par Dieu. En effet, elle va boire la coupe de vin de l’ardente colère de Dieu.

Babylone la grande désigne l’empire mondiale de la fausse religion qui a prétendu servir Dieu mais qui l’a au contraire déshonoré par ses pratiques et ses enseignements. 

Lien - La grande ville


La mère des prostituées

De l’antique ville de Babylone, se sont répandues sur toute la terre de fausses doctrines et faux enseignements. Les mêmes mensonges ont servi de base aux très nombreuses religions tout au long de l’histoire jusqu’à nos jours. On peut dire que l’antique ville de Babylone est comme leur mère.

Babylone la grande, l’empire mondiale de la fausse religion est 
la mère de toutes les religions qui dérivent des croyances babyloniennes

Lien - Babylone, un empire religieux


Le verset d’Apocalypse 17 :5 parle de la mère des prostituées. Cela sous-entend que les filles de Babylone la grande, les différentes religions babyloniennes, sont également des prostituées et commettent 
l’immoralité spirituelle avec les rois de la terre et les puissants de ce monde. Elles se sont laissé corrompre et ont sacrifié la pureté de l’enseignement divin, la vérité afin de plaire aux dirigeants et obtenir certains avantages de leur part.


La mère des abominations de la terre

En se laissant corrompre par des mensonges, les prostituées spirituelles ont enseigné 
des doctrines qui déshonorent Dieu, telles que la doctrine de l’enfer- lieu de tourments éternels et la doctrine de la trinité. Elles ont introduit des croyances et rites païens dans l’enseignement du Christ, comme par exemple la fête de Pâques et l’hostie. 

Elles sont allées très loin dans leurs abominations en condamnant à mort, parfois au bûcher, des personnes sincères qui ont recherché la vérité et qui n’ont pas cru à leurs mensonges. Certains, ont été mis à mort par les responsables religieux (souvent chrétiens !) dans les plus terribles souffrances juste pour avoir possédé une Bible! Et, 
elles ont commis toutes ces atrocités au nom de Dieu!

Babylone la Grande a parfois poussé aux 
guerres les plus meurtrières et ses mains sont couvertes de sang. 


L’Histoire nous révèle les agissements de Babylone le grande

Remontons l’histoire de France au temps de l’un de ses plus prestigieux rois : 
François 1er.
L’archevêque d’Arles, l’évêque d’Aix, et quelques abbés, prieurs et chanoines de la Provence, assemblés à Avignon, envoient prier le roi François 1er de révoquer, pour le salut de son âme, l’amnistie qu’il avait accordée aux vaudois de Mérindol. Le roi François 1er cède à leur demande. 
Le 1er janvier 1545, François Ier demande au parlement de Provence de mettre à exécution l’arrêt qui avait été rendu quatre ans auparavant contre les vaudois, malgré les lettres de grâce expédiées depuis. Il lui recommandait « de faire en sorte que le pays de Provence fût entièrement dépeuplé et nettoyé de tels séducteurs. » Le roi François 1er fait ainsi exterminer les Vaudois.

Les Vaudois sont des chrétiens sincères soucieux de rester attaché aux Saintes Écritures. Leur enseignement est épuré de certaines contaminations romaines. En effet, les Vaudois rejettent les indulgences, le purgatoire, le culte des saints, le baptême des nouveau-nés, le clergé romain perverti, la messe du culte romain. Ils font des saintes Écritures la seule règle de foi et des cœurs, étudiées de préférence dans la langue populaire afin que chacun puisse la comprendre, ils autorisent le divorce pour adultère… 

Cela attise la haine du clergé catholique qui parvient à ses fins et qui déclenche 
les pires atrocités pouvant être commises contre des êtres humains… !
Le roi charge le baron d’Opède d’exécuter la sentence et lui confie une expédition militaire. 

Le 13 avril 1545, après avoir traversé la Durance, ils arrivent aux villages de Peypin, la Motte et Saint-Martin qu’ils pillent et brulent. Ils massacrent tous les habitants. 
Apprenant ce qui est arrivé, les habitants des villages de Villelaure, Lourmarin, Gensson, Trésémines et La Roque s’enfuient dans les bois. Quand les soldats arrivent, ils pillent ce qui reste, brulent les maisons et les récoltes, tuent les troupeaux et égorgent toutes les personnes qu’ils trouvent. Les plus faibles, les femmes avec leurs enfants, les vieillards, tous ceux qui succombent à la fatigue se font rattraper par les soldats qui leur font subir viols, tortures et qui les égorgent.

Le 19 avril 1545, l’armée entre sur les terres du pape, et se présente devant Cabrières. Tous ceux qui sont retrouvés dans la ville sont égorgés. Les fuyards sont retrouvés et 800 sont exécutés. D’Oppède ordonne que les femmes soit enfermées dans un grenier plein de paille, où l’on met le feu. Celles qui tentèrent de se jeter par la fenêtre sont repoussées avec des crocs et des piques.

Ils arrivent ensuite à La Coste où les hommes sont exterminés. Les femmes et les filles qui s’étaient cachées dans un jardin voisin du château sont violées, torturées et traitées avec la plus grande violence. 
Lorsque les villageois qui s’étaient cachés dans Murs sont enfin découverts, ils subissent le même sort que les autres. 
24 villages sont totalement détruits. Plus de 3000 Vaudois ont péri. Les autres errent dans les bois et les montagnes, traqués par les soldats. 670 hommes sont envoyés aux galères. Tous les Vaudois sont condamnés à mort. 
Pour atteindre ceux qui errent encore dans les montagnes, le parlement d’Aix fait proclamer par toute la Provence, « que nul n’osât donner retraite, aide, secours, ni fournir argent ni vivres à aucun vaudois ou hérétique», sous peine de mort. Ne pouvant nullement être hébergés dans les villages et les villes, la plupart des  hommes, femmes et enfants finissent par mourir de faim et d’épuisement.

Ce terrible massacre provoqué par le clergé catholique est le précurseur des guerres de religion qui vont ensanglanter le royaume de France 15 ans plus tard.

Ces violences des plus cruelles et impitoyables envers des familles paisibles ne demandant qu’à pouvoir vivre leur foi avec sincérité démontrent à quel point 
le clergé a les mains couvertes de sang, à quel point la grande prostituée Babylone la grande qui pratique la débauche avec les rois de la terre méritera sa destruction totale et définitive quand elle rendra des comptes à Dieu pour avoir tué et torturé en son nom !!!

Olivier

 


 

Elle est ivre du sang des saints

 



Apocalypse 17 : 6 : « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »


Ivre du sang des saints

Jésus, l’Auteur du livre de l’Apocalypse, emploie ici une image très forte !
La grande prostituée, assise sur la bête écarlate pleine de blasphèmes, est 
ivre du sang des saints. Nous comprenons immédiatement, que cette femme qui prétend servir Dieu a fait couler beaucoup de sang innocent. Elle est pleine de cruauté et d’injustice. Elle a combattu contre Dieu et Jésus-Christ en mettant à mort les témoins de Jésus attachés à la vérité.

Il est difficile de comptabiliser le nombre de victimes de Babylone la grande, mais ils se comptent par
 millions et Dieu les connaît tous. 


Les croisades :

Huit grandes croisades ont été organisées afin de délivrer le tombeau du Christ des Musulmans.
La première croisade (
1095-1099) est lancée à l’appel du pape Urbain II et débouche sur la prise de Jérusalem et la création des Etats chrétiens d’orient. L’extrême barbarie dont les croisés ont fait preuve va traumatiser tout le proche orient. 
La huitième croisade a lieu en 
1270 et se termine avec la mort de Louis IX (Saint Louis) de la peste.

Les 
croisades albigeoises, entre 1208 à 1244, sont prêchées par le pape Innocent III contre les hérétiques cathares et vaudois du Languedoc. 
Elles se terminent avec le massacre de 
215 Cathares qui se réfugient à Montségur et qui, refusant d’abjurer leur foi cathare, périssent sur le bûcher le 16 mars 1244. 


L’inquisition va durer 6 siècles : du 13ème au 19ème siècle

La grande prostituée a commis de nombreux actes de torture et de barbarie au travers de l’
Inquisition fondée en 1231 par le pape Grégoire IX et s’étalant sur 6 siècles, jusqu’au XIXème siècle. Des milliers de personnes innocentes remises « au bras séculier » ont été condamnées au bûcher ou à la prison.
En Espagne l’Inquisition est fondée en 1478 à la demande des rois catholiques
 Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. Elle est un temps sous l'autorité du tristement célèbre grand inquisiteur Thomas de Torquemada. Elle sévit contre tous ceux qui ne sont pas catholiques. C’est ainsi que les autorités espagnoles ont exilé 120 000 juifs qui n’acceptaient pas le catholicisme et que plusieurs milliers de Maures ont péri sur le bûcher.
L’Inquisition est abolie en 1808, puis en 1834.


Les guerres de religion au XVIème siècle en France

Les guerres de religion sont nombreuses. Intéressons-nous ici à la France et poursuivons le récit du post précédent commencé avec le roi François 1er .

Lien - Babylone la grande la mère des prostituées

Au XVIe siècle, les guerres de religion opposent les protestants aux catholiques qui veulent éviter la propagation de ce culte menaçant l'autorité royale. 
Le 1er mars 
1562, une centaine de protestants se font massacrer par les catholiques alors qu’ils assistent tranquillement à leur culte dans une grange. Cet évènement déclenche la première guerre de religion. 
Huit guerres de religion entre protestants et catholiques vont se succéder sur une durée de 36 ans. 

Le 
24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris. Les catholiques qui portent une croix blanche à leur chapeau s’en prennent à toutes les maisons des protestants. Les rues sont rouges du sang versé. Le nombre des victimes est évalué à 4 000 à Paris.

Le massacre de la saint-Barthélémy: plus de 10 000 protestants ont été tués. Babylone le grande est ivre du sang des saints.

Ce tableau du massacre de la Saint Barthélemy fut réalisé entre 1576 et 1584 par François Dubois (1529-1584), 
rescapé de la tuerie alors que toute sa famille de confession huguenote s’est fait assassiner par les catholiques.


La tuerie dure plusieurs jours, les protestants n’ont que très peu de chance de s'en sortir. Leurs maisons sont pillées et leurs cadavres dénudés sont jetés dans la Seine. 
Entre 15 000 et 30 000 protestants sont massacrés dans l’ensemble du pays. 

Les guerres s’achèvent avec l’
édit de Nantes promulgué par le roi Henri IV (30 avril 1598) qui autorise la religion protestante. 
Pendant la fin du règne d’Henri IV (assassiné en 1610) le roi fait respecter l’édit, ce qui protège les protestants. 

Cependant, son petit-fils, 
Louis XIV, cherchant à unifier son royaume sur les plans religieux, administratif et politique, souhaite faire disparaître le protestantisme de France. Il se présente également comme le défenseur de la chrétienté, la majorité des évêques se montrant favorables à une lutte plus efficace contre les Protestants.
En mars 1681, il autorise les 
Dragons, un corps d'armée particulièrement féroce, à faire des Dragonnades : les soldats logent chez les réformés, qu'ils maltraitent, dépouillent de leurs biens, pillent et parfois, tuent. Sous l'effet de la peur et de ces violentes répressions, les conversions forcées s'accélèrent.
En octobre 
1685, Louis XIV, avide d’absolutisme, révoque l’édit de Nantes dans un nouvel édit, l'édit de Fontainebleau, et interdit à nouveau le protestantisme. Il ordonne la destruction des temples et des écoles protestants et recourt à des méthodes brutales pour imposer le catholicisme.

En autorisant les persécutions, le roi Louis XIV provoquant une hémorragie démographique.
Près 
300.000 huguenots, issus de la bourgeoisie industrieuse et prospère, prirent la fuite clandestinement. Mais aussi les marchands, manufacturiers et artisans, emportant leur savoir-faire. Ils furent accueillis, dans le « Pays du Refuge », terme désignant le pays dans lesquels les protestants trouvèrent une terre d'asile : Suisse, Angleterre et Provinces-Unies des Pays-Bas.
Dans son oraison funèbre, l’évêque Massillon loue le roi d’avoir « 
renversé les abominations de l’impiété » et le chanoine Aleaume le qualifie de « Fils aîné de l’Eglise qui ne veut pas d’autres sujets que ses enfants » (p.19).

Lien - oraison funèbre


D'autres crimes commis par Babylone la grande

Babylone la grande a, pendant toute la période du moyen âge et même au-delà, c'est à dire pendant 
plus de 1000 ans, interdit l'accès à la vraie connaissance de Dieu. En effet, elle a interdit la lecture, la traduction et l'impression de la Bible pour les gens du peuple. Cela lui a permis de maintenir les populations dans l'ignorance pour mieux les soumettre et les dominer.

De nombreuses personnes ont courageusement traduit et imprimé la Bible et ont dénoncé la toute puissance du clergé et ses fausses doctrines. La plupart d'entre elles ont été condamnés à la torture et au bûcher.
Ces personnes sont mortes pour avoir défendu la 
vérité et la liberté de servir Dieu avec sa conscience, de manière sincère et intègre. 
Ces personnes ont été mises à mort par des cléricaux qui prétendaient représenter Dieu sur terre et agir en son nom!!

Nous verrons dans les prochains posts quelques noms célèbres comme 
John Wyclif, Jean Hus, William Tyndale et Michel Servet.

Olivier

 


 

Elle a torturé et mis à mort de fidèles chrétiens :

 

John Wyclif et les Lollars au 14ème siècle

 



Apocalypse 17 : 6 : « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »


Condamnés en raison de leur sincérité

De nombreuses personnes ont courageusement défendu la vérité de l’enseignement de Dieu contenu dans les Saintes Écritures. Cela a attisé la haine des religieux supposés représenter Dieu sur terre… !

A une époque où l’Eglise est très puissante et détient un pouvoir absolu sur les populations, 
John Wyclif, docteur en théologie et enseignant à Oxford en Angleterre, aboutit à la conclusion que seule la Bible constitue la référence, l’étalon de la vérité, l’autorité suprême, la source de toute vraie connaissance dans le domaine spirituel.

Il rejette ainsi l'autorité spirituelle de l’Église et ne reconnaît pour seule source de la Révélation que les Saintes Écritures (De veritate sacrae Scripturae,1378). Par conséquent, ce n'est plus l'interprétation de l’Écriture qui doit être conforme à l'enseignement des Pères, mais l'enseignement des Pères qui doit être jugé à la lumière des Saintes Écritures.

John Wyclif rejette la 
doctrine de la transsubstantiation dans son traité sur l’eucharistie en 1380, il condamne le monachisme, le statut privilégié du clergé, le culte des images, les pèlerinages, les indulgences, les prières pour les morts
Malgré toute l’opposition dont il est victime, il déclare : « 
Ma conviction est qu'à la fin la vérité triomphera ». 

Le 
latin est la langue de l’Église, l’anglais, celle du peuple. Wyclif défend la traduction de la Bible en langue vernaculaire (langage courant). Il comprend qu’il ne doit y avoir aucune différence entre prêtres et laïcs, et que le simple paysan doit pouvoir lire lui-même la Bible. Tout homme doit avoir le libre accès aux Écritures dans sa propre langue !
De 1379 à 1382, il travaille à la traduction de la Bible.  

Wycliffe envoie de sa propre autorité ses disciples prêcher dans le royaume d’Angleterre ; ils sont appelés « Lollards ». Ceux-ci sont largement écoutés. Les femmes elles-mêmes se mettent à prêcher en faveur de la nouvelle secte. 
« 
Puisqu'ils ont fait un hérétique de Christ, il n'est pas difficile de faire passer de simples chrétiens comme tels. » 
Leur prédication contribue, dans le Sussex et le Kent, à une révolte des paysans qui, massacrant nobles et clercs, envahissent Londres en 1381. Cette révolte est durement réprimée.
On doit aux Lollards deux traductions de la Bible en anglais.
En 1382, l’archevêque Courtenay réunit un conseil qui condamne comme hérétiques et mensongères les doctrines de Wyclif. Ce dernier est alors renvoyé de l’université d’Oxford, et un décret menace d’excommunication quiconque prêcherait ou écouterait prêcher les doctrines condamnées.

Cette même année, Wyclif est victime d’une attaque qui le rend partiellement impotent. Deux ans plus tard, une deuxième attaque le laisse paralysé et aphone. Il meurt fin 1384.


Après la mort de Wyclif, les Lollars subissent une terrible persécution

En 
1401 un décret anglais condamne les hérétiques lollards au bûcher.
En 1407, John Wycliffe est condamné pour hérésie pour avoir traduit et produit la première Bible en anglais en 1380.
Les idées de Wyclif ont un rayonnement considérable en Angleterre et hors d’Angleterre, particulièrement à Prague et dans toute l’Europe centrale, où elles inspirent 
Jan Hus.
Longtemps après sa mort, le 
concile de Constance en 1415 qui vient de faire brûler vif Jan Hus, condamne John Wyclif comme hérétique. En 1528, ses ossements sont déterrés, brûlés et jetés dans la rivière Swift.

A la mort de Wyclif, les lollards sont décidés à perpétuer son œuvre.
Le roi 
Henri IV d’Angleterre (règne 1399 -1413) qui doit son ascension à l’Église catholique agit terriblement à leur égard.
En 1401, le Parlement vote une loi qui donne aux évêques le droit légal d’arrêter les hérétiques sur de simples rumeurs et de livrer au bûcher tous ceux qui refusent de se soumettre.    

William Sawtry qui continue de soutenir qu’une fois consacré par le prêtre, le pain reste du pain et ne subit pas une transsubstantiation est brûlé vif sur la place du marché aux bestiaux de Smithfield, à Londres. 

Quand John Badby, un tailleur d’Evesham, dans le Worcestershire, est conduit au bûcher en 1410, le jeune prince Henri vient en personne le supplier de changer d’avis. À un certain moment, on enlève même les fagots qui l’entourent, mais rien ne réussit à dissuader Badby, et on finit par allumer le feu. 

Quand le prince devient roi sous le nom d’Henri V, il décide de mener la même politique que son père. Il fait arrêter l’éminent Sir John Oldcastle, baron de Cobham, en pensant que son exemple aurait un effet plus dissuasif sur les hérétiques. 
Excommunié, le baron de Cobham est capturé en novembre 1417 et conduit à Londres. Condamné à mort par le roi et l’évêque de Londres, il  est accroché au-dessus d'un feu lent et meurt en martyr le 14 décembre 1417.

En 1408, un décret interdit de traduire une partie quelconque de la Bible,  personne ne doit lire “aucun livre, pamphlet ou traité rédigé aux jours de John Wyclif ou depuis (...) que ce soit en public ou en privé, sous peine d’excommunication majeure”. Ce décret est renforcé en 1414 par une loi qui punit quiconque lit les Écritures en anglais. Les contrevenants perdent leurs terres, leur bétail, leurs biens et leur vie.
La persécution s’intensifie, envoyant 
de plus en plus de lollards au bûcher, mais cela n’entrave en rien la propagation de leur message. Même à Norfolk, celui-ci se répand comme une traînée de poudre après la mort de Spencer, l’évêque qui a organisé une croisade. 

Une mère de famille, Agnès Ashford, est amenée devant 6 évêques car on lui reproche d’avoir enseigné une partie du sermon sur la montagne. Les évêques lui ordonnent de ne pas enseigner la Bible, même à ses propres enfants. On ne sait pas quelle a été sa condamnation.


N'oublions jamais !

Tous ces fidèles chrétiens ont montré un 
courage admirable devant la terreur, les pires tortures et les plus intolérables souffrances. La raison d'un tel acharnement des plus cruels? Leur désir de faire la volonté de Dieu en restant attaché à son enseignement originel, la Vérité enseignée dans les Saintes Écritures. Leur dévouement, leur sincérité, leur fidélité, leur intégrité ont été punis de avec la plus grande barbarie. Qui est à l'origine d'actes aussi impitoyables? Le clergé de la chrétienté qui affirme suivre les traces du Christ !! Jésus-Christ qui a enseigné l'Amour du prochain !!

Babylone la grande devra payer pour tout ce sang versé, pour toute cette souffrance qu'elle a imposée en association avec ses amants, les rois de la terre, le bras séculier et pour avoir blasphémé contre Dieu en déclarant agir en son nom !!

Olivier

 


 

Elle a torturé et mis à mort de fidèles chrétiens :  

Jean Hus, Jérôme de Prague et les Hussites au 15ème siècle

 



Apocalypse 17 : 6 : « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »


Condamnés en raison de leur sincérité

De nombreuses personnes ont courageusement défendu la vérité et l’enseignement de Dieu contenu dans les Saintes Écritures. Cela a attisé la haine des religieux supposés représenter Dieu sur terre… !

Jan Hus est un théologien, universitaire et réformateur religieux tchèque. Il prend publiquement la défense des écrits de John Wyclif condamnés par une bulle pontificale du 20 décembre 1409 qui ordonne leur destruction et l'interdiction de prêcher leur doctrine. 

Tout comme Wyclif, il s’élève contre le 
système ecclésiastique, prêche la réforme de l’Église et prône le retour à la pauvreté évangéliqueL’Évangile est la seule règle et tout homme a le droit de l’étudier. Dans Questio de indulgentiis (1412) il condamne les indulgences. Il enseigne le salut par la foi et par grâce et non par les œuvres. 

En 1409, Jan Hus est nommé recteur de l'université de Prague, alors la capitale du Saint-Empire romain germanique
En dénonçant sa proximité théologique avec Wyclif, ses détracteurs l’accusent d’hérésie.
Il entre aussi en conflit avec 
le roi de Bohême, Venceslas IV, qui a autorisé des envoyés du pape à vendre des indulgences pour financer une croisade contre le roi de Naples. 
En effet, le 
pape Alexandre V meurt en 1410. L'antipape Jean XXIII lui succède. En 1411, il entreprend une croisade contre le roi Ladislas Ier de Naples, protecteur du « pape de Rome » Grégoire XII. Cette croisade nécessite un financement. La vente d'indulgences permet à la papauté de lever des fonds. 
Jean Hus est excommunié le 21 février 1411 par Grégoire XII.

Le 24 juin 1412, Jan Hus, remarquable orateur, provoque une émeute populaire durement réprimée. Un cortège d’étudiants, conduit par le disciple de Hus Jérôme de Prague, cloue au pilori la bulle pontificale puis la brûle. Trois étudiants, qui ont empêché un prêtre de prêcher l’achat d’indulgences, sont exécutés à la hache.


Le concile de Constance (1414-1418)

En novembre 1414, sous la pression de l’
empereur Sigismond, l'antipape Jean XXIII convoque le concile de Constance dans le but de mettre fin au scandale du Grand Schisme d'Occident. Trois « papes » se disputent alors le trône de saint Pierre : Grégoire XII, « pape de Rome » ; Jean XXIII, « pape de Pise » ; Benoît XIII, « pape d'Avignon ».
C'est en grand apparat que les représentants des grandes nations catholiques — c'est-à dire tous les prélats et princes que compte alors la chrétienté se réunissent à Constance. Le concile va se tenir de 1414 à 1418. 

Jan Hus souhaite s'y rendre car il y voit l'occasion de défendre publiquement ses thèses. Seulement il y est arrêté en décembre 1414.
Le 27 juin 1415, ses écrits sont condamnés comme hérétiques. Le 6 juillet 1415, un jugement rendu dans la cathédrale de Constance condamne solennellement Jan Hus comme hérétique. Dépouillé de ses habits sacerdotaux, il est réduit à l'état laïc puis « livré au bras séculier », c'est-à-dire au pouvoir temporel qui le 
condamne à être brûlé vif. Le bourreau lui arrache ses vêtements, le lie au poteau puis l'entoure de paille humide et de fagots.

Ses cendres sont ramassées et jetées dans les eaux du Rhin, afin que personne ne puisse conserver les reliques de ce martyr. En raison du lien étroit qui existe entre les thèses de Hus et celles de Wycliffe, le concile de Constance condamne aussi ce réformateur à titre posthume. Il ordonna que ses ossements soient exhumés et incinérés, et que ses cendres soient lancées dans la Swift, une rivière d’Angleterre. 

Jean Hus est resté, jusqu’à la fin, fidèle à ses convictions et a déclaré : «
 Ces évêques m'exhortent à me rétracter et à abjurer. Mais moi, je crains de le faire pour ne pas être trouvé menteur devant le Seigneur et aussi pour n'offenser ni ma conscience, ni la vérité de Dieu ».


Jérôme de Prague et les Hussites subissent à leur tour de terribles persécutions

Par la suite, 
Jérôme de Prague, le plus éminent disciple de Hus, est à son tour brûlé sur le bûcher.
Le martyre de Jan Hus entraîne 
18 ans de guerre en Bohême. Les Hussites vont résister avec acharnement à 5 croisades (croisades contre les hussites) lancées contre eux à l’initiative du pape et avec le soutien de l’empereur Sigismond de Luxembourg (empereur de l’empire romain germanique de 1410 à sa mort en 1437 ; roi de Bohème à partir de 1419). Il se produit également une guerre civile entre hussites, les modérés (les Utraquistes) et les hussites plus radicaux (les Taborites). Cette période de guerres dure de 1419 à 1436 et se termine par un compromis entre les Utraquistes et Rome. 


N'oublions jamais !

Tous ces fidèles chrétiens ont montré un 
courage admirable devant les pires tortures et les plus intolérables souffrances. La raison d'un tel acharnement des plus cruels? Leur désir de faire la volonté de Dieu en restant attaché à son enseignement originel, la Vérité enseignée dans les Saintes Écritures. Leur dévouement, leur sincérité, leur fidélité, leur intégrité ont été punis avec la plus grande barbarie. Qui est à l'origine d'actes aussi impitoyables? Le clergé de la chrétienté qui affirme suivre les traces du Christ !! Jésus-Christ qui a enseigné l'Amour du prochain !!

Babylone la grande devra payer pour tout ce sang innocent versé, pour toute cette souffrance qu'elle a imposée en association avec ses amants, les rois de la terre," le bras séculier", et pour avoir blasphémé contre Dieu en déclarant agir en son nom !!

Le regard de Dieu a vu toutes les souffrances infligées en son nom, il réclamera vengeance. Justice doit être faite. Toutes les créatures spirituelles en sont témoins, rien n’est caché, rien n’est oublié.
Apocalypse 6 :9, 10 : " 9 Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel l'âme de ceux qui avaient été mis à mort à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 Ils crièrent d'une voix forte: «Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de la terre?" »

Olivier

 


 

Elle a torturé et mis à mort de fidèles chrétiens :  

William Tyndale au 16ème siècle

 



Apocalypse 17 : 6 : « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »


Condamnés en raison de leur sincérité

De nombreuses personnes ont courageusement défendu la vérité de l’enseignement de Dieu contenu dans les Saintes Écritures. Cela a attisé la haine des religieux supposés représenter Dieu sur terre… !

William Tyndale est un théologien érudit qui parle 8 langues (l’anglais, l'hébreu, le grec, le latin, l'espagnol, l’italien, le français et l’allemand)  et voudrait traduire la Bible en anglais. En 1523, il demande l’approbation de l’évêque de Londres, Cuthbert Tunstall, qui refuse. La Bible est le texte gardé de l’Eglise, alors proche du roi. Traduire la Bible est considéré comme un acte hérétique. Depuis John Wyclif, celui qui essaie de traduire le Livre saint est passible de la peine de mort en Angleterre et dans d’autres pays. 

William Tyndale n’abandonne toutefois pas son projet et s’exile pour traduire sa version de la Bible à partir du texte grec en anglais. Le Nouveau Testament est imprimé par Peter Schoeffer en 1526 à Worms (Allemagne). 
En traduisant le Bible en langue vulgaire, William Tyndale défie le pape et le roi. En rendant le texte accessible à tous, William Tyndale veut prouver au peuple et au roi que 
les Écritures ont été détournées par l’Eglise qui les interprète à son avantage. 
Il considère que les Anglais ne doivent pas se contenter d’écouter les membres du clergé. Il aurait affirmé : « 
Je défie le pape et toutes ses lois ; si Dieu m’épargne encore quelques années, je ferai en sorte que le garçon qui conduit la charrue en sache plus de la Bible que vous tous ». (J. Foxe, The Life of William Tyndall). 
Selon William Tyndale, 
le pape vend ce que Dieu offre
Il est primordial de redonner à Dieu l’autorité suprême que le pape s’est attribuée. 
Selon lui, l’Eglise veut garder le peuple 
dans l’obscurité. Puisqu’il ne connaît pas le latin, il ne peut comprendre le sens des Écritures. 

William Tyndale établit un glossaire dans lequel il donne des définitions, explique ses choix de traduction et les racines des mots. Cela permet de mieux comprendre encore la Bible. 
Il réalise la traduction dans un anglais clair et moderne pour le XVIème siècle car son but est que tous les Anglais puissent lire la Bible.
On retrouve cette idée chez Martin Luther qui a, lui, modernisé la langue allemande.

Ses ennemis tendent un piège à William Tyndale qui est arrêté chez de prétendus amis puis enfermé dans le cachot du château de Vilvorde en Belgique. Là, il souffre terriblement du froid, de l’obscurité, de la maladie. Il demande un habit chaud, une lampe et surtout une Bible hébraïque et un dictionnaire hébreu pour continuer son travail.

Le 24 mai 1530, Tyndale est banni comme hérétique à cause de sa traduction et le 
roi Henri VIII interdit toute utilisation des écritures de Tyndale. L'inquisiteur Jacques Latomus siége à son procès ; il joue un rôle prépondérant pour le faire condamner et exécuter par le bras séculier de l'empereur Charles Quint.

William Tyndale est pendu et brûlé le 6 octobre 1536
Avant de subir le supplice, il crie d'une voix puissante : « 
Seigneur, daigne ouvrir les yeux du roi d'Angleterre ! ». 

Cette ultime requête sera exaucée deux ans plus tard. Recueillant sa traduction faite en prison, les amis de Tyndale la complètent et la font imprimer. Cette édition est désignée comme la « Bible de Matthieu » (Matthew's Bible), selon le prénom de l'imprimeur.
En 1538, un exemplaire de cette édition est remis au roi Henri VIII. Bouleversé par la beauté du texte et la profondeur de son message, le monarque qui s'est distingué par ses actes d'indépendance à l'égard du pape, passe outre une nouvelle fois les interdictions ecclésiastiques et décrète que cette Bible doit être lue «
 dans toutes les paroisses d'Angleterre ».


N'oublions jamais !

Tous ces fidèles chrétiens ont montré un 
courage admirable devant la terreur, les pires tortures et les plus intolérables souffrances. La raison d'un tel acharnement des plus cruels? Leur désir de faire la volonté de Dieu en restant attaché à son enseignement originel, la Vérité enseignée dans les Saintes Écritures. Leur dévouement, leur sincérité, leur fidélité, leur intégrité ont été punis avec la plus grande barbarie. Qui est à l'origine d'actes aussi impitoyables? Le clergé de la chrétienté qui affirme suivre les traces du Christ !! Jésus-Christ qui a enseigné l'Amour du prochain !!

Babylone la grande devra payer pour tout ce sang innocent versé, pour toute cette souffrance qu'elle a imposée en association avec ses amants, les rois de la terre," le bras séculier", et pour avoir blasphémé contre Dieu en déclarant agir en son nom !!

Le regard de Dieu a vu toutes les souffrances infligées en son nom, il réclamera vengeance. Justice doit être faite. Toutes les créatures spirituelles en sont témoins, rien n’est caché, rien n’est oublié.
Apocalypse 6 :9, 10 : " 9 Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel l'âme de ceux qui avaient été mis à mort à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 Ils crièrent d'une voix forte: «Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de la terre?" »

Olivier

 


 

Elle a torturé et mis à mort de fidèles chrétiens :

 
Michel Servet et la doctrine de la Trinité au 16ème siècle



Apocalypse 17 : 6 : « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »

 


Un brillant humaniste du 16ème siècle

MICHEL SERVET est né en 1511 en Espagne. Il devient très tôt un élève brillant.  A l’âge de 14 ans il connaît le grec, le latin et l’hébreu et il a une vaste connaissance de la philosophie, des mathématiques et de la théologie.

À 16 ans, Servet part en France étudier le droit à l’Université de Toulouse. C’est là qu’il voit pour la première fois une Bible complète. Il est alors strictement interdit de la lire, mais Servet le fait 
en cachette. Son étude des Écritures ainsi que la décadence morale du clergé qu’il a constatée en Espagne ébranlent sa foi dans la religion catholique. 

En voyant 
le roi espagnol Charles Quint baiser les pieds du pape Clément VII assis sur sa chaise à porteurs, puis le peuple en adoration devant le souverain pontife, il ne peut concilier l’Eglise catholique avec la simplicité de l’Evangile. 

Michel Servet compte parmi les humanistes 
très savants de son temps et s’intéresse à toutes les branches du savoir : médecine, mathématiques, géographie, astrologie, théologie…
Il est l’un des premiers à décrire la petite circulation sanguine dite circulation pulmonaire. 
Ce n’est que 75 ans plus tard que William Harvey expliquera tout le système circulatoire.
Le médecin et théologien espagnol est naturalisé français en 1548.  

Servet écrit aussi un traité sur les sirops, Syruporum universa ratio, dans lequel il propose une approche nouvelle de la médecine. La richesse des connaissances médicales contenues dans cet ouvrage fait de Servet un pionnier dans les domaines de la pharmacologie et de l’emploi des vitamines. 

Impressionné par les compétences de Servet dans tant de domaines, un historien le qualifiera de “ 
l’un des plus grands esprits de l’histoire humaine, qui a contribué à la culture universelle ”.


Il est le premier à rejeter ouvertement la Trinité

Dès l’âge de 20 ans, il a le courage, 
le premier, seul, de rejeter la doctrine de la Sainte Trinité dans un petit livre publié en 1531 sous le titre De trinitatis erroribus (Les erreurs de la Trinité). Il y déclare notamment : «L'essence divine est indivisible... il ne peut y avoir dans la Divinité diversité de personnes».

L’Église catholique romaine et l’Église protestante ne pardonneront jamais à Servet d’avoir contesté leur doctrine.

Par son étude de la Bible, Servet en vient à rejeter d’autres doctrines chrétiennes. Il pense aussi que l’
utilisation des images est contraire aux Écritures.  Servet reste seul dans sa quête de la vérité.


Traqué par les catholiques comme par les réformés

En 1536, Michel Servet entre au service de l'évêque de Vienne (Dauphiné) en qualité de médecin. Il se garde d'afficher ses opinions religieuses mais entame une correspondance secrète avec le réformateur protestant 
Jean Calvin qu’il avait probablement rencontré à Paris. Le dogme de la Trinité est l'objet principal de leur correspondance théologique ; les objections et réfutations de Calvin n'entament pas les convictions de Servet.

Bien qu’étant lui-même réformateur, Calvin décide d'en finir. Il dévoile sa correspondance avec Servet à un ami qui s'empresse de 
dénoncer le médecin à  l'Inquisition catholique.
Michel Servet est arrêté mais arrive à s'échapper et réussit de justesse à quitter la France, après y avoir été 
brûlé en effigie par l’Inquisition catholique à Vienne. 

Cependant, il est reconnu et fait prisonnier à 
Genève, ville frontalière où Calvin, “ aussi consciencieux que n’importe quel pape dans le rejet de l’individualisme de la foi, y a établi un État protestant autoritaire et imposé une très sévère discipline morale au nom de la Réforme protestante.
Le médecin cherche de l'appui auprès des « Vieux-Genevois », en conflit avec Calvin.
Mais il est à nouveau arrêté par les calvinistes le 13 août. Calvin fait infliger de cruels traitements à Servet lorsque celui-ci est en prison. Son procès, pendant deux mois, donne lieu à un débat très vif. Servet se dit prêt à changer d’opinion à condition que son adversaire lui fournisse des arguments bibliques pour le convaincre. Calvin s’en montre incapable.

Le Grand Conseil de Genève consulte les autres villes suisses avant de se prononcer sur la peine : Servet est condamné au bûcher. 
Calvin, qui a pris Servet en haine, entérine la décision.
Condamné pour hérésie et refusant d'abjurer, 
Michel Servet sera brûlé comme hérétique à Champel, près de Genève, le 26 octobre 1553.


Condamné aux pires souffrances pour sa fidélité aux Saintes Écritures

En entendant la sentence, Michel Servet manifeste un violent accès de désespoir. Dans sa langue natale, il s'écrit : «
 Misericordia ! Misericordia ! ». Il supplie qu'on remplace la peine du feu par la décapitation.
Le mardi 27 octobre 1553, vers deux heures de l'après midi, il est conduit à pied au plateau de Champel  pour y être brûlé vif. Le bûcher est dressé depuis le matin mais 
il a plu. Effrayé, le condamné promet de donner, contre du bois sec, sa chaîne en or, ses bagues et ses anneaux, restés entre les mains du geôlier. Le bourreau l'attache au poteau avec une chaîne de fer, La Restitution du Christianisme à son flanc, et le coiffe d'une couronne soufrée. Michel Servet prononce ces derniers mots : « Ô Jésus fils du Dieu éternel, aie pitié de moi ! ». 

Le malheureux meurt dans d
'atroces souffrances, brûlé à petit feu - son agonie dure une demi-heure - car le bois, humide, se consume avec difficulté.
Son bourreau, 
Guillaume Farel, bras droit de Jean Calvin, lance cet avertissement aux témoins de l’exécution : “ [Servet] est un homme sage qui pensait sans doute enseigner la vérité, mais il est tombé aux mains du Diable [...]. Gare que cela ne vous arrive ! ”

Brûlé vif le 27 octobre 1553 dans des circonstances particulièrement cruelles dans un supplice atroce, une agonie interminable, Michel Servet est resté fidèle à Dieu jusqu’à la fin.  Il compte au nombre des martyrs qui ont soutenu la vérité enseignée par les Saintes Écritures et le vrai christianisme. 
Michel Servet a été brûlé en effigie par les catholiques et brûlé vif par les protestants. L'intolérance religieuse a frappé tant du côté protestant que du côté catholique.


N'oublions jamais !

Tous ces fidèles chrétiens ont montré un 
courage admirable devant la terreur, les pires tortures et les plus intolérables souffrances. La raison d'un tel acharnement des plus cruels? Leur désir de faire la volonté de Dieu en restant attaché à son enseignement originel, la Vérité enseignée dans les Saintes Écritures. Leur dévouement, leur sincérité, leur fidélité, leur intégrité ont été punis avec la plus grande barbarie. Qui est à l'origine d'actes aussi impitoyables? Le clergé de la chrétienté qui affirme suivre les traces du Christ !! Jésus-Christ qui a enseigné l'Amour du prochain !!

Comment des êtres humains qui prétendent suivre l’Amour du Christ et faire la volonté de Dieu ont-ils pu commettre des atrocités d’une telle violence, une torture d’une telle barbarie, un sadisme d’une telle cruauté ?
Babylone la Grande, l’empire mondial de la fausse religion, qui s’est alliée avec ses amants, les rois de la terre, le "bras séculier", pour verser le sang innocent, le sang des témoins de Jésus, pour imposer son pouvoir tout en s’enrichissant et  pour  blasphémer contre Dieu en déclarant agir en son nom aura bien des comptes à rendre au retour du Christ !

Le regard de Dieu a vu toutes les souffrances infligées en son nom, il réclamera vengeance. Justice doit être faite. Toutes les créatures spirituelles en sont témoins, 
rien n’est caché, rien n’est oublié.
Apocalypse 6 :9, 10 : " 9 Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel l'âme de ceux qui avaient été mis à mort à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 Ils crièrent d'une voix forte: «Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de la terre?" »


Olivier

 


 

Elle est ivre du sang des saints : Les chrétiens aujourd’hui…

 



Apocalypse 17 : 6 « Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. »

Certains diront «heureusement, toute cette intolérance religieuse accompagnée des pires tortures appartient à des époques lointaines d’obscurantisme, aujourd’hui, nous avons la déclaration universelle des droits de l’homme qui garantit la liberté d’expression et de religion !»…

La déclaration universelle des droits de l’homme adoptée et proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1948 déclare :
" Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. " Article 18

Qu’en est-il dans la réalité ?
Selon l’index mondial de persécutions des chrétiens
 2019plus de 245 millions de chrétiens sont fortement persécutés.

Lien - Persécution des chrétiens

Parmi les pays qui persécutent les chrétiens en raison de leur foi nous pouvons citer : Afghanistan, Pakistan, Nigéria, Iran, Inde, Libye, Soudan, Yémen, Somalie, Syrie, Corée du Nord, Chine, Mauritanie, Mali, Algérie, République centrafricaine, Maroc, Tunisie, Turquie, Russie…

Nous constatons que la plupart des persécutions sont dues à l
islamisme. 
Voici quelques exemples illustrant les pressions subies par de nombreux chrétiens dans plusieurs pays du monde. 


Les persécutions au Nigéria

La secte islamiste Boko Haram dont l’objectif est l'instauration d'un califat régi par la charia dans tout le pays a mené de nombreuses attaques, essentiellement dans le nord du Nigeria, et causé des milliers de morts depuis 2009.
Dans les 12 états du nord régis par la charia, les chrétiens subissent de graves exactions de la part des islamistes : certains ont perdu leur maison, leur emploi, d’autres ont été blessés voire assassinés.
En avril 2019, plusieurs attentats pendant le week-end de Pâques contre des églises chrétiennes ont fait plus de 40 morts et l’attaque d’un village chrétien au nord-est du pays a fait 30 morts. 
Fin Août 2018, 95 maisons ont été incendiées et 225 cultures en attente de récolte ont été détruites. Un pasteur et ses 3 enfants sont brûlés vifs, son épouse froidement abattue…
Plus de 600 jeunes filles ont été enlevées par Boko Haram ces 9 dernières années. Certaines sont converties de force à l’islam, mariées de force ou violées, victimes de violences physiques ou psychologiques.
… pour lire la suite voir article écrit par Helena

Lien - Persécutions religieuses


Les persécutions en Ethiopie

L’
extrémisme islamique progresse en Ethiopie. Dans les zones à majorité musulmane, les chrétiens sont discriminés et leurs églises attaquées.
En février 2019, 13 églises sont attaquées en même temps, 26 personnes sont blessées et de nombreux dégâts sont provoqués. Des Bibles sont brûlées.
En Aout 2018, au moins 30 personnes, dont 15 prêtres sont assassinés au début du mois. 9 églises évangéliques ont été vandalisées ou pillées.
Un policier perd son emploi et doit déménager après avoir parlé de sa foi à ses collègues.


Les persécutions en Iran

La foi chrétienne est considérée comme une attaque contre l’islam.
Ebrahim Firouzi est en prison depuis 2013 pour avoir tenté de lancer un site web chrétien. 
En 2017, il entame une grève de la fin en prison. Il déclare : « 
Suite aux mauvais traitements infligés aux chrétiens incarcérés et à la vague d’arrestations de chrétiens qui ont été condamnés à de lourdes peines de prison, j’entame une grève de la faim de 10 jours à partir du 17 juillet pour défendre leurs droits »

Lien - Egrahim Firouzi

En 2018, alors que la République Islamique d’Iran vient de fêter son 40e anniversaire, les arrestations de chrétiens se multiplient.
Ebrahim Firouzi, Victor Bet Tamraz, Youcef Nadarkhani... À de multiples reprises, ces chrétiens ont été arrêtés ou emprisonnés pour évangélisation, pour leur engagement dans des églises de maison dites «illégales» ou encore pour avoir agi contre la «sécurité nationale».
Cependant, le nombre de chrétiens arrêtés puis incarcérés n'est pas connu, car toutes les affaires judiciaires ne sont pas rendues publiques.


Les persécutions en Inde

Les chrétiens sont la cible de persécutions, et plus particulièrement les Hindous qui se convertissent au christianisme.
Lors du premier trimestre 2019, 216 faits violents contre les chrétiens ont été recensés. Voici 3 exemples :
Dans plusieurs villages, des groupes de personnes ont attaqué des familles chrétiennes, les traînant et les battant ouvertement. 
Un groupe de 30 personnes s’est rendu chez un responsable d’église et l’a battu brutalement. La communauté chrétienne vivant à proximité a été prévenue qu’en cas de plainte, toutes les maisons seraient brûlées.
Une entreprise appartenant à un chrétien a été démolie quand environ 500 de ses plants de bananes ont été coupés et détruits. Les arbres de ses champs ont également été abattus par les autorités de son village…


Babylone la grande ne correspond-elle pas uniquement au clergé de la chrétienté ?

Nous constatons aujourd’hui que les chrétiens sincères sont principalement persécutés par des religions non chrétiennes ou par des régimes opposés à la pratique religieuse comme le communisme.

Babylone la grande représente 
l’empire mondial de la fausse religion, chrétienne et non chrétienne, des religions principalement représentées par leur clergé respectif, qui prétendent servir Dieu, faire sa volonté, et qui pourtant font précisément l’inverse, en persécutant les frères du Christ, en profitant de leur position pour obtenir du pouvoir ou des richesses. Toutes ces religions ont sali le nom de Dieu en commettant en son nom des actes condamnables.

Le clergé de la chrétienté est particulière répréhensible car 
il prétend suivre les voies du Christ qui a enseigné l’Amour du prochain ! En effet, il a tué, dans des conditions de torture extrêmes et dans ce que l’esprit humain peut imaginer de pire en matière de cruauté et de barbarie, des chrétiens sincères qui désiraient mieux connaître Dieu en étudiant sa parole la Bible.
Il a déployé une violence diabolique afin de faire taire des personnes sincères et 
soucieuses d’adresser à Dieu un culte pur, débarrassé de ses fausses doctrines imposées par l’empire romain. 
Il a les mains pleines de sang innocent, après avoir assassiné impitoyablement des chrétiens qui 
progressaient vers la simplicité et l’authenticité des évangiles, vers la compréhension juste des Écritures en ce qui concerne la Trinité, le baptême, l’enfer de feu, l’étude individuelle de la Bible, le salut par la foi, l’idolâtrie, la transsubstantiation…
Il devra rendre des comptes pour tous ces actes abominables.

La chrétienté a ainsi, grâce à la terreur, empêché de nombreuses personne d'accéder à la vérité biblique et au message de notre Créateur et de Jésus pour l'humanité.

A lire !  
Lien - Le long chemin des unitariens


Olivier

 


 

 

Le mystère de la femme et de la bête qui la porte

 


Apocalypse 17 : 7 : « L'ange me dit: «Pourquoi t'étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, celle qui a les sept têtes et les dix cornes. »


La vision de la grande prostituée ivre du sang des saints et chevauchant une bête écarlate à 7 têtes et 10 cornes pleine de noms blasphématoires est réellement
 impressionnante ! Elle a sans aucun doute bouleversé Jean. 
Pour nous, aujourd’hui, nous comprenons que cette image puissante,
 pleine de signification prophétisait le lien qui existerait entre la religion infidèle et les gouvernements de ce monde. 

La Parole de Dieu est réellement étonnante dans ses prophéties !


Les églises chrétiennes primitives

A l’époque où le livre de l’Apocalypse a été rédigé, les 
congrégations primitives étaient loin d’imaginer que des chefs religieux chrétiens puissants domineraient le monde et commettraient autant d’actes répréhensibles !

Les premiers chrétiens, en effet, étaient attachés à l'
enseignement biblique et proclamaient son message en l’argumentant. Par ailleurs, ils suivaient la simplicité de l’Evangile.

1 Timothée 6 :10, 11 : « 10 L'amour de l'argent est en effet à la racine de tous les maux. En s'y livrant, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé eux-mêmes bien des tourments.
11 Quant à toi, homme de Dieu, fuis ces choses et recherche la justice, la piété, la foi, l'amour, la persévérance, la douceur. »

2 Timothée 3 :16, 17 : « 16 Toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 17 afin que l'homme de Dieu soit formé et équipé pour toute œuvre bonne. » 

Romains 15 :4 : « Or tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction afin que, par la persévérance et par le réconfort que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance. »

1 Timothée 1 :5 : « Le but de ces instructions, c'est un amour qui provienne d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère. »


De nombreux détails décrivent Babylone la grande

L’ange dit à Jean qu’il va lui expliquer le mystère de la femme et de la bête qui la porte.
Nous allons ainsi pouvoir vérifier encore l’accomplissement des nombreuses prophéties du livre de l’Apocalypse.

Pour l’instant, que savons-nous de Babylone la grande ?

Son nom « Babylone la grande » provient de l’antique Babylone dont les dieux, les prêtres et les astrologues ont été humiliés lorsqu’elle a été détruite par Dieu - Jérémie 50 :1-3 ; Esaïe 47 : 11-15
Lien - Ap 17 : 1 

Elle est aussi appelée la grande prostituée car elle commet l’immoralité ou l’adultère spirituelle ;

Elle s’est livrée à la débauche avec les rois de la terre – Ap 17 :2

Les habitants de la terre ont subi les conséquences de sa prostitution avec les rois de la terre – Ap 17 :2

Elle est assise sur de grandes eaux, c’est-à-dire des peuples, des foules, des nations et des langues – Apocalypse 17 :15

Elle doit être jugée – Apocalypse 17 : 1.

Elle est vêtue d’habits de pourpre et d’écarlate, elle est parée de bijoux d’or, de pierres précieuses et de perles – Elle porte des couleurs criardes et voyantes afin de se faire remarquer, de se distinguer (évêques et cardinaux) et montrer sa position éminente et son pouvoir. Mais cette couleur est aussi celle de la luxure. Les bijoux et les pierres précieuses indiquent combien elle s’est enrichie de manière scandaleuse grâce aux «grandes eaux» – Ap 17 :4. 
Lien - Ap 17 : 4

Elle tient à la main une coupe d’or, un objet de grande valeur utilisé par les 24 anciens, rois et prêtres, offrant de l’encens et les prières des saints à Dieu, lui rendant ainsi un culte. En tenant cette coupe d’or, Babylone la grande s’est autoproclamée guide spirituel et prétend rendre un culte à Dieu  – Ap 17 :4 ; 5 :8 ; 14 :5. 

La coupe d’or qu’elle tient est remplie de choses abominables et d'obscénités dues à sa prostitution. Le culte qu’elle offre à Dieu est corrompu par des mensonges et des enseignements déshonorant Dieu.

On l’appelle : «Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre.» C’est certainement le nom le plus exécrable qu’on puisse donner à une organisation… Elle est la mère des prostituées car de Babylone dérivent une multitude de faux cultes. 
Cette mère des abominations a enseigné des doctrines qui déshonorent Dieu (Trinité, enfer de feu) et commis en son nom des atrocités indescriptibles. 
Lien - Ap 17 : 5

Elle est ivre du sang des saints, elle a les mains couvertes du sang innocent des fidèles chrétiens frères du Christ.
Lien - Ap 17 : 6
Lien - Long chemin

Au prochain post, nous parlerons de la bête qui est montée par Babylone la grande.

Olivier